mai 25, 2017

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BBY THIES

Ce que vous ne saviez pas du quartier Keur Ablaye Yakhine

Ce que vous ne saviez pas du quartier Keur  Ablaye Yakhine
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Keur Ablaye Yakhine, le quartier aux mille dédales

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Le délégué du quartier

Le quartier populaire Ablaye Yakhine est limité à l’est par les quartiers Diamaguène, à l’ ouest par Cité Senghor , au nord , Mbambara et au sud par Grand Thies par Randoulène nord. Cette localité a été fondée à la première décade du 20e siècle par Cheikh Abdoulaye Yakhine qui vit le jour à la Mecque en 1880 ; il disparut en 1943, à l’âge de 63 ans. Le puits des miracles qu’il fit forer en 1918 reste encore une curiosité du quartier. Le saint homme, en sus du legs sprituel laisse à la postérité une mosquée, un mausolée un cimetière…
Le quartier été longtemps dirigé par feu Saliou Ndiaye , Mamadou avant d’être confié en 1996 à MeÏssa Guèye sur proposition de Sokhna Maguette Aïdara , fille du cheikh Ablaye al Yahine al moubarack , pour présider aux destinées de ce grand quartier d’où dépend le sous quartier Gouye Sombel selon Ibrahima Guèye 57 ans, agent d’assurances, fils du délégué MeÏssa Guèye assure l’intérim de son père impotent , au près de l’administration municipale. Cette localité cosmopolite comptait au dernier recensement de 2013, une population de 13. 680 habitants. Des figures emblématiques ont marqué la vie du quartier aussi bien sur le plan religieux avec l’actuelle khalife de la communauté, Sokhna SaÏbata Aïdara , l’imam ratib IsmaÏla Diop comme sur le plan politique on peut citer le maire de la commune Talla Sylla natif de la localité, feu vieux Saliou Ndiaye , père de Brin Ndiaye, le journaliste et homme politique El Malick Seck , surnommé le « patriote », qui jouit d’une grande popularité au près de la jeunesse. De même, qu’Ablaye Fall directeur de cabinet du ministre de la jeunesse, Mame Mbaye Niang .
CONFLITS SOCIAUX, VOLS A L’ARRACHEE…

Malheureusement, le quartier n’est pas loti. La plus part des ruelles sont sans issues, ce qui gène aujourd’hui, la libre circulation. L’explication est à rechercher à la création de la bourgade qui était à l’origine des champs de Serigne Ablaye Yakhine. Avec le temps, les fidèles et les parents firent des habitations spontanées pour se rapprocher de leur guide. Cette situation de fait a crée l’exigüité du quartier. Les riverains craignent le pire pour les secours en cas de sinistre. Avec la réduction de l’espace vital et des contraintes du quotidien des conflits sociaux éclatent dans les maisons mais sont vite circonscrits par le voisinage.
L’extension des réseaux hydrauliques et électriques aussi connaissent des blocages même si la plupart des ménages bénéficient de branchements sociaux de la société des eaux en substitution des trois bornes fontaines fermées. A l’intérieur du quartier comme dans les rues, l’éclairage est défaillant car la demande de 80 ampoules demandée par Ibrahima Guèye, le délégué intérimaire sont restées lettres mortes, malgré les promesses des services techniques municipaux. Avec l’obscurité, on ne déplore pas d’agressions mortelles, mais elles existent tout de même ainsi que les vols dans les maisons, à l’arrachée dans les rues sont monnaie courante.


150 FAMILLES BENEFICIENT DE LA BOURSE FAMILIALE

A en croire des personnes dignes de foi , la pauvreté pour ne dire le paupérisme sévit gravement et se fait sentir dans les ménages , dont la plupart ont des revenus dérisoires. L’actuel délégué de quartier dit avoir recensé des cas pathétiques, pathétiques où plus de 150 demandes de bourses familiales octroyées par l’Etat. A keur Ablaye Yakhine , il n’ya pas de collège d’enseignement moderne, ni de lycée. Une seule infrastructure élémentaire portant le nom du khalife est fréquentée par la pléthore d’élèves. La garderie d’enfants « Kaaraangué xaléyi » , s’érige en bouclier pour la sauvegarde des tous petits en situation précaire. La case de santé devenue poste de santé Ablaye Yakhine depuis 2015, couve la santé des populations. Pendant l’hivernage, le quartier est inondé en amont, un étang boueux aux relents nauséabonds perdue jusqu’après l’hivernage au grand dam des populations. Depuis quelques jours, les autorités municipales étudient un plan de réhabilitation de cette zone pour drainer les eaux pluviales pourvoyeuses des maladies diarrhéiques et dermiques. Les trois associations : Harlem, Pastéef devenue Gouye Sombel, Cosmos, drainent l’énergie des jeunes dans des activités culturelles et sportives. En l’absence d’aire de jeu dans le quartier, elles s’entrainent au camp du GMI ou à l’hippodrome réhabilité par l’éditeur- politique El Malick Seck. L’organisation sociale repose d’abord sur le « Diaamou yaalla liggèey » ou la valorisation des mœurs à travers le travail et des dahiras » ou association religieuses .Les activités économiques de femmes tournent autour du micro-crédit, organisé par l’association villageoise d’épargne et de crédit, AVEC, tandis que les mères de familles, soucieuses de leurs progénitures, se contentent de vendre devant leur maison des légumes, des friandises ou des rafraichissements. On note cependant dans ce petit commerce , boutiquiers, quincailliers, restaurateurs côtoient d’autres artisans et ouvriers de construction qui se battent âprement pour sortir de l’ornière…
Saliou Ndaw

BBY THIES

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