L’Interview du ministre des Forces armées M Augustin Tine qui fait le buzz sur la toile

L’Interview du ministre des Forces armées M Augustin Tine qui fait le buzz sur la toile
Negoce

 

 

M. le ministre, vous avez gagné le département de Thiès où l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, était la tête de liste de la Coalition Mankoo Taxawu Sénégal. Quelle analyse faites-vous de cette victoire ?

Je voudrais, au nom de Monsieur le Président de la République vous remercier pour le merveilleux travail que vous abattez au service de l’information publique, remercier aussi tous les responsables politiques de la coalition BBY à la tête de laquelle nous avons le Premier Ministre Mohamed Boun Abdallah DIONE, féliciter tous les responsables de la coordination départementale de Thiès, les investis pour leur élection et surtout les maires du département de Thiès dont l’apport a été considérable, les mouvements de soutien et les sympathisants. Cette victoire est celle de l’unité, de la cohésion du groupe et de la reconnaissance par la population de toutes les bonnes actions que son Excellence le Président Macky SALL a réalisées dans le département de Thiès. Du referendum en passant par les élections du HCCT jusqu’aux législatives du 30 juillet 2017, les thiessois ont fini par confirmer leur choix et leur adhésion à la politique du Président Macky SALL et la fin d’une aliénation politique qui a trop duré.

C’est vrai que l’écart est assez conséquent dans le département, mais Idrissa Seck demeure le maître incontesté de la commune de Thiès ?

L’écart est historique et symbolise la décision d’une population résolument tournée vers l’avenir, celui de l’émergence de Thiès à travers des projets phares en cours de réalisation qui ont motivé la population de Thiès à conférer au Président de la République la majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner le pays dans la stabilité. Idrissa SECK n’est plus le maître incontesté de la commune de Thiès. Nous avons remporté le département avec un écart de près de 30 mille voix face au maire de Dakar Khalifa SALL, Malick Gakou et Idrissa Seck lui-même. Imaginez donc ce qu’il en serait si le Président du conseil départemental de Thiès était seul face à la machine gagnante de BBY. Il n’a certes pas tenu sa promesse de démissionner en cas de défaite à Thiès, mais nous lui donnons rendez-vous en 2019.

Certains de vos partisans pensent que si Idrissa Seck a encore gagné à Thiès commune, c’est en partie la faute à Thierno Alassane Sall, votre ancien frère de parti et coordonnateur de l’APR dans la commune de Thiès. Partagez-vous cet avis ?

Je rappelle encore qu’il faut relativiser cette victoire de Idrissa SECK dans la Commune de Thies au regard de la composition de la coalition MTS. Mais nous avons beaucoup travaillé conformément à la volonté du Chef de l’Etat de voir tous ceux qui veulent l’accompagner, travailler ensemble et les vaillants responsables de la commune de Thies sont conscients de la situation en attestent les bons résultats qu’ils ont obtenus lors du scrutin du 30 juillet.

Comment avez-vous vécu la démission de Thierno Alassane Sall de l’Apr et les critiques qui ont suivi son départ ?

Je n’aime pas trop me prononcer sur cette question pour avoir déjà tourné la page de ce limogeage qui n’est pas une démission pour plus de précision. C’est le Président de la République, détenteur des pouvoirs de nomination qui a décidé de se séparer de lui en tant que Ministre, laquelle décision est respectée par tous les compagnons du Président que nous sommes. Tout le reste n’est que vaines spéculations. On aura tout entendu sur cette question mais sachez que la loyauté et la fidélité sont des vertus en politique et le Président de la République connaît très bien ses collaborateurs.

Pensez-vous que Thierno Alassane Sall est conséquent avec lui-même ?

Il me semble que j’ai répondu à ma façon à cette question qui franchement nous retarde, je demande à tous les camarades de rester humbles pour pouvoir supporter le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules et laisser les spéculateurs continuer à prêcher dans le vide et quand viendra l’heure de la vérité pour ne pas dire du verdict du peuple souverain, les choses seront encore beaucoup plus claires. Depuis la découverte des gisements de pétrole et de gaz au Sénégal, chacun est devenu spécialiste du pétrole à travers une communication à outrance très décalée de la réalité. Nous, pour avoir cru en Macky SALL, avons choisi le chemin de l’espoir qui est permis avec ces découvertes qui par chance, coïncident avec son régime qui fait de la bonne gouvernance, l’équité et la transparence les conditions de réalisation du Plan Sénégal Emergent. A l’APR et dans le Benno, nous avons clos ce débat pour nous tourner vers la prise en charge des préoccupations de la population. C’est cela notre mission au service de la population.

L’opposition incrimine le fichier et parle de fraude massive. Ne pensez-vous pas que le déroulement du scrutin conforte ses accusations ?

Quand l’Etat a senti la nécessité de redresser la situation liée à la distribution des cartes d’identité biométriques, le Président de la République a saisi le conseil constitutionnel pour permettre aux citoyens d’exprimer librement leur choix, et l’avis de ce dernier (conseil constitutionnel) a permis à ceux qui n’avaient pas reçu leurs cartes de pouvoir exercer en toute souveraineté leur droit de vote. Nous de la coalition BBY, avons plusieurs militants qui n’ont pas voté à cause de cette situation qui a aussi impacté l’électorat de l’opposition. Ce qui n’enlève en rien la crédibilité du scrutin qui a été transparent selon les différents observateurs. Evidemment, ceux qui promettaient aux sénégalais la cohabitation en surestimant aveuglément leurs forces feront toujours preuve de mauvaise foi pour entacher l’image de notre démocratie. Pourquoi voudrait-on nous faire croire l’existence d’une fraude qui n’est en réalité qu’imaginaire dans une démocratie aussi mature que la notre ? L’opposition a-t-elle donc fraudé pour remporter Touba, Mbacké et une petite partie de Dakar ? Il est dangereux de prendre les sénégalais comme des demeurés par une opposition qui excelle dans la calomnie, la violence, la manipulation désormais impossible de l’opinion publique.

Beaucoup ont appelé au limogeage ou à la démission du ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo. Qu’en pensez-vous ?

Je voudrais vous rappeler que M le Président de la République l’a félicité et préciser que nous ne sommes pas dans une situation de crise postélectorale qui nécessite certaines mesures radicales de démission ou de limogeage. Le Ministre Abdoulaye Daouda Diallo est une personnalité honnête, loyale et intègre qui gère son département dans la rigueur et la responsabilité pour assurer à la population un

service public de qualité à travers la gestion de la sécurité des citoyens. Nous l’avons dit, ces irrégularités notées sont à ranger dans le cadre de l’imperfection et de faillibilité humaine puisque dans l’histoire du Sénégal indépendant, nous n’avons jamais assisté à un taux de distribution de cartes d’électeurs de cent pour cent (100%). Il y a eu bien un consensus sur l’ensemble des questions relatives au processus électoral. Ce sont ceux-là qui ont boudé les discussions qui nous tympanisent à longueur de journée. Le moment est donc venu de tourner la page des élections pour réunir les conditions d’un dialogue au service d’un gestion stable des affaires de la Cité conformément à la volonté du Chef de l’Etat qui a toujours été constant dans cet appel.

L’Armée, qui relève de votre département, a beaucoup participé à la sécurisation du vote et même à sa faisabilité en héliportant une partie du matériel de vote dans certains bureaux de Touba, après la pluie qui a emporté les abris provisoires. N’est-ce pas un motif de satisfaction ?

L’armée nationale a toujours été constante dans sa mission publique de sécurisation des citoyens et des opérations électorales. Et je voudrais aussi préciser qu’en plus de Touba, elle a acheminé le matériel de vote au cap vert et en cote d’ivoire. Naturellement, nous ne pouvons qu’être satisfaits de ce travail et C’est l’occasion pour moi de remercier et de féliciter toutes les forces de sécurité à la tête desquelles il ya le Président de la République Chef suprême des armées qui n’ont ménagé aucun effort pour un déroulement pacifique du scrutin.

M. le ministre, vous revenez de la Sierra Leone pour apporter le soutien de l’Etat sénégalais à ce pays frère. Pouvez-vous faire un compte rendu de ce voyage ?

-Nous nous sommes rendus en Sierra Léone au nom de son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République, du gouvernement et au nom du peuple Sénégalais pour présenter au gouvernement et au peuple frère de Sierra Léone nos condoléances les plus attristées, suite à la coulée de boue survenue le 14/08/2017 à Freetown.

Face à ce drame, le Sénégal s’associe à la peine avec des frères et sœurs de Sierra Léone, exprime sa solidarité et sa compassion.

En ce moment de douleur, nous nous inclinons devant la mémoire des victimes et avons une pensée pieuse à l’endroit des familles éplorées.

Le peuple de la Sierra Léone, à travers son gouvernement a été très touché par ce geste à l’endroit d’un pays Frère et a tenu a exprimé toute sa reconnaissance et sa gratitude au gouvernement du Sénégal.

 

Vous évoquez récemment la nécessité de trouver un cadre commun pour combattre le terrorisme au niveau de la sous-région. Qu’en est-il ?

-Oui lors de cette rencontre de haute facture organisée au Sénégal dans le cadre de la FBI academy que j’ai eu l’honneur de présider,

nous insistions sur la nécessité de trouver un cadre commun de concertation pour harmoniser les stratégies communes de lutte contre ce fléau qui gangrène le monde entier en général et la sous-région en particulier en attestent les événements survenus récemment au Bukina Fasso. Cela prouve qu’aucun pays n’échappe à cette menace qui est au cœur des questions de la gouvernance de son Excellence Monsieur le Président Macky SALL.

La volonté politique est clairement exprimée par les différents pays du monde entier et des jalons sont bien posés dans ce sens particulièrement dans le volet de la sensibilisation et de la prévention.

 

 

Observateur

5 Comments

  1. Nay léer

    Il ne sert à rien de se voiler la face et de se mettre à attendre le chant du coq alors qu’il est midi. Vous êtes mêmes convaincus que Idy lui même est désemparé et se sait déjà enseveli dans le magma des hommes du passé. mais puisque vous nous donnez RV pour 2019, vous ne perdez rien pour attendre. votre réveil n’en sera que brutal et la confirmation de la déchéance de votre mentor plus pimentée. A très bientôt mon cher.

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  2. Nay léer

    Mon frère, si ce que vous avancez est avéré et si tant est que ce que vous retenez de Mr Sall est digne de foi, qu’est-ce qui explique alors ses incessants aller-retour dans le gouvernement? Lorsqu’on a des principes, on les défend et les respecte. Au nom du respect de ces soit disant principes, il n’aurait jamais dû revenir dans le gouvernement.

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  3. Diaspora

    Mr Tine vous insistez sur la composition de la coalition MTS pour justifier la victoire de Idrissa Seck sur la commune de Thiès. Qu’en est-il de la composition de la coalition BBY (PS + AFP + APR + LES INOMBRABLE TRANSHUMANTS). Vous nous prenez vraiment pour des demeurés. Idrissa Seck est dans le coeur des thièssois qui vous montré encoorss une fois que leurs consciences ne sont pas à vendre. 2019 n’est plus loin.

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  4. Neutre

    Mr le ministre, je suis dessolé de vous entendre parler ainsi de Mr Sall. Contrairement aux jouisseurs de la république, il a pose un acte jamais enregistré dans l’histoire politique du Sénégal. Renoncé des privilèges, au nom l’intérêt collectif, c’est ce que nous avons retenu, nous peuple senegalais, de Mr Thierno Sall…..

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