août 20, 2017

Contact: 775312579 Email: redaction@thiesinfo.com

Contribution: REFERENDUM 20 MARS 2016 : Jihad contre la laïcité

Contribution: REFERENDUM 20 MARS 2016 : Jihad contre la laïcité

De passage au Sénégal pour se rendre à Cotonou, Me Lafouge, Grand Maître de la loge maçonnique le Grand Orient disait ceci : « les francs maçons ont porté historiquement les combats pour la République et la laïcité ».

Aujourd’hui, pour avoir pris l’option du renoncement à renoncer aux sept (7) ans de son mandat en cours pour faire les cinq (5) promises au peuple sénégalais, le Président Macky Sall a déclenché un tourbillon de révolution culturelle au Sénégal. Par cette forfaiture qui choque les forces sociales parties prenantes de la mêlée politique, les sénégalais se réveillent brutalement sur un élément décisif de ce qui nous constitue justement comme nation : la laïcité.

L’isolement politique de Macky Sall, par suite de son refus permanent à mettre en œuvre une gouvernance de la concertation et l’immobilisme de sa chevalerie dans la mobilisation populaire pour impliquer les populations dans la réalisation des promesses électorales, a fini par provoquer une levée de boucliers généralisée pour une nouvelle Constitution qui gomme sans équivoque le caractère de notre Etat. Une vieille doléance de Serigne Saliou Mbacké alors acceptée par Abdoulaye Wade.

Des forces centripètes constituées par les multinationales impérialistes avec leurs représentants, les compradors nationaux se sont liguées dans une sainte alliance des forces prédatrices pour exiger les sept (7) ans. En face d’elles, la nation avec à sa tête les forces religieuses toutes confondues, les intellectuels et les paysans ont déterré la hache de guerre pour aller en jihad déclarée contre les réformes constitutionnelles proposées par Macky Sall le 20 mars prochain.

Pour avoir manqué d’audace et de pugnacité dans la recherche de nouvelle voie pour une Constitution durable et élaborée, Macky Sall et son gouvernement ont pris le risque d’une politique de fraction nationale qui, si elle est mal gérée peut coûter cher à la survie de notre République. Le départ de Imam Mbaye Niang de la majorité en est révélateur pertinent.

Aujourd’hui, ce qu’exige le peuple, c’est une loi constitutionnelle qui sacralise notre souveraineté nationale sur le sol et le sous-sol sénégalais en tant que facteurs décisifs de production et la désacralisation de la laïcité. C’est dans cette situation de conflagration que l’énergie du peuple sénégalais va se constituer en cour constitutionnelle suprême pour dicter de nouvelles lois auxquelles nous nous reconnaîtrons mieux.

Cette condition sévérissime est l’ultime direction d’espérance de tous ceux qui, après avoir révoqué le régime de Abdoulaye Wade, sont rentrés chez eux et attendent. Cette méthode de concertation directe du peuple par lui-même et pour lui-même est le clef de notre survie matérielle. Elle ouvre beaucoup de possibilités quant à la gestion des Pme, la densification du tissu de l’emploi et la compétitivité de nos produits agricoles transformés. Une chose gagnée, c’est le renouvellement de l’esprit civique au Sénégal.

thiesinfohalf

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

appli

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…