A cause de la poule de son voisin Bissau-guinéen qui picorait ses huîtres, Pascal Diassy tue Justino Dasylva et écope de 05 années de travaux forcés

A cause de la poule de son voisin Bissau-guinéen qui picorait ses huîtres, Pascal Diassy tue Justino Dasylva et écope de 05 années de travaux forcés

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Reconnu coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et de détention d’arme à feu sans autorisation préalable, Pascal Diassy, pêcheur de profession, a été condamné à cinq (o5) ans de réclusion criminelle.Le verdict a été prononcé hier, dans sa troisième affaire, par la Cour d’assises de Ziguinchor pour l’année 2015. Une Cour présidée par le magistrat Abdou Aziz Barro, assisté par ses deux conseillers.Le mis en cause, Pascal Diassy, né en 1970 à Saloulou, marié et père de 02 enfants, a été t reconnu coupable d’avoir mis fin aux jours de son voisin de quartier Justino Dasylva, sujet Bissau-guinéen, après avoir ouvert le feu sur lui à l’aide de son fusil. Un coup de feu qui lui a transpercé par deux fois la clavicule. Des faits qui remontent depuis le 30 septembre 2009, lorsque l’inculpé s’est présenté à son voisin Justino Dasylva pour lui faire part que sa poule picorait tout le temps ses huîtres qu’il séchait dans la cour de sa concession. Il s’en suivra des propos aigres et des grossièretés entre les deux «protagonistes» qui étaient sous l’emprise de l’alcool avant que l’irréparable ne se reproduise devant la porte de la concession de Pascal Diassy qui était considéré comme un homme belliqueux par son oncle et même par son entourage. Aussitôt alertés, les gendarmes de la brigade de Diouloulou, se sont immédiatement rendus sur les lieux où ils ont procédé à l’ouverture d’une enquête judiciaire qui s’est soldée par l’arrestation du principal accusé, Pascal et la récupération l’arme à feu qui a été utilisée dans le drame. Appelé à la barre hier pour donner sa version des faits, l’accusé (Pascal Diassy), a tenté de faire croire à la Cour qu’il n’avait nullement l’intention d’attenter à la vie de la victime, le Bissau-guinéen, Justino Dasylva. «C’est Justino qui s’est rendu à mon domicile avec une hache et un pagaie avant de provoquer la bagarre. Il a défoncé ma porte avant de s’attaquer à moi et à mon épouse qui lui a supplié de se retirer de notre chambre», explique l’accusé. Et de poursuivre, «pour éviter des problèmes, j’ai pris mon fusil, cette nuit là même, pour aller avertir le chef du village. Mon arme devait me protéger contre les reptiles en cours de route. C’est quand j’ai voulu sortir que Justino s’est agrippé sur mon arme. Il s’en suivra une bagarre entre nous deux. Par la suite, j’ai appuyé malencontreusement sur la gâchette et la balle l’a atteint mortellement à la clavicule gauche. J’avoue que je n’avais pas l’intention de lui donner la mort. C’est la raison pour laquelle, je demande la clémence de la justice.» Pour le ministère public  qui a auparavant rappelé les faits de la cause qui, à l’en croire, ne souffrent d’aucune contestation, «ce qui est constant dans ce dossier, c’est que la victime Justino Dasylva est décédé des suites de coups de feu que détenait l’accusé qui n’a pas constaté qu’il était l’auteur des faits», a laissé entendre le parquetier dans sa réquisition. Et d’ajouter, «s’il y a des éléments constants et qui ne l’objet d’aucun doute dans ce dossier, force est de reconnaitre que la thèse accidentelle est souvent revenu. C’est pourquoi, je demande à la Cour de disqualifier les faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et de détention d’arme sans autorisation préalable et de condamner Pascal Diassy de ce chef à cinq (05) ans de travaux forcés. Et se sera justice.» Pour la défense constituée par Me Henry Gomis qui s’est d’abord être en phase avec l’avocat général El Hadj Abdoulaye Alioune Sylla, «personne, dans ce dossier, ne peut dire exactement se qui s’est passé au moment des faits. Mieux, le fait que mon client ait détenu une arme à la suite de la bagarre avec la victime, ne peut pas l’inculper. La préméditation n’est pas réelle dans cette affaire où les déclarations de la femme de la victime sont à prendre avec des pincettes», plaide Me Henry Gomis. Qui soutient, «dans ce dossier où la provocation n’existe pas, mon client n’a pas donné volontairement la mort à Justino Dasylva qui s’est rendu volontairement au domicile de mon client. C’est pourquoi, je sollicite à la Cour de bien vouloir disqualifier les faits en coups et blessures volontaires sans intention de donner la mort. Je vous confie Pascal Diassy tout en sachant que votre humanité fera le reste.» Statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle, la Cour a finalement condamné l’accusé, Pascal Diassy à cinq (05) ans de travaux forcés et une amende de 20.000FCFA. Elle a également réservé les intérêts de la partie civile. Gardé à la citadelle du silence depuis le 07/10/2009, Pascal Diassy, plongé dans une mare de sanglots après le délibéré de la Cour, a depuis hier, humé l’air de la liberté.

 

 

source l’obs

Negoce

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