BBY THIES

AVIATION : L’Afrique, le PROCHAIN grand MARCHE

AVIATION : L’Afrique, le PROCHAIN grand MARCHE
Negoce

[template id= »821″]

 

Au salon du Bourget, qui s’était tenu du 15 au 21 juin aux portes de Paris, beaucoup d’acheteurs africains étaient présents, notamment ceux du secteur de l’aviation moyen-courrier et des équipements militaires, un formidable marché à conquérir pour les géants de l’aéronautique qui ont également des visées sur la flotte aérienne africaine en générale. Une flotte qui a lourdement besoin de se moderniser.

Ainsi, Airbus et Boeing, les deux géants mondiaux de l’aviation, au coude à coude dans la guerre commerciale planétaire qu’ils se livrent, guettent la reprise du marché africain, sur lequel 700 avions devraient être vendus d’ici à 2030. Conscient du potentiel prometteur de ce marché, ils sont en contact étroit avec la quasi-totalité des compagnies aériennes africaines ou qui opèrent en Afrique. En effet, la croissance économique soutenue sur le continent a contribué à relancer le trafic aérien. De plus, avec une flotte aérienne de pratiquement 20 ans de moyenne d’âge, l’Afrique a incontestablement besoin d’avions plus performants et moins gourmands en kérosène. C’est dire si l’enjeu est important pour ces avionneurs pour qui chaque part de marché compte et qui ont renforcé leur offensive sur le continent ces dernières années.

En 2009 par exemple, l’européen Airbus a signé avec Ethiopian Airlines la vente de 12 unités de l’Airbus A350-XWB faisant ainsi son entrée chez le numéro 4 de l’aviation africaine, traditionnelle chasse gardée du constructeur américain Boeing. Ce dernier exerce également un quasi-monopole auprès de la troisième (3) compagnie aérienne africaine, Royal Air Maroc (RAM), qui exploite une cinquantaine (50) de Boeing contre seulement quatre (4) Airbus. Il est aussi le fournisseur privilégié d’Air Algérie et de Tunisair.

De Royal Air Maroc à Ethiopian Airlines en passant par Kenya Airways, les grandes compagnies sont ainsi clairement la priorité de l’américain Boeing qui prétend mener la danse en Afrique face à son principal concurrent. Et pour cause! Parmi la flotte d’avions de plus de 150 passagers appartenant aux compagnies africaines, près de 70% sont des Boeing, ce qui représente 462 appareils. L’avionneur américain s’intéresse également aux plus petites compagnies comme Rwandair, Taag (Angola) et Arik Air (Nigeria).

Cependant, Airbus vend plus d’avions neufs en Afrique que Boeing. Ainsi au cours de la dernière décennie, plus de la moitié des avions neufs vendus sur le continent l’ont été par Airbus. Et cela même si son concurrent américain peut se vanter d’avoir un nombre supérieur d’appareils au sein des flottes du continent (462 contre 204 pour l’européen).

Depuis peu, les deux (2) géants doivent faire face à la concurrence et au succès grandissant des appareils de plus petite capacité (moins de 150 passagers) vendus par le canadien Bombardier, le brésilien Embraer et le franco-italien ATR qui se positionnent sur le trafic régional. Ces avionneurs ne représentent pour l’instant que 5% à 15% du marché aéronautique en Afrique. Mais ils ne cessent de se développer sur ce marché encore dominé par les deux (2) géants occidentaux, car les commandes des compagnies africaines vont continuer à augmenter dans les prochaines années selon les experts.

Ces constructeurs d’avions civils de plus petite et moyenne taille se livrent eux aussi une compétition féroce sur ce marché très convoité. Pour eux, l’Afrique Est – avec l’Asie – la zone de croissance la plus attractive. Ainsi, Embraer, le groupe brésilien, qui compte une vingtaine (20) d’opérateurs sur le continent dont Egyptair, Kenya Airways et la Royal Air Maroc ne cache pas ses ambitions. Il  compte doper ses ventes grâce à l’E2, le dernier né de la famille E Jet (environ 100 places), qui sera livré à partir de 2018. Chez le canadien Bombardier, même enthousiasme commercial. Il compte 160 avions sur le continent. D’après Boeing, d’ici 2032, l’aviation civile africaine devrait s’équiper de 1070 avions supplémentaires. Par conséquent, aucun avionneur ne peut faire l’impasse sur le continent.

 

Source : Afrique Expansion

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…