août 20, 2017

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Déclarée morte, les médecins refusent de la « débrancher » parce qu’elle est enceinte

Déclarée morte, les médecins refusent de la « débrancher » parce qu’elle est enceinte

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En Irlande, la Haute cour doit se prononcer ce mardi sur le maintien en vie artificiel d’une jeune femme enceinte en état de mort cérébrale. La constitution garantie en effet les mêmes droits au foetus qu’à la mère.   Peut-on débrancher une patiente enceinte en état de mort cérébrale? C’est la question à laquelle doit répondre la Haute cour d’Irlande, réunie en conseil extraordinaire ce mardi. La jeune femme en question est décédée il y a vingt jours de lésions provoquées par un caillot sanguin. Elle est depuis maintenue artificiellement en vie pour permettre à son foetus de 17 semaines de survivre. Et ce, contre l’avis de ses proches. « Ma fille est morte, les chances de survie du foetus sont très minces. Je veux lui laisser sa dignité et qu’elle repose son paix », a déclaré le père de la victime devant la juridiction, rapporte ce The Irish Times.

En Irlande, la Constitution de 1983 garantie les mêmes droits au foetus qu’à la mère. Quitte à mettre la vie de cette dernière en danger. En novembre 2012, la mort tragique de Savita, une Indienne installée en Irlande, a ému le pays. Arrivée à l’hôpital en train de faire une fausse couche, le corps médical lui a refusé l’avortement tant que le coeur du foetus battait. Elle est morte sept jours plus tard d’une septicémie.

L’avortement autorisé lorsque la mère est en danger

Après ce drame, la loi a été assouplie: depuis juillet 2013, l’avortement est autorisé lorsque la mère est en danger. Une pratique qui reste malgré tout très encadrée – un collège de médecins doit évaluer s’il existe réellement un « risque substantiel » pour la femme enceinte – et à géographie variable. En août, une jeune femme violée a été contrainte d’accoucher par césarienne après 25 semaines de grossesse. Et ce, malgré une tentative de suicide et une grève de la faim à l’hôpital.

La Haute cour devra déterminer si le cas de cette jeune femme tombe sous le coup de la loi. Si elle refuse d’accéder à la requête de la famille, elle sera maintenue en vie jusqu’à ce que le foetus ait 24 semaines, moment à partir duquel il est considéré viable à l’extérieur de l’utérus. Reste que les séquelles peuvent être importantes: un enfant né à 24 semaines à 20% à 30% de chances de survie et 40% de risques d’avoir d’importantes séquelles physique ou mentale. « Je ne pense pas que cet enfant pourra survivre », a déclaré ce mardi à la barre le docteur Brian Marsh, spécialisé en soins intensifs. En cause notamment, « l’environnement anormal » dans lequel grandit le foetus.

Ce drame n’est pas sans rappeler celui vécue par une famille texane. En janvier, Marlise, 33 ans, a été maintenue artificiellement en vie pendant plusieurs semaines parce qu’enceinte. Après plusieurs semaines de débat, elle avait finalement été « débranchée » après que le corps médical a constaté que le foetus n’était pas viable. Ce genre de cas est cependant très rare. Selon une étude médicale menée en 2010 aux Etats-Unis, 30 cas ont été répertoriés de 1982 à 2010 en Europe et en Amérique. Parmi eux, seuls 12 foetus ont survécu.

 

Source : lesnouveautes

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