août 24, 2017

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LAMINE NDIAYE, PRÉSIDENT NATIONAL ARCOTS : « Au Sénégal, on oublie vite les morts »

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Comment appréciez-vous la situation des artistes comédiens du Sénégal en général ?

On vit une situation morose. Il y a des choses à déplorer et auxquelles il faut remédier. Il faut que le théâtre retrouve son lustre d’antan. Nous avons un peu raté notre mission parce que voguant dans la facilité. Il faut reprendre certaines choses. Il faut redéfinir les objectifs et les missions assignées. Il faut qu’on revoie notre copie, en bref.

Que devrait-on faire pour les figures du théâtre disparues et celles qui sont encore en vie mais dont on ne parle plus ?

Celui qui quitte ce bas-monde est tout de suite oublié au Sénégal. Quand on pèse le pour et le contre de tout ce qu’ils ont fait pour le Sénégal, on doit au moins s’occuper de leurs familles. Les artistes du quatrième art ont participé à l’éducation de beaucoup de générations. Ils ont sensibilisé les masses et participé à la construction du Sénégal. Ils ont voulu apporter leur pierre à l’édifice. Donc lorsque certains d’entre eux quittent ce bas-monde, il faut qu’on se rappelle un tout petit peu d’eux. Mais on retrouve une famille qui n’a plus rien. J’ai vécu cette expérience il n’y a pas longtemps. J’ai failli moi-même pleurer. Je demande aux autorités en guise de reconnaissance de prendre en charge la famille de ces icônes du théâtre disparues. C’est une demande légitime parce que ce sont des gens qui ont beaucoup apporté à cette nation. Ils sont des fils de la nation on ne doit pas les oublier. C’est important ce qu’ils ont fait.

Quel doit être le rôle de l’association que vous dirigez dans ce combat ?

En tant que président national, je dis que le théâtre a un rôle éminemment social. Non seulement parce qu’il vit de la rencontre mais s’inscrit dans une société et une civilisation qui voudraient se développer. Il est à la fois produit et expression. Il exprime les préoccupations essentielles, les angoisses, les idéologies, les pulsions profondes. Avec un engagement vital, ce théâtre nous aide dans ses formes les plus nobles à interroger notre monde, à nous poser des questions, à entrevoir des réponses possibles pour que culturellement notre cadre de vie baigne dans le mieux être. En tant qu’art et matière culturelle pouvant donner à l’homme un développement écologique, physiologique, sociologique, le théâtre peut aider dans l’émergence des langues, des notions et mode de vie, de cohésion sociale, d’éducation et de paix. Il contribue au développement. C’est un médium de communication et d’administration. Il a sa place entière sur la palette des matières pédagogiques qu’on doit appliquer.

Source : Enquête

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2 Comments

  1. Cissokho

    Je ne me suis pas relu. Par conséquent il y a quelques fautes de conjugaison ,d’accord ou des inattentions dans mon commentaire.

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  2. Cissokho

    Je soutiens les artistes. Respect à l’art et aux artistes pour leur contribution historique dans l’histoire de toute société civilisée. Le plan « Sénégal émergent » doit prendre en compte ce patrimoine culturel que constitue le théâtre, le cinéma pour réussir. Les pays auxquels nous voulons « ressembler » au terme de notre projet de développement ont bien gardé, adulé, iconisé leur artistes, témoins et moteurs de leur histoire, au point d’étudier leurs œuvres théâtrales dans les écoles et les universités.
    Je ne suis pas artiste pourtant mais ma formation en histoire me fait bien prendre conscience de l’importance du rôle l’art dans la construction des nations fortes. Donc ça vaut de coup de ressusciter les icône du théâtre et du cinéma au Sénégal et en Afrique. Ces quelques idées qui vont suivre me paraissent réalisables et bénéfiques non seulement pour les familles de nos artistes d’antan, mais aussi pour toute la culture sénégalaise.

    Tous les acteurs du monde de la production audiovisuelle, journalistique, politique doivent s’y mettre. Si l’on veux que les familles de nos artistes bénéficie de l’apport de leur, mari, père, dans l’art et la société , ils faut que leurs œuvre soient rejouées par les jeunes artistes par exemple et que ceux-ci partagent les retombées avec les auteurs et défunts artistes.
    Mieux, nos universitaires , journalistes, écrivains ou autres intellectuels pourraient travailler sur les thèmes des pièces des troupes de l’après-indépendance , produire des romans ou autres pièces théâtrales ( le théâtre est une excellente littérature, vivante avec ses dialogues et monologues…), les vendre et en faire bénéficier aux familles des artistes.
    Je suis sûr qu’il y a d’autres idées qui vont dans le même sens.
    Bonne continuation M. Lamine Gueye.

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