BBY THIES

L’AGRICULTURE AFRICAINE : La DEPENDANCE alimentaire

L’AGRICULTURE AFRICAINE : La DEPENDANCE alimentaire
Negoce

[template id= »821″]

 

L’agriculture africaine encore très fortement composée de petites exploitations artisanales, ne parvient toujours pas à répondre aux demandes de sa population alors que les trois quarts de la population africaine travaillent dans le secteur agricole qui fournit ainsi près de 60% des emplois sur le continent. En cause, une production qui n’a cessé de baisser au cours de ces dernières décennies pendant que la population a continué à augmenter, et une dépendance à l’importation des produits agricoles de plus en plus accrue qui a fait de l’Afrique le continent le plus dépendant du monde au niveau alimentaire.

Beaucoup de pays africains aujourd’hui sont contraints, pour satisfaire à la demande intérieure de plus en plus forte, d’importer certains produits, notamment les denrées alimentaires de bases telles que les céréales, la viande, le lait, les pommes de terre et le sucre qui ne sont pas entièrement couverts par la production nationale sujette à des aléas climatiques. En Tunisie par exemple, les produits céréaliers représentent 40% des importations alimentaires du pays. De même, l’Algérie avec 75% de ses besoins alimentaires assurés par les importations, est devenue le premier importateur africain de denrées alimentaires, notamment le lait dont il est le plus grand consommateur dans le Maghreb avec une consommation moyenne estimée à 110 litres de lait par habitant et par an.

En Afrique subsaharienne, la facture des importations de produits alimentaires se révèle être également très élevée par rapport au PIB. Selon l’ Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), pendant les périodes de hausse des prix des produits de base de ces dernières années, ces pays pouvaient dépenser en moyenne jusqu’à 5 voire 6% de leur PIB pour importer des denrées alimentaires. Mais face à l’explosion au niveau mondial des prix de certains produits céréaliers comme le riz et le blé, l’Afrique qui consacre déjà 33 milliards de dollars chaque année pour l’importation des produits alimentaires, a du mal à suivre le rythme. En effet, les États africains sont de plus en plus incapables de peser sur ces prix qui devenus comme ceux du pétrole très sensibles aux spéculations dans certains grands pays producteurs, affectent les populations les plus vulnérables.

Par ailleurs, les mauvaises récoltes liées principalement à l’irrégularité des saisons pluviales dont dépendent les productions agricoles dans beaucoup de régions africaines, empêchent les agriculteurs africains de répondre aux besoins des populations locales de plus en plus en demande. Pour l’Organisation des Nations Unies, il ne fait donc aucun doute que les deux éléments ainsi cités, sont à l’origine de la famine et de la malnutrition chronique (30% de la population africaine sont victimes de la faim) dont souffre une partie du continent. D’où l’importance d’une forte augmentation des investissements dans l’agriculture africaine pour l’aider à passer d’une agriculture de substance à celle tournée vers un marché plus important.

 

Source : Afrique Expansion

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…