Bac 2016 – La région de Thiès dans une tendance favorable

Bac 2016 – La région de Thiès dans une tendance favorable

En attendant que l’ensemble des résultats du baccalauréat remontent au niveau de l’Inspection d’académie de Thiès pour pouvoir être analysés, tout comme ceux du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem), les tendances recueillies dans les deux plus grands lycées de la cité du rail montrent, pour l’instant, qu’il n’y a pas péril en la demeure.

Dans la ville de Thiès, les résultats de l’examen du baccalauréat pour l’année 2016 se présentent plutôt satisfaisants après le second tour. Au centre du lycée El hadji Malick Sy, où quatre jurys ont composé, le taux de réussite est à 44 %. Le total des résultats dudit lycée ont atteint 56,32% d’admis, toutes séries confondues.

Au lycée Amary Ndack Seck, qui a accueilli trois jurys, le centre affiche 42,22% de candidats reçus, là où ledit établissement s’en sort avec un taux de réussite de 43,47 % cette année. Soit un bond de quatre points par rapport aux résultats de l’année précédente. Une tendance qui, au fur et à mesure des remontées des résultats définitifs vers l’inspection d’académie, place la ville de Thiès dans une tendance favorable.

Selon Alioune Ndiaye, professeur de français, le faible taux de réussite de ces quinze dernières années est à rechercher dans l’architecture même du système éducatif sénégalais qui a eu du mal à s’adapter aux rapides mutations pédagogiques enregistrées. En guise d’exemple, il indique que, depuis une décennie, les élèves sont encouragés à s’engager dans l’étude des sciences, parce que le Sénégal en a réellement besoin. « Mais, dans cette option, on oublie royalement que la langue de travail, c’est le français ; alors que pour être un très bon élève en science, il faut au moins être bon en français, sinon l’élève va être rattrapé par les insuffisances accumulées dans l’apprentissage de la langue de travail », note-t-il.

Pour régler cette question, M. Ndiaye indique qu’il faut revoir profondément l’apprentissage de la langue de travail au Sénégal. Ce, du préscolaire au moyen secondaire, en assignant aux enseignants et aux élèves des programmes digestes. « Il ne sert à rien de présenter une table des matières démentielles dont les apprentissages ne sont jamais déroulés sur une année scolaire bien remplie, à fortiori s’il y a des grèves », martèle-t-il.

Sur la même lancée, son collègue Omar Diaw, professeur de sciences de la vie et de la terre, d’enfoncer le clou. « Nous, la matière que nous enseignons doit aller avec des travaux pratiques au laboratoire et sur un jardin scolaire. Faites le tour de nos établissements scolaires pour voir si le minimum de ces conditions pédagogiques est réuni. Ajoutez à cela le niveau bas des élèves en français, la langue d’enseignement, vous comprenez le niveau de performance des élèves et de leurs professeurs qui réussissent, malgré tous ces obstacles avérés, à faire des résultats ».

C’est pourquoi il suggère que les effectifs soient mieux maîtrisés dans les classes, des programmes bien ficelés dans le contenu, mais aussi dans le temps, pour que le taux d’assimilation soit porté à un niveau tel que le maximum d’élèves puissent être à la hauteur des espoirs placés en eux par leurs familles et la nation. « Autrement dit, il s’agit de revoir le contenu de notre système éducatif de fond en comble afin de le réajuster en fonction de nos choix en tant que Sénégalais et nous mobiliser tous pour atteindre nos objectifs », assène-t-il. D’après ces enseignants, malgré leur bras de fer avec le gouvernement, ils se sont toujours aménagés des espaces pour conduire les enseignements au niveau des classes d’examen.

Le soleil

Negoce

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