septembre 25, 2017

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BBY THIES

CATCH AU PARTI SOCIALISTE : OUSSEYNOU KEÏTA ET PAPA AMADOU SALL SUR LE RING

CATCH AU PARTI SOCIALISTE : OUSSEYNOU KEÏTA ET PAPA AMADOU SALL SUR LE RING

« Le parti socialiste est mourant à Thiès-commune ». Le constant est du secrétaire administratif de l’union régionale PS de Thiès, Papa Amadou Sall, qui accuse le secrétaire général de l’union communale, Ousseynou Keïta et son groupe de « s’être appropriées l’ensemble des structures, mais sont incapables de les mettre en marche ». Pour sa part, le secrétaire général de l’union communale PS qui dit « n’avoir pas de leçon à recevoir de Papa Amadou Sall », de faire remarquer : « ce sont les gens qui ont été battus dans le cadre des renouvellements, des frustrés, qui parlent de léthargie. Parce qu’ils ne sont plus aux premières loges qu’ils occupaient dans les anciennes structures ».
PAPA AMADOU SALL, SECRETAIRE ADMINISTRATIF DE L’UNION REGIONALE DU PARTI SOCIALISTE : « Le parti socialiste est inexistant à Thiès. Les militants sont là, mais on n’a plus de parti au niveau local, mais un appareil moribond, avec, à sa tête, des retraités qui, dans le cadre de l’exercice du parti et de la politique que nous faisons, quand ils viennent dans une réunion, se croient dans un ‘Dahira’ de personnes du troisième âge ». Ces dénonciations sont de Papa Amadou Sall, secrétaire administratif de l’union régionale du parti socialiste de Thiès, ex-secrétaire général de l’union régionale des jeunesses socialistes de Thiès, ex-secrétaire national adjoint du mouvement national des jeunesses socialistes (MNJS). Au cours d’une rencontre de presse, M. Sall entouré de certains camarades de parti se sont offusqués du fait qu’il s’agit là de « gens qui devraient se retrouver au niveau du conseil consultatif des sages réservé aux personnes âgées, mais qui préfèrent verser aujourd’hui dans les combines, les manœuvres, les manipulations, entre autres ». Pire, ces dernier de les accuser de « s’être appropriées l’ensemble des structures au niveau local, mais sont incapables de les mettre en marche. A commencer par le secrétaire général de l’union communale, Ousseynou Keïta, plus préoccupé à courir derrière l’US-Rail, à se chamailler pour récupérer la direction de ce dit club, plutôt qu’à servir le parti socialiste au niveau local ». Dire que le PS est dans une léthargie totale à Thiès, équivaudrait, aux yeux du secrétaire administratif de l’union régionale PS, « à jeter au secrétaire général de l’union communale des fleurs, parce que le parti y est mourant ». Autant de faits qui font dire à Papa Amadou Sall : « aujourd’hui, notre priorité, si on veut donner une chance à un quelconque candidat du parti socialiste en 2017, devrait être de réveiller le parti à Thiès, l’organiser, l’animer pour une mobilisation des camarades, et, le moment venu, de façon responsable, peser sur la balance ».
Comme nombre d’autres de leur génération qui « ont encore de l‘ambition », M. Sall et ses camarades de parti pensent devoir « s’organiser pour faire face ». D’autant qu’à leurs yeux, « Ousseynou Keïta et sa bande de copains qui l’entoure comme soit disant équipe à Thiès ont un passé, mais ils n’ont plus d’avenir. Par contre nous, notre avenir est encore devant nous ». Pour cette raison, ils décident de ne plus jamais « accepter que des gens, qui n’ont plus aucune ambition, prennent en otage le parti au niveau local ». Ils disent comprendre le manque de motivation sur le terrain de M. Keita et ses « amis ». Lesquels, selon eux, « se sont battus lors des renouvellements pour reprendre la tête du parti, pensant simplement qu’ils avaient une dernière carte à jouer pour trouver des prébendes après les élections locales. Maintenant qu’ils ont vu que ce n’est plus le cas, pour n’avoir rien obtenu, n’ayant, en tout cas, même pas intégré les différents conseils municipaux de Thiès, sachant aussi que la perspective la plus proche reste l’élection présidentielle, ils se sont ainsi dit qu’ils n’ont plus rien à gagner ou à attendre ». Par rapport à cet état de fait, Papa Amadou Sall se veut catégorique : « nous allons faire face, essayer de nous organiser pour redynamiser le parti, ne plus accepter qu’il soit pris en otage ». Ce dernier trouve logique, normal qu’« un parti qui a eu à exercer le pouvoir pendant longtemps, à gérer le pouvoir local jusqu’en 2002, puisse, à défaut de se positionner comme première force politique à Thiès, être, au moins, deuxième ». À ses yeux, « ça, ce n’est pas trop demander au parti socialiste ». Seulement, s’inquiète-t-il, « ce n’est pas avec ces classes dirigeantes actuelles conduites par Ousseynou Keïta et ses amis qu’on pourra faire bouger le PS au niveau local ». Et de lancer une alerte à la direction du parti : « Thiès est un cas qui mérite réflexion, parce qu’une ville trop importante dans l’histoire de la vie politique du Sénégal. On ne devrait pas donc assister le parti mourir de sa belle mort entre les mains de gens n’ayant plus aucune ambition, ne pouvant plus l’amener nulle part, sans agir ».
OUSSEYNOU KEÏTA, SECRETAIRE GENERAL DE L’UNION COMMUNALE DU PARTI SOCIALISTE : Le patron des « Verts » à Thiès-commune s’est voulu catégorique : « Si Pape Amadou Sall et son groupe estiment que le parti socialiste, dans la commune de Thiès, est en léthargie, ou moribond, ça n’engage qu’eux. Qu’est-ce qu’ils ont fait de mieux, eux qui avaient quitté le parti socialiste lors des élections locales passées pour aller soutenir un mouvement ? Nous n’avons donc pas de leçon à recevoir d’eux ». Et d’ajouter : « en tout état de cause, nous, nous continuons, en militants disciplinés, à fonctionner en respectant les règles due notre parti. De toutes les façons, nous avons été renouvelés et ce sont les militants qui ont mis en places les sept responsables de coordination de Thiès ». À partir de ce moment, M. Keïta pense qu’il est libre à « tout un chacun d’interpréter comme il veut, mais en tout état de cause, nous nous sommes là, nous gérons le parti dans la discipline, dans la courtoisie. Nous sommes respectés par nos pairs des autres partis à Thiès, et c’est l’essentiel pour le moment ».
Le secrétaire général de l’union communale du parti socialiste affirme qu’« il n’y a absolument pas de léthargie. Le problème, soutient-il, « ce sont les gens qui ont été battus dans le cadre des renouvellements, des frustrés, qui parlent de léthargie. Parce qu’ils ne sont plus aux premières loges qu’ils occupaient dans les anciennes structures. N’occupant, bien évidemment, plus les postes qu’ils géraient, ils ne sont donc plus assidus à certaines réunions, ne sont même plus convoqués à certaines réunions parce que leur présence n’est pas sollicitée ». Il poursuit que ces derniers « se défoulent évidemment pour parler de léthargie ou d’autre chose. Mais, en réalité, il n y a pas de léthargie du tout, il y a, au contraire, une discipline de parti que nous observons et tant que toutes les structures n’auront pas été mises en place, tant que les directives et les instructions du bureau politique ne nous parviendront pas pour savoir quelle conduite à tenir, naturellement, nous sommes dans l’obligation d’attendre. A Thiès-commune, nous sommes partis de trois coordinations à sept, aussi, les sections ont été démultipliées. Sur ce plan là, parler de léthargie, c’est quand même un peu trop dire ». Aux yeux de M. Keita, « les renouvellements ont laissé des séquelles, puisque certains, parmi les responsables battus au niveau des coordinations et des sections, ont du mal à digérer leur défaite ». Après les renouvellements, les élections locales ont suivi et là également, à en croire le secrétaire général de l’union communale PS, « il y a eu beaucoup de problèmes au niveau des coalitions, surtout de Benno Book Yaakaar ». Néanmoins le parti socialiste au niveau de la commune de Thiès est resté dans le cadre de Benno, mais, selon ce dernier, « certains éléments de notre parti ont cru devoir aller dans d’autres formations. Il s’agit là, également, d’une question que nous gérons et nous pensons qu’à l’avenir, le parti mettra en place des règles disciplinaires pour ne plus vivre ce genre de situation. Parce qu’il n’est pas acceptable que les gens d’un parti laissent leur formation en rade pour aller soutenir d’autres organisations politiques ».
« Nous sommes toujours dans la continuité, parce qu’au niveau national, nous sortons de notre comité central qui a validé les institutions mises en place par le congrès du parti tenu cette année. Maintenant, il reste à mettre en place le bureau politique et le comité exécutif pour que le parti, qui fonctionne suivant des règles bien précises, puisse commencer à revivre comme il a l’habitude de le faire. Mais pour l’instant, il faudrait bien que ces dernières institutions soient mises en place et qu’on reçoive les indications appropriées pour pouvoir maintenant faire fonctionner les structures au niveau de la base et commencer véritablement le travail », de conclure Ousseynou Keita.
Par Cheikh CAMARA

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