La révolution du riz : Comment le groupe Sefrioui veut développer la filière au Sénégal

La révolution du riz : Comment le groupe Sefrioui veut développer la filière au Sénégal

Dans quelques mois, la plus grande rizière du pays, verra le jour dans le Nord du Sénégal, précisément dans les communes rurales de Dodel et de Demette. Ce projet d’un coût global de 69 milliards vise à participer à résoudre la question de l’autosuffisance en riz du Sénégal en produisant du riz paddy de qualité sur une superficie de 10 000 hectares. Piloté par le groupe marocain Sefrioui qui comprend notamment le pôle immobilier Addoha, les cimentiers Cimat et Cimaf, ce projet va apporter 115 000 tonnes de riz annuel au Sénégal et permettra de réduire à hauteur de 15% le déficit en riz qui est de 1 million de tonnes au Sénégal par année. Ce projet intervient dans un contexte où la consommation de riz au Sénégal est de 1,6 million de tonnes par an. «Aliment de base au Sénégal, sa consommation ne cesse de croître sous les effets de la pression démographique et de l’urbanisation galopante. Paradoxalement, malgré la mise en œuvre d’une politique volontariste de l’Etat, les importations ne fléchissent que légèrement ».

Le projet du groupe Sefrioui porté par sa filiale AFRI Partners présente plusieurs avantages : la contribution à la sécurité alimentaire du Sénégal, la participation à la réduction des importations de riz et du déficit de la balance commerciale ainsi que le développement et la modernisation de la filière rizicole. Autres avantages du projet, et non des moindres, les populations autochtones vont bénéficier de l’aménagement de 2000 hectares et d’un accompagnement technique leur permettant d’améliorer considérablement le rendement de leur production. Ainsi, ils pourront passer d’un rendement de 5 tonnes l’hectare, souvent dans de faibles superficies, à rendement de 10 t/ ha voire faire une double culture.

Par ailleurs, AFRI Partners, propose la mise en place de contrats de culture, c’est à dire que le promoteur s’engage à racheter toute la production des surfaces mises à la disposition des villageois. Les différentes communes, à savoir Dodel et Demette ont signé des protocoles d’accord avec les marocains et sur la période du projet des investissements de 2 milliards seront effectués en faveur des populations, cela sans compter la partie RSE de l’entreprise. En termes d’emplois, c’est 1500 emplois qui seront créés.

«Dans l’Ile a Morphil, il y aurait près de 250 000 hectares de terres non utilisés, le projet ne bénéficie que de 4% de ces terres et d’autres projets sont nécessaires pour l’atteinte des objectifs de sécurité alimentaire. Contrairement à ce qui a été dit, les populations ont largement adhéré au projet ». Afri Partners a effectué un long travail de sensibilisation sur les populations concernées avec l’appui des communes et sous la coordination de la gouvernance de Saint Louis. Sur cette base, un protocole a été ratifié par les maires, suite à des délibérations favorables des conseillers ruraux.

« Le Sénégal a besoin de ce projet ». En moyenne un sénégalais consomme 90 kilos de riz par an. Sur la production de 642 000 tonnes, seulement 149 000 tonnes sont transformés. Le projet de Afri Partners aura le mérite de corriger cette tendance. «Il y a des terres et de l’eau dans la vallée, nous ne pouvons pas les laisser inexploitées. Il est important que l’Etat puisse donner carte blanche dans des projets de cette nature qui développent l’agriculture ».

Pour rassurer les populations, des sources proches des Domaines, indiquent que les marocains ont reçu un bail et l’Etat du Sénégal reste propriétaire des terres. «C’est un bon projet qu’il faut encourager et permettre sa mise en route, car il y a une révolution de la culture du riz qui se profile à l’horizon ».

Negoce

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