août 16, 2017

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ALIMENTATION : En finir avec la CRISE alimentaire

ALIMENTATION : En finir avec la CRISE alimentaire

Même si le continent produit chaque année davantage, certaines régions font encore et toujours la Une des médias en raison de la crise alimentaire qui revient systématiquement. État de lieu actuel de la situation alimentaire en Afrique.

Le 17 août 2015 s’était tenu au Botswana, le sommet des chefs d’État des 15 pays membres de  la Communauté économique des États d’Afrique Australe (Sadc) avec au menu, comme l’année dernière, la lutte contre l’insécurité alimentaire. Et pour cause, comme l’an dernier, les faibles pluies, la sécheresse et les températures anormalement hautes ont largement affecté les récoltes de cette région, en proie ainsi à une grave crise alimentaire. En effet, près de 10% de la population en Afrique australe est touchée par la pénurie alimentaire. Sur une population de 292 millions d’habitants, 27,4 millions de personnes sont ainsi frappées par des pénuries alimentaires.

« Le nombre de personnes en insécurité alimentaire est passé de 24,3 millions l’an dernier à 27,4 millions cette année », souligne un rapport de la Sadc. Pour certains experts, la raison est à chercher du côté des pays membres de la Sadc qui peinent à respecter l’objectif de Maputo qui veut que chaque État africain consacre 10% de son budget à l’agriculture.

La Namibie, le Botswana, le Malawi et le Zimbabwe sont les pays les plus touchés par cette crise. Pour David Orr, le porte-parole du Programme alimentaire mondial (Pam), interrogé, il s’agit même de la « pire crise alimentaire » depuis dix (10) ans pour les deux (2) derniers pays cités. Le Malawi, où les inondations ont fait 176 morts, détruit les cultures, et où près de trois (3) millions de Malawites ont besoin d’aide alimentaire, a demandé une révision de la stratégie agricole de la Sadc pour mieux intégrer le facteur climatique. Tandis que le Zimbabwe a fait appel au secteur privé et à l’aide internationale pour trouver 700 000 tonnes de maïs pour faire face à une baisse de 50% de la production locale et nourrir un million et demi de personne.

De même, au Botswana, jusqu’à 90% des récoltes ont été touchées par le manque d’eau et les fortes températures. Le gouvernement a donc alloué 44 millions de dollars en urgence pour répondre à la pire sécheresse que le pays ait connue ces 30 dernières années selon ce dernier. De son côté, la Tanzanie a lancé avec l’aide États-Unis, un programme pour aider plus de 400 000 petites exploitations à endiguer l’insécurité alimentaire. Mais pour certains experts sur le terrain, ce soutien n’est pas suffisant car ces petites exploitations dépendent trop des Ong, notamment pour vivre et faire valoir leurs droits. Par ailleurs, les autorités tanzaniennes ont mis en place une interdiction d’exporter les productions agricoles, ce qui empêche les agriculteurs de développer leur activité. On peut dire que le soutien de l’État est minimal.

Pour David Ferry, coordinateur régional pour l’Organisation des Nations pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao), la plupart des États disposent de mécanismes d’urgence pour venir en aide aux populations, mais il manque des solutions à plus long terme, comme développer des formations en nouvelles technologie ou à l’agriculture intelligente, ainsi que des moyens de conserver l’eau et de l’utiliser de façon plus efficace pour l’irrigation; et élaborer des stratégies de réduction de risques de catastrophes. Certains pays l’ont fait mais les mesures tardent encore à être appliquées selon lui. D’une manière générale, plus de 20 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire pour compenser la chute de la production agricole.

Source : Afrique Expansion

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