août 21, 2017

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Découverte / Mamadou Ndiaye Faye , peintre sous-verre migrateur

Découverte /   Mamadou Ndiaye Faye , peintre sous-verre migrateur

Tenant ses quartiers dans la salle de peinture, Mamadou Ndiaye Faye 45 ans artiste plasticien thiessois, plus connu dans le milieu sous le nom de Modou, entame la maquette d’un nouveau tableau sous-verre de petites dimensions. Avec la crise, il faut tenir compte du pouvoir d’achat de la clientèle en les exposant son coté des grands tableaux de 46cm sur 32cm, histoire de présenter une gamme d’œuvres d’art riches et variés. Les prix des tableaux varient avec les dimensions ; les plus petites peuvent se monnayer ici, entre 15.000FCFA ET 10.000FCFA, alors qu’en Europe, elles peuvent se vendre à 200 euros alors que pour un tableau plus grand, on vous propose la même valeur marchande. Donc, il est plus rentable pour l’artiste de faire de petits tableaux. Selon Ndiaye, la foire ou l’exposition- vente en plein air actuellement en vogue est relaxe du point de vue des échanges et plus rentable financièrement que l’ exposition en salle Mamadou est , comme il le dit, « un citoyen du monde », il séjourne saisonnièrement 5 à 6 mois entre la France et au Sénégal avec le même rythme de travail » Une fois le diplôme de Dfem en poche, il suivait en 1990,une formation en peinture de quatre ans au centre culturel du musée de Thiès sous la direction de ses maîtres, feu Moussa Johnson, un ami de son père et Arona Diarra.

« C’est dans cet atelier de peinture que j’ai commencé à pratiquer l‘art plastique. Disons que j’avais appris à dessiner avant de peindre »une formation qui sera vite assimilée puisque dit-il « j’avais des prédispositions, un don pour le dessin. Déjà, à l’école primaire, j’illustrais bien mes cahiers…C’était ma passion ! » Son père ayant très vite compris son talent, l’a aidé à embrasser la peinture. « Au début de ma carrière, c’était difficile mais, j’ai réussi à me faire un nom dans des milieux où je n’aurai jamais pu accéder si je n’étais pas dans l’art »reconnait- il modestement(…). J’ai du quitter plus tard l’association des artistes plasticiens de Thiès(Adapt) pour immigrer en Europe, précisément en Alsace qui compte beaucoup de peintre en sous-verre. Mais cette invitation d’échanges culturels a été facilitée avec Marie, une alsacienne du nom de Marie impressionnée par la qualité artistique des tableaux de Faye et n’avait pas hésité à l’inviter où l’attendait un grand succès dans les expositions avec la presse qui a largement commenté l’évènement. « Nous avions exécuté magistralement et séance tenante des tableaux. Le succès était époustouflant. Pour l’artiste, la peinture sous-verre est plus commerciale, plus facile à vendre et le client comprend très vite le sens de l’œuvre. « Il arrive même qu’il participe à l’esthétique de la création en proposant lui-même des matériaux de son choix. »Renseigne le peintre. Cependant, Mamadou diverge avec certains de ses collègues qui soutiennent que l’art n’est pas rentable. « L’art nourrit bien son homme, il suffit simplement d’y croire. »

Néanmoins, il souhaite que les autorités de concert avec la direction de la Manufactures des Arts Décoratifs de Thiès rétrocèdent aux artistes, le village artisanal qui y est construit. Cela fera renaitre la ville puisque dit-il, la culture est aussi un moteur de la croissance. Depuis deux ans, son vœu le plus ardent qu’il partage avec le maire de la commune Talla Sylla est qu’il y’ait un jumelage et un partenariat dynamique et multiforme entre Thiès et La spézia, son terroir alsacien…

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