BBY THIES

ECONOMIE : La FINANCE internationale à L’HEURE de L’AFRO-OPTIMISME !

ECONOMIE : La FINANCE internationale à L’HEURE de L’AFRO-OPTIMISME !

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Après l’afro-pessimisme des années 1990, la finance internationale semble désormais résolument tournée vers une vision plus optimisme de l’Afrique, prochaine frontière de la croissance d’un secteur encore sous-développé sur le continent.

Révolu le temps où Afrique rimait dans la tête de tous avec pauvreté, insécurité, conflits, épidémies, catastrophes ou violences. Si les préjugés ont encore et toujours la vie dure, cette «nouvelle» Afrique est désormais bien connue des milieux financiers internationaux qui anticipent un potentiel certain. Et avec raison !

Si beaucoup d’experts restent néanmoins prudents, plus personne ne peut ignorer les possibilités qu’offre le continent noir. C’est vrai en matière d’infrastructures, de développements miniers ou d’exploitation des abondantes ressources naturelles, et ça l’est désormais aussi en matière de services, d’éducation, de télécommunications… et de finance !

Pour preuve, toutes les grandes firmes d’analyse économique possèdent maintenant un département africain et multiplient les études sur les domaines d’investissement ou de croissance en Afrique. Et ces coups de sonde ressortent aujourd’hui de manière généralement fort positive, en particulier quand il est question de l’Afrique subsaharienne.

«Le 20e siècle a été perdu pour nous. Mais aujourd’hui, tout le monde est unanime : c’est le temps de l’Afrique, qui a renoué avec la croissance depuis les années 2000», expliquait Tchétché N’Guessan, économiste ivoirien passé par le FMI et la Banque africaine de développement (BAD).

Éléments clés de cet afro-optimisme relativement nouveau, des indicateurs économiques au vert et une croissance moyenne soutenue (5,5%) depuis une dizaine d’années et ce, malgré la crise qui a frappé en 2008-2009. À cela s’ajoutent de nombreuses avancées visant à faciliter les échanges commerciaux : allégements fiscaux, procédures administratives réduites et simplifiées, réduction des délais de démarrage d’entreprise, ententes diverses visant à faciliter le quotidien des entrepreneurs étrangers, etc.

Le cabinet Mazars résume bien tout l’optimisme suscité par le continent et les efforts qui ont mené à cette situation qui en fait saliver plus d’un. «L’enjeu c’est de faire des années 2020-2050 les « Trente glorieuses africaines » comme il y a eu avant cela les « Trente glorieuses européennes (1945–1975) », puis les « Trente glorieuses chinoises » (1978-2008). Les États africains ont enregistré des progrès importants au cours des quinze dernières années : résorption des déficits budgétaires, réduction de l’inflation, redressement des comptes externes et diminution du poids de la dette en sont quelques avatars emblématiques».

Plusieurs éléments donnent à penser que cet élan ne fait que s’amorcer. Comme le soulignait à Jean-Michel Severino, gérant d’un fonds d’investissement dédié aux PME d’Afrique subsaharienne, la dynamique démographique, l’émergence d’une énorme classe moyenne désireuse de consommer et une productivité qui a augmenté de 1,5 à 2% par année durant la dernière décennie, voilà autant de raisons de croire que ce n’est là que le début de la poussée africaine. Et il n’y a pas que la finance qui ouvre grands ses yeux, le politique également. Citant un rapport sur l’Afrique publié fin 2013 par le Sénat français, la journaliste Séverine Rouby souligne avec justesse la place que doit prendre le continent au cours des prochaines décennies.

«Si les investisseurs mettent en avant la démographie, c’est pour deux raisons : avec une telle population active, plus d’un milliard d’individus, l’Afrique va devenir le plus grand réservoir de main-d’œuvre et de consommateurs du monde, avec une telle population, même relativement pauvre, l’Afrique va devenir un des plus grands marchés du monde».

Reste maintenant aux dirigeants africains à s’assurer que croissance et progrès se fassent harmonieusement et au bénéfice de tous. Et les défis sont de taille, de la gestion des ressources primaires à la cohabitation et paix sociale, en passant par la création d’emplois pour tous et la fourniture de services sociaux dignes de ce nom. Mais l’Afrique a, de manière incontestable, avancé de manière spectaculaire en très peu de temps. La finance internationale l’a compris.  Portez-vous également le chapeau de l’afro-optimisme ?

 

 Source : Afrique Expansion

Negoce

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