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Culture: Mame Seynabou, cette allemande va vous étonner avec ses poèmes en Wolof (Vidéo)

Mame Seynabou « Je suis un pont entre les continents… »

Culture: Mame Seynabou, cette allemande va vous étonner avec ses poèmes en Wolof (Vidéo)
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CULTURE : MAME SEYNABOU NIANG, ARTISTE SENEGALO-ALLEMANDE

« Je suis liée à l’Afrique depuis ma naissance»

Notre émission de ce dimanche 5 février, nous avons reçu Mame Seynabou Niang, une afro-allemande accompagnée de Seydou Datte du groupe « Racine ». Originaire de l’Allemagne de l’Est, elle nous raconte ici ses liens avec notre continent dans un bon langage Wolof. « Je suis liée à l’Afrique depuis ma naissance», souligne-t-elle, dès l’entame de notre entretien.

« Très jeune déjà, j’ai posé à ma mère s’il y avait dans le monde un pays où il n’y a pas de neige, pas un mur (comme celui de Berlin) qui sépare des peuples ? Elle me répondit par l’affirmative et quant j’ai eu mes 40 ans, le mur de Berlin a été démoli et je suis venu ici au Sénégal dans la commune de Malika, où j’ai rencontré un amour qui allait être le père de mes trois enfants qui vivent en Afrique du Sud et au Zimbabwe ». Poursuivant, elle dit que son défunt compagnon Abdoulaye Niang qui lui permit de découvrir beaucoup de choses et des Sénégalais très ouverts. « J’ai vite appris les bonnes manières, car le Sénégal est un peuple très attentif qui respecte les étrangers ». Mame Seynabou Niang ajoute venir régulièrement à Thiès (aux Hlm, route de Dakar), voir ses beaux parents. « Une occasion pour moi de me lancer dans la musique, du moment que j’avais maîtrisé la langue du pays. J’allais constamment dans les villages de Bangathie (commune de Fandéne) et Baback (commune de Notto Diobass), où j’ai appris à chanter, à danser et à vivre comme une bonne villageoise ».

Sur un autre registre, l’artiste dit être très fâchée « contre certains médias qui ne diffusent que la guerre et la famine en Afrique. Alors, à mon arrivée, j’ai été étonnée de constater des gens très libres, aimables et attentifs. J’ai rencontré de l’amour et je me suis familiarisée avec la paix. J’ai appris de la rue les plus belles paroles et avec ma belle famille j’ai appris à vivre la vie de la communauté ». Mame Seynabou Niang dit adorer le plus la vie au village « où on étale des nattes sous l’arbre, où les gens mangent et discutent en communauté. C’est un bel exemple de solidarité vraiment et j’adore ».

Membre du groupe, Seydou Datte qui accompagne cette femme depuis plus de 7ans, demande pour sa part aux politiques de s’inspirer des artistes, pour faciliter la vie en harmonie. Témoignant, il indique que « Mame Seynabou Niang est très liée à notre culture. Une preuve éclatante pour qu’il soit instauré une rencontre des cultures qui faciliterait une connexion entre les artistes nationaux, afin de bien asseoir un vrai cadre artistique ». Seydou révèle que beaucoup de concerts ont été tenus à Thiès par leur groupe. Cependant, il estime qu’il est temps de revoir les groupes de Rap « pour qu’ils puissent fédérer leurs forces pour le plaisir des mélomanes de notre pays ».

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