INFRASTRUCTURES : De nouvelles POSSIBILITES pour l’Afrique

INFRASTRUCTURES : De nouvelles POSSIBILITES pour l’Afrique

Avec des besoins en infrastructures qui frôlent les 100 milliards de dollars annuels, l’Afrique nécessite des financements à la fois divers et novateurs. Et ça tombe bien car une nouvelle institution proposera sous peu de nouvelles solutions en ce sens…

Réunis en sommet à Oufa en Russie, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont officialisé la création de la New Development Bank (NDB), littéralement LA banque du regroupement qui se posera désormais en marge des grandes institutions internationales de financement. Ses dirigeants ont annoncé qu’elle serait en mesure de financer divers projets dès l’an prochain, une fierté pour le président russe Vladimir Poutine, cité par l’Agence France-Presse.

«La nouvelle banque de développement financera des projets énergétiques, de transport ou de développement industriel», a fièrement lancé Poutine après des discussions avec les chefs d’État des autres pays membres, précisant qu’elle entrerait en action dès 2016. «Nous avons déjà sélectionné 50 projets et initiatives sur notre feuille de route», a-t-il ajouté, mentionnant notamment que la création d’un centre de recherche sur les énergies en faisait partie.

Les BRICS représentent aujourd’hui 46% de la population mondiale et 20% du produit intérieur brut (PIB) planétaire, une force non-négligeable appelée à prendre davantage de place sur l’échiquier économique international traditionnellement dominé par les grandes nations occidentales. Et c’est précisément là que la NDB entre en jeu en se posant comme une alternative crédible au système actuel, dans lequel le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), deux institutions régies par les Occidentaux, décident pratiquement de tout sur la planète financière.

Et pour se donner les moyens de leurs ambitions, les BRICS doteront la nouvelle banque d’un capital initial de 50 milliards de dollars, auquel sera associé un fonds de réserve monétaire de 100 milliards de dollars. Son siège sera situé à Shanghai et elle sera présidée par Kundapur Vaman Kamath, actuel président d’ICI Bnk Ltd, première institution financière privée de l’Inde. «Avec une réserve de devises à hauteur de 100 milliards de dollars, nous aurons la possibilité de réagir aux fluctuations du marché de façon adéquate», a précisé Vladimir Poutine.

Autre élément séduisant de la NDB, la volonté affichée de ses membres fondateurs de financer des projets plus risqués qui n’obtiendraient peut-être pas l’aval des institutions traditionnelles. Un aspect que n’a pas manqué de souligner Tito Mboweni, directeur non-exécutif de la NDB et ancien gouverneur de la Banque centrale de l’Afrique du Sud.

«Les BRICS, qui sont tous membres de la Banque mondiale, ont néanmoins constaté qu’il existe des problèmes avec le World Bank Group. Nous voulons lancer des projets d’infrastructure plus risqués et d’autres projets de développement, mais il peut y avoir des cas où nous devrons travailler ensemble», a expliqué Tito Mboweni, citant en exemple le cas du groupe public d’électricité sud-africain Eskom Holdings présentement en grande difficulté. «Nous avons besoin d’une autre banque de développement, mais d’un genre différent.»

Devant pareil projet, l’Afrique semble en excellente position pour devenir l’un des premiers bénéficières de cette nouvelle institution. Et avec l’immensité des besoins sur son territoire, qui s’en plaindra ?

 

Source : Afrique Expansion

Negoce

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