août 23, 2017

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Aux Etats-Unis, un ancien sénateur se reconvertit dans le business du cannabis

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[template id= »821″]Mike Gravel, alors candidat à la primaire démocrate, s’exprime lors d’un forum au Congressional Hispanic Caucus Institute, le 3 octobre 2007.  Mike Gravel va prendre la tête d’une société spécialisée dans le commerce de cannabis à usage récréatif et médical, située dans le Nevada. Depuis les années 70, ce démocrate combat la «guerre contre les drogues» lancée par Nixon.L’ancien sénateur américain Mike Gravel va prendre la tête d’une entreprise spécialisée dans la commercialisation du cannabis à usage récréatif et médical, a annoncé mardi Cannabis Sativa Inc, une entreprise installée à Mesquite, dans le Nevada. Mike Gravel va prendre la tête de KUSH, jusqu’alors filiale de Cannabis Sativa qui va désormais devenir indépendante. KUSH va développer de nouveaux produits à base de cannabis, dont une pastille appelée «Kubby».  «Je suis heureux de pouvoir contribuer à introduire de nouveaux produits sur un marché plus large de manière sérieuse et crédible», a affirmé Mike Gravel, cité dans le communiqué de Cannabis Sativa.

Maurice «Mike» Gravel, âgé de 84 ans, a été sénateur démocrate de l’Etat d’Alaska de 1969 à 1981. Ses parents étaient des Canadiens francophones émigrés aux Etats-Unis. Il s’était notamment illustré à la fin des années 1960 par son opposition à la guerre du Vietnam. Il était également un adversaire de la «guerre contre les drogues» («War on Drugs») lancée dans les années 1970 par le président Richard Nixon.  «Le sénateur Gravel s’est dressé contre Nixon, s’est dressé contre le Pentagone et il se dresse maintenant contre ceux au pouvoir qui voudraient priver des bénéfices du cannabis ceux qui en ont besoin», a affirmé Steve Kubby, président du Conseil d’administration de Cannabis Sativa.

En 2007, Mike Gravel avait comparé, lors d’un débat démocrate à Saint Anselm College, dans le New Hampshire, la «guerre contre les drogues» à la prohibition. «Y’a-t-il un Américain qui ne sache pas que la prohibition n’a rien fait d’autre que criminaliser le pays dans les années 20 ?», avait-il déclaré. Cet ancien chauffeur de taxi new-yorkais était alors en campagne pour la primaire démocrate de 2008, et proposait notamment de supprimer l’impôt sur le revenu et de légaliser le mariage des homosexuels.

Il avait réitéré à la Howard University, fin juin 2007 : «La façon dont nous [luttons contre la dépendance] est de vous attraper, vous mettre en prison, parce que vous aviez de la marijuana sur vous. Vous y apprenez à devenir un vrai criminel, ce que vous n’êtes alors pas, et quand vous sortez vous avez appris des compétences criminelles pour gagner de l’argent. (…) J’ai des antidouleurs dans ma poche, parce que j’ai un problème. Donc, devrait-on taxer davantage ces pillules parce que ce sont des antidouleurs ? C’est une drogue ! C’est ce que c’est. Laissez-moi répéter : l’addiction est un problème de santé publique, ce n’est pas un problème criminel, et le gouvernement le criminalise, et c’est le problème que nous avons.» Pour l’ancien sénateur, la légalisation des drogues est également un moyen de lutter contre la pauvreté. En août 2007, c’est à Barack Obama qu’il s’était adressé sur une radio américaine, disant de l’alors sénateur de l’Illinois : «C’est un homme noir qui se dit concerné par la pauvreté… La guerre contre les drogues provoque davantage de pauvreté aque quoi que ce soit d’autre dans le pays.»

 

Source : lesnouveautes

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