octobre 18, 2017

INVESTISSEMENT : Une Afrique qui AVANCE à pas de géant !

INVESTISSEMENT : Une Afrique qui AVANCE à pas de géant !

L’Afrique a enregistré une progression de 136% de ses Investissements Directs Etrangers (Ide) en 2014, rapporte l’édition 2015 de l’étude Africa Attractiveness Survey du cabinet EY. Des flux qui se chiffrent à 128 milliards de dollars et faisant du continent africain le deuxième plus grand destinataire de flux des Ide au monde, après l’Asie-Pacifique. Les secteurs de l’immobilier, l’hôtellerie et la construction sont les plus attractifs, avec une part de 43,8% de la valeur du capital et 33,6% de la création d’emplois, selon ce rapport qui en est à sa 5e édition.

Ces chiffres confirment les prévisions de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), qui via son rapport sur les Perspectives économiques en Afrique, parlait en mai 2014 d’un montant record de 80 milliards de dollars sur la totalité des 54 pays africains, avec une croissance moyenne de 4,8 % en 2014 et 5,7 % en 2015. Ainsi, depuis les années 2000, le flux des Ide a été multiplié par quatre (4), grâce notamment aux pays émergents qui investissent en masse en Afrique avec, en tête, la Malaisie, l’Inde et la Chine. En 2011 par exemple, leurs investissements directs vers le continent atteignaient respectivement 15,9, 13,5 et 11,8 milliards de dollars. Mais ces dernières années, de nouveaux acteurs émergents comme le Brésil, la Russie ou la Turquie s’intéressent également au continent.

Pour autant beaucoup d’experts s’accordent à dire que cette manne doit être suivie d’actes concrets visant à faire décoller le continent qui a encore de nombreux défis à relever à commencer par l’emploi des jeunes. En effet, selon les estimations, l’Afrique subsaharienne comptera dans les vingt (20) prochaines années, plus de main-d’œuvre que l’ensemble du reste du monde du fait de la forte croissance démographique annoncée ici et là.  Cette nouvelle population en âge de travailler devra pouvoir accéder à des emplois bien rémunérés et qualifiés. Mais pour ce faire, il faudra investir davantage dans l’éducation afin de leur offrir une formation adaptée aux attentes du marché.

Par ailleurs, il faudra que le continent puisse offrir un meilleur environnement à l’investissement, c’est-à-dire réduire les coûts de transport et de distribution d’énergie, éliminer les barrières commerciales formelles et informelles, rendre le marché du travail plus souple, etc. Par ailleurs, l’Afrique a besoin de stimuler le secteur de l’industrie agroalimentaire. L’agriculture emploie 60 à 70% de la population active mais ne représente que 20% de la valeur ajoutée totale, selon la Banque mondiale. Ainsi, la productivité du secteur agricole reste largement insuffisante. Il est donc essentiel de soutenir les petits exploitants en leur donnant accès à des technologies modernes, des services financiers adaptés et un meilleur accès aux marchés par exemple.

Mais avant tout, l’Afrique doit absolument réduire son déficit en infrastructures. Pour cela, le continent devra débourser 93 milliards de dollars par an au cours de la prochaine décennie, selon les estimations de la Banque mondiale. Sans cela, il ne pourra aucunement prétendre concurrencer les autres régions du monde. Enfin, l’un des principaux défis du continent africain demeure le manque d’accès à l’électricité. Les coupures fréquentes d’électricité coûteraient à l’économie africaine entre 1 et 4 points de pourcentage de Pib et seul un Africain sur trois a accès à l’électricité.

Source : Afrique Expansion

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