Catastrophe naturelle en Colombie: l’état de «calamité publique» déclaré

Catastrophe naturelle en Colombie: l’état de «calamité publique» déclaré

Après avoir fait état de 234 morts, la Croix-Rouge est revenue ce dimanche à un bilan de 200 morts, expliquant qu’il y avait eu une confusion lors de l’identification des victimes. Elle a compté également 203 blessés et un nombre indéterminé de disparus qu’elle avait précédemment évalué à environ 150.

Maisons effondrées, routes éventrées envahies de boue et de rochers, voitures renversées, arbres déracinés : c’est ce paysage de désolation qu’a découvert le président colombien en arrivant à Mocoa. Juan Manuel Santos a survolé la zone puis est allé parler aux victimes et superviser les opérations de secours. Il a déclaré l’état de « calamité publique » pour « accélérer » ces opérations.

« Malheureusement, le nombre de victimes est susceptible d’augmenter, parce que

Le président Juan Manuel Santo s’est rendu à Mocoa, dans le Putumayo pour évaluer les dégâts provoqués par la coulée de boue qui a dévasté la ville, le 1er avril 2017.
Reuters/Cesar Carrion/Colombian Presidency
beaucoup de personnes sont portées disparues, se désolait le président colombien samedi soir. On est en train de recenser le nombre de morts… des gens viennent nous dire : je ne sais pas où est mon père, ma mère… Le nombre de personnes qui ont perdu la vie, ces dernières heures, la rapidité avec laquelle il a grandi est impressionnante, ça brise le cœur ».

La gouverneure du Putumayo parle elle d’une « tragédie sans précédent ». Des quartiers entiers ont disparu et des centaines de familles n’ont pas encore été retrouvées. Sur place à Mocoa, les services de la Croix rouge estiment que 17 quartiers ont été gravement endommagés et 25 bâtiments d’habitation détruits.

La recherche des survivants, une priorité absolue

« En quelques heures seulement un tiers de la moyenne des pluies mensuelles s’est abattu sur Putumayo », explique à RFI Matthew Cochrane de la Fédération internationale de la Croix rouge à Genève. C’est toute cette eau qui a provoqué la coulée de boue. « La priorité absolue, c’est la recherche des survivants. Trouver toute personne encore vivante sous les décombres et la boue. Il y a aussi un grand nombre de blessés. La Croix Rouge soutient les personnels médicaux locaux afin de garantir une prise en charge adéquate de ces blessés. Nous recevons également des rapports inquiétants sur le fait que la ville de Mocoa n’a plus d’accès à l’eau courante et par conséquent plus d’eau potable. Il n’y a plus d’électricité non plus.

A la recherche d’éventuels survivants s’ajoutent d’autres priorités comme de remettre la région en marche, poursuit Matthew Cochrane. La Croix rouge colombienne a envoyé des personnels supplémentaires depuis Bogota : des secouristes, mais également des médecins, des experts en logement et en télécommunications pour « une réponse humanitaire plus large ».

Selon l’Unité nationale de gestion des risques de catastrophe, plus de sept tonnes de matériel médical et d’approvisionnement en eau et en électricité ont été expédiées à Mocoa. Et plus d’un millier de militaires et de policiers participent aux opérations de secours et fouillent les décombre à la recherche d’éventuels survivants.

Plusieurs pays de la zone andine sont affectés par ces intempéries provoquées par le phénomène climatique El Niño. Au Pérou, une centaine de personnes ont péri aussi dans des inondations et il y a un million de personnes sinistrées et l’Equateur déplore une vingtaine de victimes et 9000 familles touchées.

Negoce

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