BBY THIES

Abdoulaye D. poursuivi pour attouchements, pédophilie et détournement d’une mineure de 12 ans

Abdoulaye D. poursuivi pour attouchements, pédophilie et détournement d’une mineure de 12 ans

Fluette, haute à peine de trois pommes, S. N. 12 ans, et mal entendant, comparaissait à la barre du Tribunal de Grande Instance à côté de son père constitué partie civile. En répondant aux questions du juge, elle avait expliqué comment en cette soirée du mois de ramadan à Joal, le mis en cause l’avait commissionnée et à son retour, il l’avait entrainé dans sa chambre en la jetant sur le lit.

Ensuite questionne le juge qu’à t-il fait d’autre ? L’enfant garde un silence pudique avant de déclarer à mi-voix « Il a mis ses « bagages » dans les miens, une explication puérile pour décrire la pénétration. Sous la douleur, elle avait crié mais avec sa voix sans doute couverte par les bruits de la maisonnée n’était pas entendue. Poursuivant, elle avait affirmé par la négation, quand le tribunal lui avait demandé si elle en avait parlé . « Après avoir entretenu des rapports sexuels avec moi, il a brandi un couteau en menaçant de me tuer si jamais je parlais de ce qui m’étais arrivé ». Deux jours plus tard, sa grande sœur comme la femme pour qui elle travaillait constataient que la fillette saignait. Conduite à l’hôpital, elle sera évacuée à celui de Mbour où des soins intensifs lui seront dispensés pour arrêter l’hémorragie. Cependant, la famille a mis beaucoup de temps pour produire le certificat médical pour enclencher la poursuite judiciaire.

En tout état de cause, l’inculpé a rejeté toutes les déclarations de la fillette en déclarant n’avoir jamais l’entrainé ni entretenu une quelconque conjonction sexuelle. Beaucoup de zones d’ombre planent sur cette ténébreuse affaire notamment les retards de production du certificat médical et de la plainte aux fins de poursuites. La défense avait demandé au Tribunal la relaxe pure et simple faute de preuves crédibles contre son client , outre les accusations de S. N. . Par ailleurs, le Tribunal a pris acte, devant les tergiversations du père à estimer le montant du préjudice corporel. Le plaignant s’est contenté de dire qu’il se remettait à la sagesse de l’instance. Le délibéré est fixé le 14 octobre prochain après le rejet de la demande de liberté provisoire de l’avocat de la défense…

Saliou Ndaw

Negoce

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…