août 18, 2017

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ECONOMIE : ENTRETIEN AVEC Babacar Seydou NDIAYE, LE COORDONNATEUR DE L’ASSOCIATION DEPARS

ECONOMIE : ENTRETIEN AVEC Babacar Seydou NDIAYE, LE COORDONNATEUR DE L’ASSOCIATION DEPARS

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Présentez vous à nos chers lecteurs?
Je m’appelle Babacar Seydou NDIAYE, je suis le coordonnateur de l’association ‘’DEPARTS’’ : Démarche Patriotique pour l’Avenir des Rails et du Transport au Sénégal
Parlez nous de votre vie professionnelle ?
Je suis chargé de la stratégie de développement et commerciale d’une entreprise française qui a ouvert une filiale au Sénégal

M.NDIAYE, les chemins de fer du Sénégal font l’objet de beaucoup de débats, quelle lecture faites vous de cette situation ?
Vous me permettrez avant tout de faire un rappel historique, l’objectif de notre association est de nous battre pour une nouvelle politique ferroviaire au Sénégal. En 1993 nous étions ces jeunes fils de cheminots regroupés au sein d’un mouvement populaire dont émane de l’association DEPARTS. A cette époque, nous organisions des forums d’échanges portant sur l’avenir radieux des chemins de fer au Sénégal. Aujourd’hui, 22 ans après, force est de constater qu’à ce niveau la situation est encore désolante pour toute la communauté ferroviaire.

Est- ce que les autorités étatiques ont été averties de cette situation de crise?

Vous comprendrez que depuis 20 ans, Thiès la capitale du rail et le Sénégal entier n’ont cessé de déplorer la décadence des chemins de fer en réclamant auprès des décideurs politiques des mesures sinon des actions efficientes pour une reprise dynamique et durable de l’activité ferroviaire.

La privatisation partielle des chemins de fer profite à qui ?
Je préciserai que la formule de concession 2003, n’a fait que plonger les chemins de fer et au-delà, plusieurs localités du pays, dans une précarisation destructrice.

Qu’est-ce qui était attendu des repreneurs ?
Nous avons compris que les états sénégalais et malien, en acceptant de placer le réseau international en concession, ne pouvaient manquer d’inscrire dans le cahier de charge du repreneur, la réhabilitation des infrastructures fixes et mobiles. Après 10 ans d’exploitation, aucun élément vieillot du réseau ferroviaire n’a été renouvelé.

Le premier ministre vient de faire son grand oral devant les députés en parlant des chemins de fer, quelle lecture faites-vous de ses déclarations?

C’est vrai au regard des actes qui ont été posés par l’état dans sa volonté de vouloir relancer le secteur des chemins de fer, qu’il s’agisse du premier ministre, des ministres en charge du secteur, des experts nationaux ferroviaires, des cheminots en activité, des opérateurs économiques qui investissent dans ce secteur, nous disons, nous association « Démarche Patriotique pour l’Avenir des Rails et du Transport au Sénégal », en considérant les chemins de fer comme un facteur de croissance économique, d’intégration communautaire et de création d’emplois, l’heure aujourd’hui, appelle à la tenue des états généraux pour sauver ce pilier incontournable du développement du Sénégal.

Est-ce là une solution du gouvernement pour régler le climat social ?
Tous les intervenants ont compris que la question du transport ferroviaire se présente aujourd’hui comme une alternative crédible au plan social, au plan sécuritaire et au plan stratégique, dans le contexte de territorialisation des politiques de développement.

Propos recueillies par

THIESINFO.COM

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