Du bas niveau des préoccupations de la presse. Et si nos journalistes … »transhumaient » de sujets.

Du bas niveau des préoccupations de la presse.  Et si nos journalistes … »transhumaient » de sujets.

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La presse sénégalaise qui veut certainement plaire à la populace, se considère comme le porte parole de la rue et s’occupent souvent de futilités soulevant ainsi des débats de moindre importance et de bas niveau qui empêche à notre pays d’aborder les vraies questions et de trouver des solutions. Chaque jour, des gens appelés « journalistes » (je me demande comment ils le sont devenus) et parmi les moins intelligents du peuple, détournent notre attention et inventent des débats stériles qui retardent le pays. Ces gens de la presse, ne doivent-ils pas eux aussi… »transhumer », en changeant de registre?
 

Le face à face entre le Président de la République et la presse nationale doit être un moment de communication entre des acteurs investis de responsabilité sociales. Les journalistes, notamment, ont le devoir de se détourner des aspects les moins importants de la vie des populations pour se consacrer dans l’investigation profonde sur les priorités économiques et sociales. Il s’agira alors de transmettre des messages liés au projet social décliné par les gouvernants et son impact dans le quotidien des gouvernés.

A Kaffrine, le Président Macky Sall donnait l’air de se gausser de notre presse présente à la cérémonie d’interview, à cause du bas niveau des préoccupations mises sur la table par les journalistes, et du déficit de travail d’approfondissement  de la demande sociale exprimée par les sénégalaises et les sénégalais. Si la communication avec les pouvoirs publics n’est pas appuyée sur ces questions socio-culturelles prégnantes elle devient négative. Faire apparaître en pleine lumière les contraintes dans les domaines de l’enseignement, de la santé, de l’environnement des affaires et de l’employabilité des jeunes est un impératif dans ce que la sociologie moderne appelle « l’agir communicationnel ». C’est-à-dire que si l’information simple triomphe sur la communication, elle subordonne les individus et les communautés au pouvoir politique et à celui de l’argent. La nécessité de savoir et de comprendre se réduit à la consommation de messages publicitaires qui font le lit des régimes politiques faibles et populistes. Si les intervenants de la communication n’ont que le souci de plaire aux cibles auxquelles les messages sont destinés, le vedettariat l’emporte sur la mission d’informer et de former, et les populations sont trahies par rapport au pacte d’éthique qui les tient à la presse. Si les journalistes doivent constamment lutter pour la liberté d’expression, il n’en demeure pas moins que leur situation n’est pas toujours facile dès qu’ils ont à prendre une attitude « politique ».

La situation nationale offre assez d’enjeux prioritaires qui interdisent que le devoir d’information des autorités publiques soit rendu facile. L’aide conditionnée, les APE (Accords de partenariat économiques ) qui s’affranchissent des lois de notre souveraineté à travers l’entrée massive des produits étrangers qui étouffent nos entreprises, le débâcle dans l’enseignement public et la santé, les menaces sur l’agriculture et la sécurité sont les thèmes de l’actualité. Ils devraient constituer l’outil de communication de la classe politique, le pouvoir notamment et non pas des faits naturels comme la transhumance ou des slogans fabriqués de toute pièce par une opposition inspirée qui dit: « deuk bi dafa Macky ».

Seyelatyr

Negoce

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