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ETATS-UNIS : Onze (11) professeurs condamnés pour «RACKET» dans un scandale de TRICHE

ETATS-UNIS : Onze (11) professeurs condamnés pour «RACKET» dans un scandale de TRICHE

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Sous la pression d’une directrice d’académie, ils ont manipulé des notes pendant des années…  C’était trop beau pour être vrai. Pendant une dizaine d’années, les élèves d’un district scolaire défavorisé d’Atlanta, en Géorgie, ont connu une progression spectaculaire de leurs notes aux tests standardisés nationaux. Mercredi, onze ex-professeurs ont été condamnés pour «fraude», «racket» et «conspiration» dans un scandale de triche sans précédent. Ils connaîtront leur peine ultérieurement, mais ils ont déjà été licenciés en 2012.

Tout a été orchestré par la directrice d’académie, la «superintendent» Beverly Hall. Elle était également poursuivie et risquait 45 ans de prison mais elle est décédée le mois dernier des suites d’un cancer du sein. Au total, 182 proviseurs et enseignants ont été impliqués. La plupart a négocié un accord à l’amiable.

500.000 dollars de primes

La machination a surtout profité à Beverly Hall. En 2009, elle a été élue «superintendent» de l’année. Selon l’accusation, elle aurait au total touché plus de 500.000 dollars de primes, sur plusieurs années, pour ses excellents résultats.

Le New York Times raconte les détails de la machination. Elle donnait trois ans aux proviseurs pour atteindre ses objectifs. Ceux qui n’y parvenaient pas étaient remplacés –au total, 90% des proviseurs ont été réaffectés pendant cette période. Les directeurs d’établissement mettaient alors la pression sur les professeurs, également sous la menace d’un licenciement.

Les enseignants portaient des gants pour changer les réponses des élèves

Selon le témoignage d’une enseignante, la triche remontait à 2004. Les professeurs en charge de la correction des copies s’enfermaient dans une salle et changeaient les mauvaises réponses des élèves aux QCM. Ils portaient des gants en plastique afin de ne pas laisser trop d’empreintes digitales.

Avec l’arrivée d’un nouveau proviseur, en 2005, 86% des élèves d’une école primaire ont par exemple atteint le niveau national de compétence requis en maths contre 24% l’année d’avant. Les autorités ont vite suspecté que quelque chose ne tournait pas rond, mais la loi du silence a été respectée pendant plusieurs années. Le plus triste de l’affaire: de nombreux établissements d’éducation prioritaire ont perdu leurs subventions à cause de la progression des élèves. La rémunération au mérite a parfois ses limites.

 

Source : 20 minutes.fr

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