COEUR ARTIFICIEL : 10.000 PROTHESES par an dans le monde

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C’est l’objectif à terme que s’est fixée la société française Carmat, qui conçoit et développe un cœur artificiel implantable. Carmat, qui conçoit et développe un cœur artificiel implantable, a « besoin d’avoir plusieurs patient implantés » pour disposer de données valables sur le plan statistique, a récemment déclaré le président de la société, Jean-Claude Cadudal, interrogé sur France Info. « On a besoin d’avoir vraiment plusieurs patients implantés pour avoir des données qui soient (…) statistiques. On a besoin d’avoir un nombre de patients pour pouvoir en tirer des règles générales et après pour les adapter au cas par cas en fonction des pathologies », a expliqué M. Cadudal.

« On n’est pas dans des données statistiques mais dans des données individuelles qui correspondent à des pathologies propres à chacun ».

PATIENT. Le président de Carmat n’a pas voulu dire si d’autres interventions avaient été menées après les deux opérations rendues publiques. Il a indiqué que le deuxième patient, qui a reçu un cœur artificiel Carmat début août 2014, a « repris des activités » et a « énormément de projets ». « Il a retrouvé une vie sociale tout à fait normale (…) Il est d’une vitalité incroyable et nous sommes obligés de temps en temps de tempérer tous ses souhaits », a-t-il ajouté. « Dans deux jours, il va pouvoir fêter les six mois de convalescence (…) Il a retrouvé une vitalité qu’il était loin d’avoir avant son opération », a dit M. Cadudal, ajoutant que le patient « va très bien ».

« Ce n’est pas une vraie greffe, c’est une implantation de prothèse, une prothèse très intelligente, mais il faut encore se donner du temps pour voir dans la durée comment réagit cette personne », a poursuivi le président de Carmat. « Nous avons encore besoin de temps pour analyser tous les paramètres, y compris sur le plan médical », a-t-il précisé, en ajoutant qu’il ne pourra « jamais » dire que l’implantation « a réussi ». Interrogé aussi sur le décès du premier porteur de la prothèse Carmat, M. Cadudal a souligné que l’on « n’est pas dans des données statistiques » mais « dans des données individuelles qui correspondent à des pathologies propres à chacun ».

OBJECTIF. M. Cadudal a indiqué que l’objectif de Carmat était de parvenir à « un prix de cœur artificiel qui revienne moins cher qu’une transplantation avec un greffon naturel », intervention qu’il a chiffrée à 250.000 euros tout compris avec les traitements. « Les besoins aujourd’hui pour notre type de prothèse, c’est de l’ordre de 100.000 patients » aux États-Unis et en Europe et « notre ambition est de couvrir 10 % de ces besoins, entre 5 et 10 %, ce qui représente à peu près 10.000 prothèses par an dans le monde », a-t-il ajouté.

 

 

 

Source : Sciences et Avenir

Negoce

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