août 23, 2017

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AFRIQUE – DÉPENSES MILITAIRES : À qui PROFITE ce LUCRATIF marché ?

AFRIQUE – DÉPENSES MILITAIRES  : À qui PROFITE ce LUCRATIF marché ?
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L’Afrique s’arme et elle le fait rapidement, offrant à l’industrie de la Défense un nouveau marché très prometteur. Certains pays comme les États-Unis, la Russie, l’Allemagne, la France et la Chine principalement, et leurs entreprises, se taillent la part du lion.

En effet, les États-Unis et les pays européens ayant baissé leurs dépenses militaires, les entreprises d’armement internationales de plus en plus dépendantes des exportations, lorgnent vers une Afrique dont les budgets d’armement vont exploser dans les dix prochaines années selon les prévisions du centre de recherche suédois, le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri). Ce dernier prévoit une augmentation de 20 milliards de dollars des dépenses qui s’élevaient à 44,9 milliards de dollars en 2013 contre environ 40 milliards en 2012. Quel revirement de situation pour un continent qui n’a jamais été, jusque-là, un marché clé pour les grands contractants militaires occidentaux, même si des pays riches en pétrole comme le Nigeria, l’Algérie ou la Libye ont déjà acheté des systèmes d’armes de haut niveau, des avions, des navires de guerre et des armes au fil des ans.

Ainsi, l’Algérie qui a décidé d’augmenter ses dépenses militaires de 10% en 2015, a ainsi déjà acquis ou commandé 44 avions de combat Su-30 MKA, 2 sous-marins Kilo, 3 corvettes C-28 d’origine chinoise, 2 frégates Meko200, 3 systèmes de défense aérienne S-300 PMU-2, une centaine de chars T-90S et près d’un millier de véhicules blindés Fuchs 2. Pour ses commandes, le plus gros acheteur du continent (10,4 milliards de dollars de dépenses militaires en 2013) s’adresse ainsi en particulier à l’Allemagne, la Chine, l’Italie et même les États-Unis tout en cherchant à se doter de sa propre industrie de Défense grâce à sa collaboration avec des groupes allemands comme Rheinmetall. Par ailleurs, la Russie, premier fournisseur de l’Armée nationale populaire (ANP), se taille la part du lion dans les importations algériennes. Et cela malgré quelques couacs, comme en 2008 avec l’affaire des MiG-29 SMT dont la livraison avait été refusée par Alger pour des défauts de qualité.

En plus de l’Algérie, la Russie compte également augmenter ses ventes d’armes sur l’ensemble du continent africain qui représente seulement 2% du total des exportations d’armes russes dans le monde. Ainsi, en 2013-2014, la Russie a réussi à signer 25 contrats pour un montant total de 1,7 milliard de dollars dans cette région qui occupe la 9e place mondiale en matière de dépenses militaires (plus de 13,225 milliards de dollars). Les pays africains s’intéressent au matériel, aux systèmes antiaériens, aux armes d’infanterie et aux munitions. En 2013, l’Angola a, par exemple, signé un contrat d’un milliard de dollars pour des avions Su-30M, des hélicoptères Mi-24P et des Mi-171Ch entre autres. De même, pour la première fois depuis 15 ans, la Russie et la Namibie ont signé un contrat prévoyant notamment la livraison de missiles antichars Kornet-E, d’armes d’infanterie, de mortiers, de véhicules et de munitions.

Mais la Russie doit faire avec la concurrence israélienne en Afrique. En effet, les ventes d’armes d’Israël vers le continent africain ont plus que doublé de 2012 à 2013, poursuivant une tendance à la hausse sur plusieurs années, selon le quotidien israélien Haaretz. Ainsi, Israël qui fournit tout, de la paire de rangers au tank, a vendu pour 223 millions de dollars d’armes aux pays africains en 2013, contre 107 millions en 2012 et 127 millions en 2011. Et ses zones de prédilection sont le centre et l’Ouest du continent tandis les Français se positionnent le plus souvent là où Paris intervient militairement; pendant que les Chinois ciblent les pays dont ils sont proches politiquement. Ces derniers échangent parfois leurs équipements militaires contre des concessions minières ou pétrolières, comme au Soudan. Enfin, dernière arrivée sur le continent, la Turquie souhaite y vendre ses munitions et services de maintenance. Mais la plupart des gouvernements africains, notamment en Afrique de l’Est et au Sahel, raffolent surtout des systèmes de contrôle antiterroriste, de surveillance des frontières et de lutte contre la piraterie, etc.

 

Source : Afrique Expansion

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