août 21, 2017

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Le caïd Igho M. Efe et Cie tombent à Saly où ils s’étaient terrés avec leur impressionnant butin

Le caïd Igho M. Efe et Cie tombent à Saly où ils s’étaient terrés avec leur impressionnant butin

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A l’instar de Thiès en proie à une recrudescence de l’insécurité, la capitale du Nord est également la cible d’un redoutable gang armé et outillé, tenu par des caïds nigérians et sierra-léonais. A leur actif, le cambriolage de deux magasins grossistes du marché Tendjiguène de Saint-Louis, ponctué par un impressionnant butin. Les éléments du gang sont tombés à Saly où ils s’étaient terrés dans l’optique de perpétrer d’autres casses.

Fin de parcours pour les éléments d’un redoutable gang armé, structuré et parfaitement outillé, qui avaient fait de la capitale du Nord, leur cible de prédilection. Il s’agit de quatre caïds issus de la sous-région (Nigeria et Sierra Léone) où ils ont fait leurs preuves. Traqués dans ces pays, le Nigérian Igho Michael Efe, cerveau du gang, son compatriote Kamanda Kai et leurs acolytes sierra-léonais, Agu Sunday et Foday Tamba, qui avaient mutualisé leurs forces, ont choisi de poser leur baluchons au Sénégal, dans l’optique de reprendre du service.

Comment Igho M. Efe et Cie ont peaufiné leurs casses

C’est dans cette logique que les nommés Kamanda Kai, Agu Sunday et Foday Tamba ont régulièrement débarqué à l’aéroport de Dakar, le 26 septembre dernier. Maîtrisant parfaitement les formalités de séjours des étrangers au Sénégal, ils ont par la suite rallié le poste frontalier de Rosso-Sénégal pour se faire estampiller, sur leur passeport respectif, le cachet «Entrée et Sortie». Ce préalable accompli, les trois caïds ont fait cap sur Saint-Louis. Sur place, en toute discrétion, Kamanda Kai et Cie procèdent à une inspection des commerces d’envergure à cibler. Cette tâche accompli, le trio qui a rendu compte à son chef (Igho Michael Efe) pouvait préparer la venue de celui-ci à Dakar. Ce qui fut effectif le 14 novembre dernier. Igho M. Efe est accueilli à l’aéroport de Dakar par ses hommes de terrain. Etant à présent au complet, la bande s’est attelée à l’acquisition d’outils performants pour procéder à des casses les plus délicates. C’est le cas notamment de marteaux de 20 Kg, de gants, de brins arrache clous… à même de défoncer des portes en fer, des coffres-forts, de trouer des murs en béton… Rompus à ce type d’exercices compromettants, Igho M. Efe et Cie ont pensé à tout, même à une stratégie permettant de contenir le bruit des brins, à l’aide d’un type de morceaux de tissu à poser entre les murs et les brins, ou en usant d’une diversion consistant à détourner les regards des vigiles par des gestes et paroles, pour opérer en toute quiétude.

Deux cambriolages en l’espace de deux jours

Leurs cibles identifiées, le matériel en place, la stratégie peaufinée, Igho M. Efe et ses acolytes sont entrés en action dans la nuit du 16 au 17, puis dans la nuit du 19 au 20 novembre 2014, en s’attaquant respectivement aux magasins des commerçants Serigne Khole et Mbaye Guèye, établis au marché de Tendjiguène de Saint-Louis. Pour accéder dans le magasin du commerçant Serigne Khole, les éléments du gang ont réussi la prouesse de trouer trois murs mitoyens, sans attirer le moindre soupçon. Une fois à l’intérieur, ces pro de la casse ont défoncé le coffre-fort de leur victime et ont vidé son contenu fort de la somme de 1 020 000 FCfa. Ils ont en sus fait main-basse sur un important butin composé de téléphones portables haute gamme, d’appareils photos numériques, d’un important lot de bijoux en or et plaqués or, des montres de valeur, des cheveux naturels onéreux, ainsi que plusieurs cartes de recharge téléphonique.

Au cours du second cambriolage perpétré dans la nuit du 19 au 20 novembre, les malfrats ont réussi à faire une entaille sur la terrasse, avant d’accéder au rez-de-chaussée. Une fois dans le magasin, ils ont, là également, défoncé le coffre-fort, pour empocher, entre autres montants, la somme de 12 000 euro (1 400 000 FCfa) plus un butin composé d’appareils électroniques, numériques, bijoux en or et objets de valeur. Après avoir perpétré le premier cambriolage, les malfrats s’étaient rendus à Louga où ils ont bradé une partie du butin, avant de revenir à Saint-Louis pour commettre le second cambriolage.

Les circonstances de leur arrestation à Saly

Saisis par les victimes, les pandores de la Brigade de recherches de Saint-Louis ont procédé aux constants d’usage en s’intéressant aux boîtes ayant contenu les téléphones portables volés et laissées sur place. La poursuite de l’enquête a permis de retracer l’itinéraire des malfrats qui avaient fini de se terrer à Saly. Un dispositif est déployé le 25 novembre à la station balnéaire de Saly. Dès le lendemain, les pandores y ont interpellé une dame en possession d’un des téléphones portables volés. Remontant la piste, les hommes en bleu de Saint-Louis, assistés de leurs collègues de Saly, sont venus à bout d’Igho Michael Efe et Cie, arrêtés le 26 novembre 2014, vers 13 heures. Par dévers eux, les pandores ont saisi 12 téléphones portables.

Acheminés à Saint-Louis, ils ont été formellement identifiés par leurs receleurs. Les objets saisis ont été restitués à leurs propriétaires légitimes avant que les quatre caïds ne soient placés en garde à vue, puis déférés au parquet de Saint-Louis, au terme de leur détention légale.

 

 

source l’obs

thiesinfohalf

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