BBY THIES

FINANCE ISLAMIQUE : Offensive des MONARCHIES du Golfe

FINANCE ISLAMIQUE : Offensive des MONARCHIES du Golfe

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Apparue avec la Dubai Islamic Bank en 1975 à Dubaï, la finance islamique connaît une CROISSANCE exceptionnelle depuis quelques années, notamment depuis que les pétrodollars se font rares. Une croissance plus importante que celle de la finance conventionnelle.

Ainsi, selon le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et d’autres organismes financiers internationaux, les avoirs des banques islamiques ont été multipliés par 9 à 1800 milliards de dollars entre 2003 et 2013, soit une progression annuelle de 16%. Ils dépasseraient actuellement les 2000 milliards de dollars. Ce secteur va encore doubler de volume à 4000 milliards de dollars en 2020, selon des experts. Globalement, les banques islamiques sont situées à 60% dans le Golfe persique, à 20% en Asie du Sud et à 20% dans le reste du monde avec l’Iran qui détient près de 40% des avoirs, l’Arabie saoudite 12% et la Malaisie 10%. Plus de 40 millions de personnes dans le monde sont aujourd’hui clients d’une banque islamique.

Basée sur les principes de l’Islam (charia), la finance islamique impose le respect de plusieurs principes religieux fondamentaux dans l’Islam telle que l’interdiction du « riba » (l’intérêt assimilé à l’usure), du « gharar » et du « maysir » (l’incertitude, la spéculation), du financement d’activité « haram » comme la vente d’alcool, de viande de porc ou encore de la pornographie, etc. Elle préconise en outre le partage des profits et des pertes entre les différentes parties en plus d’obliger ses clients à investir dans l’économie réelle via des actifs tangibles. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la finance islamique est loin de s’adresser uniquement qu’aux Musulmans car elle se base généralement sur des principes éthiques universels de responsabilité et d’absence de spéculation, rappellent les experts. Même si ce sont bien les 1,6 milliard de Musulmans à travers le monde qui sont prioritairement visés.

En effet, avec son fort potentiel, la finance islamique séduit de nombreux pays occidentaux à commencer par la Grande-Bretagne qui cherche à capter les revenus des investisseurs du monde arabe. Le pays a ainsi été, en juin 2014, le premier émetteur de « sukuk » souverain en dehors du monde musulman avec une émission de 323 millions de dollars qui a été 12 fois sur-souscrite. Cette action répond à l’engagement du gouvernement de faire du pays « le centre occidental de la finance islamique », a déclaré le ministre britannique des Finances, George Osborne. Mais les pays occidentaux ne sont pas les seuls à vouloir profiter de la manne financière que représente la finance islamique. Les banques conventionnelles comme Goldman Sachs, qui ne veulent plus passer à côté de ce pactole, se lancent également à l’assaut des banques islamiques. Ainsi, la banque américaine a dévoilé, en septembre dernier, un projet d’émission d’obligations islamiques de 500 millions de dollars. Elle suit les pas de HSBC, seul établissement occidental à avoir bouclé jusque-là un tel programme.

Pourquoi donc un tel engouement ? La finance islamique jouit d’une forte CRÉDIBILITÉ : « Avec de grandes réserves de fonds propres et de LIQUIDITÉS, les banques islamiques sont mieux outillées pour résister aux chocs du marché », estime le FMI.

 

Source : Afrique Expansion

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