août 18, 2017

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Le basketteur Thiessois El Kabir Pène veut aider les jeunes sénégalais

Le basketteur Thiessois El Kabir Pène veut aider les jeunes sénégalais

Le joueur de l’Union Rennes Basket profite de la capacité de mobilisation du club pour venir en aide aux jeunes de sa ville natale, au Sénégal. En 2013, il a créé l’association Ya Thi’Breizh.

Ancien joueur de Pro A, et international sénégalais, El Kabir Pène aurait pu rêver plus grand, en 2013, après une belle saison qui lui ouvrait la porte de clubs plus prestigieux. «Séduit par la ville et les valeurs du club», il décidait de rester à l’URB.

Afin «d’anticiper l’après-carrière et de reconnecter le sport avec la vraie vie», il part organiser un camp de basket au Sénégal, dans la ville de Thiès, où il est né.

Il demande alors au club de Rennes de l’épauler. Séduits par le projet, les dirigeants de l’URB décident d’aller plus loin, en montant «un vrai projet solidaire, éducatif et environnemental», explique Erwan Guillet, le vice-président du club. L’association Ya Thi’Breizh (pour « espoir », en sénégalais, Thiès et Bretagne) est née.

Depuis trois ans, les meilleurs élèves de la ville participent à des stages de quelques jours. « Je ne voulais pas récompenser les meilleurs sportifs, mais ceux qui travaillent le mieux à l’école, pour montrer que c’est grâce à l’éducation que l’on peut s’en sortir », explique le joueur franco-sénégalais.

Construction d’une école

En parallèle, l’URB organise des matchs de solidarité, des récoltes de fournitures dans les écoles et les clubs de basket, et lance un appel aux dons. Un premier container, rempli de matériel éducatif, médical, informatique et sportif, est envoyé à l’été 2014. Depuis, trente écoles et clubs de baskets, un hôpital et trois dispensaires ont été équipés.

Afin de pérenniser ces oeuvres, Kabir souhaite maintenant construire une école d’excellence. Doté d’un internat, l’établissement permettra aux meilleurs élèves de la région de poursuivre leurs études après le primaire. «De nombreux jeunes Sénégalais très brillants sont déscolarisés après le primaire, car les collèges et lycées se trouvent parfois à des dizaines de kilomètres de chez eux. C’est un vrai gâchis pour le pays», déplore le joueur.

L’association prévoit de solliciter les entreprises du bassin rennais pour le financement du projet. Kabir souhaite aussi qu’elles accueillent les futurs élèves en stage. Le basketteur espère ainsi « que ces jeunes reviendront au Sénégal avec un savoir-faire et des projets pour l’économie du pays ».

En lien avec l’économie rennaise

De son côté, Erwan Guillet, lui-même chef d’entreprise à Saint-Jacques-de-la-Lande, se félicite que beaucoup d’entreprises soient intéressées. « C’est un projet que nous voulons lier à l’économie rennaise.»

L’association compte également 145 adhérents et une quarantaine de bénévoles, grâce auxquels les missions caritatives ont pu être menées à bien depuis 2013.

Jactiv.ouest-france.fr

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