BBY THIES

« JE NE SUIS PAS CHARLIE » : La compagne de Charb dénonce L’HYPROCRISIE de la France après l’assassinat de son compagnon

« JE NE SUIS PAS CHARLIE » : La compagne de Charb dénonce L’HYPROCRISIE de la France après l’assassinat de son compagnon
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La chaîne française d’actualité TF1 a reçu hier Jeannette Bougrab, la compagne du dessinateur Charb (de son vrai nom Stéphane Charbonnier) qui a été assassiné mardi au cours de l’attaque menée dans les bureaux du journal satirique Charlie Hebdo. Observant que tout le monde s’unissait autour de Charlie Hebdo, elle a déploré que la société n’ait rien fait quand son compagnon et les autres victimes étaient accusés de racisme et d’islamophobie, et continuellement menacés de mort.

« Quand vous recevez des messages de haine sur internet, sur les fils, de manière anonyme, bien sûr, ou sur Twitter. (…) Ils étaient obligés de faire appel à la générosité des lecteurs pour pouvoir survivre. (…) On les a stigmatisés en leur disant que c’était eux, les racistes. (…) La république est coupable. Ils étaient systématiquement protégés par la police. Des messages de haine sans que personne, dans l’indifférence, se lève pour les défendre. C’est la réalité. On aurait pu éviter ce massacre, on aurait pu éviter ce massacre et on ne l’a pas fait. Alors on doit s’interroger pour savoir pourquoi on ne l’a pas fait. »

«Je l’aimais pour ce qu’il était. C’était quelqu’un qui était prêt à mourir pour ses idéaux. Est-ce que vous connaissez des gens qui sont capables de mourir pour leur idéaux aujourd’hui? Non. » (…) « Je ne veux pas chercher d’excuses à ces… à ces …. Je ne veux pas connaître le passé de ces gens. Ce sont des bourreaux qui assassinent des innocents et des combattants ». « Charb savait qu’il allait mourir. (…) Je lui disais que nous devions quitter la France. J’étais convaincue que nous étions dans une époque insurrectionnelle et que notre sécurité n’était pas garantie (…). Il ne riait pas de ces menaces, ce n’est pas vrai. C’était un combattant de la liberté, il était attaché à cet idéal républicain. Il vivait avec la peur, il savait qu’il allait être un jour assassiné. On se le disait ensemble, il est ce qui aurait pu être un Theo Van Gogh, qui est ce réalisateur hollandais qui a été assassiné aux Pays-Bas», a dit Bougrab, qui était secrétaire d’État dans le gouvernement de François Fillon. «Quand on vit avec une épée de Damoclès au dessus de la tête, on ne vit pas sereinement».

 

Source : express.be

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