septembre 19, 2017

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BBY THIES

ADJA MAI NIANG PORTE PLAINTE CONTRE LA TFM POUR L’ARRET DEFINIF DE SEN PTIT GALLE (VIDEO)

ADJA MAI NIANG PORTE PLAINTE CONTRE LA TFM POUR L’ARRET DEFINIF DE SEN PTIT GALLE (VIDEO)

Nous, Organisation Fair Education et Daaray SEMBENE, MPI- Maison de la Pédagogie par l’Image, avons récemment porté plainte contre la Télévision Futurs Médias (TFM) auprès du Procureur de la République pour l’arrêt définitif de l’émission « SEN P’TIT GALLE » qui est diffusée sur la TFM à partir de l’année 2011. Nous exprimons notre indignation et notre inquiétude suscitées par cette émission « pour enfant » et prenons témoin le peuple sénégalais, que nous sommes, des effets nocifs de l’émission sur la psychologie de l’enfant suivant son « horizon d’attente » qui constitue l’objectif de la réception selon Hans Robert Jauss (in. Esthétique de la réception, 1990). Et à Sembène Ousmane d’avertir dans son film Faat Kiné (2000) de la voix de la grand-mère à ses enfants « Vous avez reçu l’éducation de la télé ». Le même Sembène a déclaré ouvertement « Le cinéma est une école du soir » in. « Le rôle du cinéaste africain dans l’éveil d’une conscience de civilisation noire, Présence Africaine, Revue culturelle du monde noir, no 90, 2e trimestre 1974). Ainsi dirait, encore, Sembène en concordance avec le contexte « La télévision est une école au quotidien » ; comme proclamait autrement la pionnière de la pédagogie de et par l’image, Geneviève Jacquinot dans son ouvrage L’école devant les écrans (1985). De ces appels, les auteurs précités veulent nous faire comprendre que l’image audiovisuelle est une source émettrice de connaissances qu’il faut savoir trier et maîtriser, le savoir savant, en vue de bien les transmettre, le savoir enseigné. MAIS

L’émission « SEN P’TIT GALLE » est née dans un cadre, le Sénégal, un peuple qui cherche depuis 1960 à émerger de l’esprit et de la force de ses citoyens dont une bonne partie est composée d’enfants et d’adolescents, première force mentale d’un développement durable.
Que dire si les USA (Etats Unis d’Amérique) ont formaté leurs citoyens de 0 à 77 ans dans le fighting spirit (la combativité ou esprit de compétition ) du « we are the best » ( nous sommes les meilleurs) au point de les hisser au sommet ; que faire si le Burkina Faso qui a vécu une lourde révolution des récentes années 80 s’active par la force et l’esprit du travail dans un développement réellement économique progressif, sans tambour ni trompette ; que prévoyez si le Sénégal donne la leçon de Jean de la Fontaine à ses enfants en ces termes : « La cigale ayant chanté. / Tout l’été / Se trouva fort dépourvu / Quand la bise fut venue : / Pas un seul petit morceau / De mouche ou de vermisseau / Elle alla crier famine / Chez la Fourmi sa voisine / La priant de lui prêter quelque grain pour subsister / Jusqu’à la saison nouvelle. »

Aux producteurs, aux promoteurs et aux diffuseurs de l’émission « pour enfants » Sen P’tit Gallé, pensez-vous que l’on peut faire chanter des enfants « tout l’été » jusqu’à l’hiver et leur dire un bon matin : Arrêtez, retournez en classe ; redevenez vous-mêmes : enfants « génériques », élèves, point barre : c’est méconnaître la psychologie de l’enfant, de surcroît, le rapport entre l’enfant et l’image, fixe, animée, iconographique, picturale, photographique analogiques ou numériques.

L’adulte joue un rôle alors que l’enfant vit un rôle qu’il prolonge dans la vie réelle. La fusion entre la fillette noire et la poupée blanche dans le film Mandabi (1968) de SEMBENE Ousmane nous en sert une précieuse leçon en pédagogie de l’image.
Pour l’adulte spectateur, téléspectateur et /ou acteur, Sen P’tit Gallé est un jeu de vacances, mais pour l’enfant, noter bien que, Sen P’tit Gallé dure le temps d’une vie.

A ce titre, il est fort triste que la Télévision Futurs Médias est parvenue par un téléviseur qui leurre à embarquer, comme Panurge dans son aventure de foire à micro ouvert pour les enfants, des musiciens adultes qui renaissent de leurs cendres en Prométhée, des sponsors avides de visibilité à tout prix, des institutions ministérielles et d’organismes imbus de leur omniprésence médiatique. Dans ce téléviseur qui leurre s’engouffrent des hommes et femmes qui se disent « de culture » qui pourraient croire que le fait d’exposer des enfants sur un Podium en Paillettes micro à la main sous les Projecteurs devant sur un Public en attente des publications de la Presse People relève de la culture.
Dans ce téléviseur qui leurre nage le service de la diversité culturelle de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui pourrait croire que le fait de cueillir des enfants des quatre points cardinaux de la sous-région et de les accoutrer du port vestimentaire à connotation culturelle est sujet à la diversité. Détrompez-vous, l’enfant de nature, autrement dit sans idée reçue, vit la diversité culturelle et raciale comprise et admise dans son âme, et il donne au quotidien sans tambour ni trompette des leçons de communion des âmes à son entourage.
Somme toute, en partie, les motifs de la plainte déposée par Fair Education et Daaray SEMBENE, MPI- Maison de la Pédagogie par l’Image contre la Télévision Futurs Médias (TFM) pour l’arrêt définitif de l’émission « SEN P’TIT GALLE » sont les suivants :

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1 Comment

  1. Anonyme

    C’est tout simplement une autre forme de perversion de notre jeunesse …Il n’y a pas d’autre commentaire . D’autres et encore d’autres vont tenter de les imiter . Ces parents qui autorisent leurs enfants sont aussi responsables …La chanson, la danse, la lutte, ce sport que l’on dit national : voilà ce que les adultes veulent laisser comme héritage…Dommage pour le Sénégal de demain…El hadj Ciré Balley DIALLO. Instituteur à la retraite, Président Régional SOS Consommateurs,

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