août 23, 2017

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Historique de la Ville de Thies

Historique de la Ville de Thies
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Deuxième ville du Sénégal, Thiès a une identité forte. Située à 70 kms de Dakar, elle couvre 6600 km2. C’est le chef-lieu du département et de la région de Thiès. Elle dispose, depuis novembre 2008, de trois communes d’arrondissement. En 2007, la population était estimée à environ 263 000 habitants. Un habitant sur deux a moins de vingt ans.

C’était jadis un village sérère du royaume de Cayor, créé au XVIIème siècle, appelé Dianxène. Les colonisateurs français ont créé la commune en 1904. Le premier maire de Thiès est le célèbre poète et premier Président du Sénégal : Léopold Sédar Senghor. Il est à l’origine du jumelage avec Caen depuis 1957.

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L’histoire de Thiès est marquée par son activité ferroviaire. Elle est connue comme « la ville aux deux gares ».

Thiès est appréciée pour ses larges avenues ombragées qui dégagent une atmosphère paisible. Le symbole en est l’avenue baptisée « Rue sans soleil ». De nombreux et ambitieux travaux d’urbanisme, peut-être non dépourvus de liens avec des enjeux électoraux, ont été engagés depuis quelques années. Thiès devient de plus en plus une zone d’attraction pour les populations qui ont anticipé sur son essor économique, lié auxs grands travaux, tels que la construction de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio et le futur aéroport de Diass. Il y existe quelques activités industrielles, une usine de montage de voitures (Sen Iran autos), une usine de piles, des mines de phosphates à Taïba et à Pallo.

Un fief culturel et artisanal

Thiès est une ville jeune et dynamique sur le plan culturel. Elle connaît une grande activité artistique et associative. Toutes les disciplines y sont structurées et représentées, à l’exemple de l’Association Dynamique des Artistes Plasticiens de Thiès, qui fédère les plasticiens dont la plupart dispose de galeries chez l’habitant méconnues du grand public, ou encore l’Association des Comédiens de Thiès. Thiès est en effet un vivier de troupes de théâtre et de comédiens parmi les plus populaires du pays.

Au niveau des institutions culturelles, Thiès s’enorgueillit de disposer de la Manufacture sénégalaise des arts décoratifs, la seule d’Afrique de l’Ouest, où sont tissées et confectionnées des tapisseries, reproductions de tableaux de maître de taille monumentale. L’atelier de production est également ouvert au public.

De nombreux corps de métiers sont regroupés au Village artisanal : sculpteurs sur bois, ébénistes, tanneurs sur peaux, maroquiniers, cordonniers, menuisiers, tisserands, couturiers, peintres, bijoutiers. Ces groupements d’intérêt économique ont remporté à plusieurs reprises le grand prix du Président pour l’artisanat. Le Village artisanal abrite la Chambre des métiers dont le rôle important fait de Thiès un foyer artisanal.

La ville bénéficie également d’un Centre Culturel Régional. En face de la Mairie, une esplanade nommée « Promenade des thiessois » a été aménagée pour accueillir des festivités (concerts, expositions…).

Le Musée historique fut, à l’origine, le lieu d’entrainement de milliers de tirailleurs sénégalais. L’endroit a, depuis, été classé Patrimoine historique. Il conserve des vestiges comme des objets néolithiques et expose des reproductions de scènes historiques.

Une ville de résistance

Le royaume du Cayor, dont est issue la région, a été le fief d’un héros de la résistance contre les velléités colonisatrices françaises : Lat DIOR. C’est également à Thiès qu’a eu lieu en 1948 la première résistance menée par les cheminots pour de meilleures conditions de travail. Au cours de cette grève mémorable s’est révélé Ibrahima SARR. L’écrivain SEMBENE Ousmane évoque admirablement cette lutte pour les droits sociaux dans son roman »Les bouts de bois de Dieu ».

Beaucoup de leaders politiques de l’opposition, comme ceux de la mouvance présidentielle, sont originaires de Thiès. C’est le cas d’Idrissa SECK, actuel Maire, ancien premier Ministre, sorti second de la dernière élection présidentielle. On peut citer aussi feu Boubacar SALL, Talla SYLLA, ancien leader étudiant, chef de parti d’opposition.

Les partis au pouvoir ont souvent eu des difficultés dans cette ville « rebelle ».

Une ville de cohabitation religieuse

La ville de Thiès se situe à 20 kms de Tivaouane, fief de la confrérie musulmane tidjiane, une des plus importantes du Sénégal. La confrérie mouride y est aussi très représentée, certains quartiers portent même son empreinte. Le quartier de Médina FALL a ainsi été fondé par Cheikh Ibra FALL, le plus fidèle compagnon du fondateur de cette confrérie. Deux autres sites de rencontres religieuses se trouvent à proximité de la ville : Ndiassane, Thiénéba.

Thiès est marquée par un Islam ouvert et tolérant qui cohabite avec un catholicisme paisible. La grande cathédrale Sainte Anne, symbole de l’ouverture de la ville, est un chef d’œuvre architectural. On y retrouve une église baptiste et une autre luthérienne. La religion traditionnelle animiste compte aussi des adeptes dans la ville.

Education

La ville est un lieu important de formation. Elle comprend l’École Polytechnique, l’Université (créée en 2007), l’École d’Officiers, l’Ecole des Ingénieurs agronomes (ENSA). Elle dispose de deux lycées et de plusieurs collèges. L’enseignement privé y occupe une place importante avec les écoles privées catholiques comme le Collège Saint Gabriel et Saint Ursule. Des centres de formation commencent également à s’y développer.

Thiès : ville carrefour

D’abord lieu de garnison, Thiès connut un essor avec la ligne de chemin de fer Dakar-Saint Louis. Elle devint le carrefour des anciens royaumes du Djolof, du Cayor et du Baol. La construction de la ligne de chemin de fer de Dakar à Bamako fit de la ville un lieu de passage incontournable. De nombreux ouvriers de la sous-région sont venus travailler à la régie des chemins de fer. Ils sont finalement restés et se sont établis avec leur famille.

Aujourd’hui, la ligne ferroviaire Dakar-Saint-Louis est malheureusement suspendue, mais une liaison journalière Dakar -Thiès est assurée. Thiès est aussi un important carrefour routier car inévitable lieu de passage pour se rendre à la capitale.

Le marché central, qui se situe à proximité de la gare, a été dans l’histoire le lieu de stockage des marchandises qui devaient être acheminées dans d’autres contrées. Des produits divers (fruits, légumes…) provenant des communautés rurales voisines de Notto-Diobass, Pout, Fandène y sont vendus.
Archives Thies

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4 Comments

  1. Anonyme

     Extrait sur la vie et l’œuvre de Mame Tafsir Madoky NDIAYE
     ‘’La face cachée d’un soufi’’
     Venu de Ndiakhirate NDIAYE pour s’installer en plein Cayor vers les années 1890, Tafsir Madoky NDIAYE était sur les traces du Prophète Mouhamed PSL. Il est né en 1868 à Ndiakhirate.
    Fils de Balla Khayta NDIAYE et de Sokhna Gaye MBENGUE, il reçut le Wird Tidjane par le biais d’un marabout appelé Séck NDIAYE de Ndiakhirate.
    Il se donna pour mission de propager la foi islamique et d’enseigner le saint coran. Alors, il prit le chemin de Jankhénne(actuel région de Thiès).
    A son arrivée, il s’installa près de la demeure de Commandant de l’époque Primpain. ‘‘Agacé’’ par le récital du coran des talibés et les nombreuses séances de prières Primpain demanda au saint homme de quitter les lieux et de choisir l’endroit qui lui convint. Madoky pénétra alors dans la forêt de Thiès, ladéfricha, s’y installa et la nomma Randouléne dont le titre foncier N° 1397 lui est attribué (actuel quartier Randouléne Sud).Il y construit une mosquée dénommée aujourd’hui mosquée Tafsir Malick MBAYE (Randouléne Nord), creusa un puits y implanta son cimetière appelé cimetière Madoky à Randouléne.
    Parmi ses nombreux disciples d’origines sociales différentes (fils de boutiquiers, de cultivateurs…) on pouvait y citer l’érudit Tafsir Birame Gambie MBAYE à Randouléne Nord Moussanté Thiès.
    Poursuivant sa mission à savoir l’éducation et l’enseignement du saint coran, Tafsir Madoky reçut la visite du nouveau commandant de cercle de Thiès des années 1913. Il lui proposa un poste de cadis (juge). Mais,se référant sur un qadiss du Prophète Mouhamed PSL qui dit : ‘‘Le meilleur parmi vous est celui qui a appris le saint coran et l’enseigne’’. Il déclina alors l’offre. Il préfère dit-il, demeurer sur sa mission islamique.
    Au demeurant, le 1re Avril 1913 le Gouverneur du cercle de Thièsconvoqua tous les marabouts de Thiès par ricochet : Thiérno Haw (fils de Ousmane HAW et de Aissatou HAW), Thiérno SOW (fils de Amary SOW et Tacko PENDA) Tamsir Momar NDIOUR (fils de Bamalie NDIOUR et de Mairoun SAMBA de Diockoul), Massamba Dieye TOUTE (fils de Massogui KOURRA et de Soukeyna DIEYE), Malamine SENGHOR etc. Doté d’une valeur morale et intellectuelle excellente, Madoky est reconnu comme celui qui occupe le premier rang parmi les marabouts enseignants du cercle de Thiès.
    Mieux, il fut plébiscité par ses paires pour être le premier Imam de la mosquée de Mambara.Avant, ils étaient partis à Tivaouane auprès de Cheikh Seydi El Hadj Malick SY qui a contribué à la réalisation de l’édifice pour qu’il leur choisisse un imam. C’est ainsi qu’il leur demanda de retourner voir Tafsir Madoky NDIAYE. Ce dernier déclina toujours l’offre.Il préfère dit-il, rester encore dans son Dahara à Randouléne pour enseigner le saint coran.
    Eu égard à la dimensiond’un tel Homme, son œuvre et sa vie dédiées entièrement à la souna du Prophète Mouhamed PSL, il urge qu’il sert d’exemples à toutes les générations, son humanisme, sa culture islamique aidant.
    Source : Archives Nationales du Sénégal : réf. dossier 13G68 1912-1913.

    Reply
  2. Anonyme

    Dans ce sens je vous pris de visiter les archives des marabouts de Thies 1912-1913 dans le dossier 13G68 aux archives nationales.

    Reply

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