septembre 19, 2017

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BBY THIES

L’AFRIQUE FACE A SES PREDATEURS PAR LE CHEIKH BACAR DIAGNE

L’AFRIQUE FACE A SES PREDATEURS PAR LE CHEIKH BACAR DIAGNE

Ce début du 21e siècle se caractérise en Afrique par la montée des violences civiles alimentées par la rébellion des dirigeants politiques contre le diktat des chancelleries occidentales. Le principal mobile de cette situation de crise généralisée, c’est la mobilité massive des capitaux qui loin de constituer un progrès pour le continent noir, s’avère une régression totale pour nos économies déjà malmenées par des sécheresses cycliques et une insuffisance technologique. Dans un marché mondial impulsé et orchestré par l’Europe et l’Amérique, entièrement dominé par les trusts et détenteurs de capitaux, le sous développement s’aggrave en Afrique et dans tous les pays non industrialisés, et certains parmi nos chefs d’Etats, transformés le plus souvent en simples valets des politiques impérialistes sont presque partout mis au pas. Pour les peuples africains et ses nouvelles avant-gardes, la démocratisation est une plaisanterie. Un argument brandi depuis le sommet de la Baule où, devant un aréopage de dirigeants africains, François Mitterrand dictait les nouvelles règles de la coopération française.

Depuis ce virage historique dans la domestication générale des dirigeants africains, beaucoup parmi eux ont fait les frais de la danse du scalp qui a accompagné la pénétration des capitaux. De Thomas Sankara à François Bozizé, de Hisséne Habré aujourd’hui dans les griffes d’une prédiction mise au pas à Abdoulaye Wade chassé du pouvoir par la complicité du capital français. Tous avaient refusé de monnayer leur loyauté politique contre le pouvoir et la sécurité.

Aussi doit-on savoir que la chute de Bozizé du pouvoir, se fut nullement l’aboutissement de la volonté des masses centre africaines en mouvement, mais le résultat d’une sordide conspiration entre la France et le Tchad dont les autorités ont gracieusement ouvert leurs frontières à Hotodia et aux forces armées qui ont exécuté les plans ourdis depuis Paris et Ndiaména. Pour ceux qui connaissent bien la situation dans la République centrafricaine, François Bozizé ne pouvait nullement être victime d’une insurrection endogène. Il était, au moment de son départ, adulé de toutes les forces sociales et communautaires dominantes dans ce pays.

C’est pour l’avoir connu personnellement à approché dans des moments cruciaux de son magister que je formule ces témoignages. Seule la restitution de la vérité, qui incombe à tout témoin par rapport à ce dont, il témoigne que je m’exprime Malgré la différence de confession, il freinait en charge, tous les ans, les frais de pèlerinage au lieu Sain de l’Islam, d’une dizaine d’Imam et autres dignitaires musulmans. Dans ce même ordre d’engagement social qu’il agissait également à l’égard du clergé centrafricain. C’est le lieu de regretter le défunt Président Omar Bongo qui avait la perspicacité de comprendre que les ressortissants centrafricains qui s’agitaient à l’étranger pour installer clientéliste et des émeutes à Bangi, n’agissaient que pour raquettier le pouvoir. Il les appelait et satisfaisait leurs appétits au nom de la paix et la concordance dans cette région d’Afrique. François Bozizé a décliné en refus face à l’offre d’un véhicule de luxe qu’il répugnait de prendre par respect et solidarité pour son peuple. Dans le même mouvement, il a gracié et pardonné à ses adversaires, parmi lesquels Patassé et Kolingmba pour consolider la stabilité en Centrafrique. Ainsi, pour raison un tel homme ne peut pas se présenter aux prochaines consultations présidentielles.

L’exemple de Blaise Compaoré est là pour rappeler aux autres que le soutien des occidents reste toujours précaire pour nos chefs d’Etat.

En examinant la liste des tyrans et dictateurs qui ont servi dans le monde depuis la seconde guerre mondiale, on constate qu’ils ont tous été fabriqués aux Etats Unis. Pour ne citer que l’Amérique latine, rappelons Batista à Cuba, Duvalier en Haïti, Pinochet en Chili, Perez Jiménez à Venezuela ou encore Somoza au Nicaragua. Les Etats Unis ont même envahi le Panama pour capturer le président Noriega, qui ne n’était pas plié à leur volonté, dont comme Saddam Hussein en 2003. Contre ce dernier, les américains s’étaient préparés à introniser Nizar al-Kazraji à Bagdad.

Ce même Kazraji qui avait supervisé l’utilisation des armes chimiques contre les Kurdes en 1998. Le Danemark s’était apprêté à le juger pour crimes de guerre quand les services secrets américains l’ont enlevé pour le garder en réserve et en faire le prochain Tyran en Irak. Et nous voici, nous africains, condamnés a regarder le triste spectacle de l’histoire qui se répète sur notre Grande Nation.

La situation qui prévaut aujourd’hui chez nous, avec le pseudo-procès de Hisséne Habré enseigne mieux de cette contre-offensive de l’impérialisme français pour le but de museler toutes les forces et les personnalités hostiles à sa domination dans le Continent. Inquiète pour son avenir, cette France qui ne pèse plus rien dans l’échiquier international, s’agrippe à des régimes politiques encore hésitantes à trouver la voie de la véritable indépendance. Eternellement victime de ses partenaires, l’Allemagne, l’Amérique et la Grande Bretagne notamment, la France, armée permanente, va inexorablement à la faillite économique et culturelle.

Sa première condition pour survivre, c’est d’exister. En Afrique, son existence aujourd’hui tient au fil tchadien qui lui tend son ami de l’heure Idris Déby.

N’est-ce-pas un Français, Claude Cheyson qui fut l’homme de la convention de tomé, qui l’a préparée et fait adopter de 1975 à 1989. Aujourd’hui un accord de partenariat, lui succède, les APE, et la forteresse tchadienne constitue une base solide pour animer la propagande et fidéliser les plus récalcitrants. Sinon, comment expliquer que le dispositif mis en action à l’ombre, tous les autres acteurs de la DDS dont Déby lui-même qui fut son chef d’Etat Major.

Les acrobaties judiciaires de Dakar à travers les dites chambres Africains et les querelles de Bangui sont condamnées par toutes les élites et les populations africaines en tant que manœuvres visant à faire main basse sur l’Afrique et ses richesses naturelles, mais elles s’imposaient guère dans les esprits comme avancée démocratiques.

Les ONG spécialisées et les gouvernants ont grand-peine à les faire passer pour telle, et ceux qui le prétendent ne sont ni convaincants ni même convaincus.

Dans toutes les phrases de son faux partenariat avec l’Afrique, l’Europe a toujours été démasquée, et montré la face honteuse de ses menées prédatrices. Apres les missions civilisatrices du 19e siècle, ce furent les conventions de Lomé 1, 2, 3, 4 pour le développement du Contient. Aujourd’hui c’est la denrée « démocratie » qui est brandie pour allécher les populations qui, entretemps ont atteint un degré de maturité que l’Europe ne peut encore apprécier correctement, ou qui elle feint d’ignorer

Mais, quelle que soit l’issue de ce conflit, la sortie de scène de ces arguties fallacieuses (civilisation, développement, démocratie) donne une leçon à tous ceux qui se précipitent vers les pièges d’un prêt-à-penser trop hâtivement construit et délèguent la tache de donner du sens à un monde complexe à des medias trop enclins à faire leurs choux gras d thèses caricaturales. D’autant que ce monde est revenu, avec le conflit au Nigeria, au Mali et en Iran, aux premiers temps de l’ère moderne, à l’ère des luttes d’influences et des confrontations armées. Espérons dés lors revenir au respect de nos valeurs fondamentales et faisons face aux tendances impériales de l’Europe aux cotés de tous les peuples d’Afrique.

Cheikh Bacar DIAGNE

Président APS / Mission 313

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