août 17, 2017

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DIALOGUE NATIONALE: Des thiessois expriment leur opinion

DIALOGUE NATIONALE:  Des thiessois expriment leur opinion


Cheikh Yérim Seck
: « Au nom de Dieu, Paix et Salut sur le Prophète de l’Islam. Après avoir été le Président le mieux élu de l’histoire politique du Sénégal, le Président Macky Sall voyait ainsi ses responsabilités morales décupler. Vis-à-vis des sénégalais, il doit beaucoup donner. Aujourd’hui ils souffrent de tous les maux sociaux. L’ordre religieux a son mot à dire car il est le seul à détenir les clés d’une éducation conforme aux besoins de nos populations. Cette éducation qui transcende l’instruction et sans laquelle rien de bon se fera. Au moment où les daaras ont produit ce que la nation a de mieux en terme d’expertise dans tous les secteurs, l’école de Jules Ferry et Condorat amis dans la rue des milliers de chômeurs et de voyous. Cette réalité à elle seule suffit pour donner à l’ordre religieux une oreille attentive pour reconstruire le Sénégal. Nous avons été aux deux écoles, nous savons ce dont nous parlons ».

Cheikh Bacar Diagne, Opérateur économique : « Cette concertation nationale, tous les sénégalais s’en félicitent et s’en réjouissent. Maintenant, d’aucuns doutent de sa sincérité et de sa crédibilité. Il semblerait que d’emblée, il y a des questions tabous comme les privilèges injustes accordées aux alliés de Macky Sall et la prise en otage de Karim Wade par une justice qui viole ses propres règles. Les sénégalais ne comprennent pas pourquoi un poste de président du Sénat, ou ce qui lui ressemble, soit réservée exclusivement à Ousmane Tanor Dieng ? Un tel procédé est loin de la vertu républicaine. Le traitement exorbitant alloué à Abdou Diouf qui n’a même pas daigné acquérir une résidence au Sénégal aussi est un problème national. La nation veut bien être reconnaissante à ses serviteurs, mais à des proportions raisonnables. L’injustice contre Karim Wade, dans des conditions qui n’honorent pas le pouvoir exécutif est aussi une question nationale. Eviter ces questions revient à dissoudre le contrat moral qui devait présider à ces consultations ».

Pape Codé Ndiaye, un jeune : » Le dialogue national n’est pas sorti ex-nihilo. Les marches, les grèves de la faim et les manipulations syndicales. La vase était trop pleine, le Président était obligé d’ouvrir les vannes. C’est ce qu’il a fait. Il doit s’agir pour le mouvement social national de maintenir la pression de ne pas laisser les appareils récupérer ces concertations. Quelle que soit sa forme, ce dialogue national doit être perçu comme une institution de réforme profonde construire par le combat permanent des travailleurs et des jeunes. La question de l’emploi doit être le point essentiel : elle conduit et détermine toutes les autres questions ».

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