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LE DIABÈTE NON DIAGNOSTIQUE : De nombreux Sénégalais sont HYPERGLYCEMIQUES sans le savoir

LE DIABÈTE NON DIAGNOSTIQUE : De nombreux Sénégalais sont HYPERGLYCEMIQUES sans le savoir

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Peu d’exercices physiques, une alimentation trop riche…beaucoup de sénégalais sont hyper glycémiques sans le savoir. La hausse continue du taux de sucre dans le sang va devenir un problème majeur dans le monde. Depuis belle lurette, le diabète a été considéré comme une maladie « noble », celle du notable bon vivant. Les complications qui entraînent cette pathologie dans nos corps sont multiples. Pour un diabétique le risque d’avoir un infarctus ou un accident vasculaire cérébral est deux (2) à quatre (4) fois plus élevé que dans la population générale. Cette affection chronique est la première cause de cécité et d’amputation des membres inférieurs. Elle provoque également des insuffisances rénales graves.

Les conséquences de cette épidémie sont autant plus lourdes que le diagnostic est souvent tardif. Le diabète se caractérise, en effet, par un excès de glucose dans le système sanguin, au-delà d’un seuil fixé à 1,26 g/l (pour un prélèvement réalisé à jeun). Cette hyperglycémie provient soit d’un déficit complet d’insuline diabète de type 1, soit d’une insuffisance de sécrétion de cette hormone, indispensable à l’assimilation du sucre des aliments, et de l’incapacité de l’organisme à la gérer efficacement de type 2.

Chez les diabétiques, on constate deux (2) phénomènes contradictoires. Dans la rétine apparaissent une multitude de petits vaisseaux qui, s’ils ne sont pas détruits au laser, peuvent rendre aveugle. A l’inverse, dans les jambes ou les pieds, le corps n’est plus capable de recréer la vascularisation nécessaire à la reconstitution d’un tissu blessé. Le moindre bobo mal soigné peut dégénérer et nécessiter une amputation.

 LES MÉCANISMES QUI EMPÊCHENT L’IRRIGATION SANGUINE

 Trop longtemps exposés à des surcharges du sucre, les protéines du derme collagène se rigidifient et les enzymes chargées de frayer, à travers la peau, le chemin de ces nouveaux capillaires butent sur cet obstacle. Sensation accrue de fatigue, de faim, de soif, difficulté de concentration, tels sont les symptômes habituels du diabète. Dans sa variante de type 2 (90% des malades), ils n’apparaissent pas toujours immédiatement. La maladie peut être « silencieuse » pendant une dizaine (10) d’années. D’où le retard dans les diagnostics (à 57 ans en moyenne). Le diabète de type 1 se déclare beaucoup plus jeune (avant 20 ans).

Pour cette dernière catégorie de malades, l’origine de l’affection est encore mystérieuse. Les spécialistes invoquent un virus ou une toxine qui entraînent la destruction des cellules du pancréas chargées de produire l’insuline. La cause principale du diabète de type 2 est, quant à elle, bien établie. C’est le contexte familial : une alimentation trop grasse et trop riche en sucres rapides (sodas…), ainsi qu’un manque d’exercice. La santé de la mère lors de la grossesse est également déterminante. Si elle est diabétique à ce moment-là, son bébé peut le devenir par la suite.

La prévention du type 2 passe d’abord par un changement de mode  de vie chez les individus prédisposés au diabète (avec antécédents familiaux notamment). Une grand enquête menée montre que trente (30) minutes quotidiennes d’exercice physique (marche par exemple) suffisent à diminuer de 58% la probabilité de développer la maladie.

 L’AMPUTATION D’UNE JAMBE EST GÉNÉRALEMENT  LIÉE A UN DIABÈTE NON TRAITE

 Tout vient du pancréas. Cette glande située dans l’abdomen a notamment pour rôle de fabriquer des hormones : le glucagon, qui fait monter le taux de sucre dans le sang, et l’insuline qui, à l’inverse, le baisse… Lorsqu’on mange des aliments sucrés, y compris ceux qui seront transformés en sucre lors de la digestion (pain, pommes de terre, pâtes, riz…), le pancréas secrète immédiatement de l’insuline pour permettre l’utilisation de ce sucre et éviter qu’il ne reste trop longtemps dans le sang.

Le glucose est alors transporté par le sang vers le cerveau, les reins, les muscles et tous les tissus, où il est stocké. A jeun, il se passe le phénomène inverse : d’insuline est sécrétée, le sucre ressort donc des cellules pour être utilisé. Ainsi, le taux de sucre dans le sang, que l’on appelle glycémie, reste stable à toute heure de la journée.

DANS LE DIABÈTE DE TYP 1 : Appelé aussi diabète maigre ou diabète insulinodépendant, qui touche les plus jeunes, les cellules sécrétant l’insuline sont détruites par un mécanisme que l’on connaît mal. Quand trop de cellules sont ainsi éliminées, l’organisme manque d’insuline et la maladie apparaît.

DANS LE DIABÈTE DE TYPE 2 : Appelé diabète gras ou non-insulinodépendant, il se produit un double phénomène : d’une part : la sécrétion d’insuline diminue, et d’autre part, cette dernière est moins efficace et les cellules du tissu adipeux, du foie et des muscles y deviennent moins sensibles. Dans les deux cas, le taux de sucre dans le sang monte et l’on constate des « hyperglycémies ». Pour les traitements, il s’agit essentiellement d’un suivi de règles alimentaires strictes et de prise de médicaments, dont l’injection d’insuline qui permet au malade de réguler son taux.

 

Il faut rappeler que ce sont les à-coups hyper glycémiques qui sont dangereux pour les artères : celles du cœur, le risque de maladie cardiaque est multiplié par quinze (15) chez les diabétiques, des reins (10% des dialyses non traités), les jambes amputées sont également liées à un diabète non traité et le diabète est la première cause de cécité chez l’adulte. Ces complications apparaissent insidieusement en cas de diabète gras, alors que le diabète maigre se manifeste très vite. Tant qu’il n’y a pas de complications, les diabétiques ne se sentent pas malades et ont donc souvent du mal à accepter le suivi et les traitements nécessaires. Même quand la maladie est évoluée, le suivi reste difficile.

 GROS PLAN SUR LE DIABÈTE

 Jusqu’à une époque très récente le diabète était considéré au Sénégal comme une maladie de riches, une pathologie de grands bourgeois. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous vous parlons de cette coûteuse pathologie. D’emblée, il faut rappeler qu’il n’y a pas dans nos langues nationales un nom correspondant à ce qui est visé comme diabète dans la nosographie moderne. Nosographie et taxinomie étant synonymes de définition et de classification des maladies.

Le diabète fait partie des maladies dites chroniques. A ce jour il n’y a ni vaccin ni médicament pour empêcher sa survenue ou de le guérir définitivement. Le diabète, également, fait partie des maladies silencieuses pour ne pas dire insidieuses. C’est pour cela que souvent, très souvent, elle surprend au Sénégal où on ne cessait de l’associer à la plaie incurable et à la jambe coupée. Avec le progrès de la médecine et de la pharmacie, il ne devrait plus y avoir de fatalité ou d’attitudes fatalistes, défaitistes à l’extrême. Le diabète n’étant pas la maladie des bourgeois comme ci-dessus indiqué, il faudrait toujours appeler à la vigilance et au principe de précaution. Nul n’est à l’abri, nul ne saurait être définitivement à l’abri. Faute de moyens, en matière de diabète, les statistiques dans nos pays ne peuvent être qu’approximatives. Ce, pour employer un doux euphémisme. Par contre et incontestablement, il est plus qu’établi que le diabète a des complications.

Concernant les complications du diabète et dans une énumération non exhaustive,  il y a des « problèmes » cardiovasculaires, la cécité, l’impuissance sexuelle. Selon beaucoup de spécialistes, le diabète ne serait pas à 100% héréditaire. Les mêmes spécialistes ne cessent de rappeler qu’il y a des prédispositions au diabète. Prédisposition (faudrait-il insister là-dessus ?) n’est pas synonyme de nécessité absolue. Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être. Le Sénégal étant ce qu’il est, il y a beaucoup de charlatans, des escrocs en matière de diabète. Au quotidien, il y en a qui prétendent être en mesure de guérir le diabète en un laps de temps. Une fois de plus et comme ci-dessus indiqué, en rien, le diabète n’est comparable à un « simple » rhume, à une « banale » migraine.

Pour rien au monde, il ne faudrait donner de faux espoirs à des malades qui souffrent. La publicité mensongère dans les médias est une calamité. Evidemment, concernant le diabète, les tradipraticiens  ont leur mot à dire. L’essentiel et comme le disait si bien l’autre, c’est de bien faire la part des choses. Au Sénégal, ce ne sont pas des spécialistes qui manquent dans les domaines de la médecine, de la pharmacie, de l’odontologie stomatologie. Il en est de même dans les domaines de la diététique, de la nutrition.

Il y a différences à faire entre nutrition, diététique et gastronomie. En matière de diabète, au terme de nos investigations, l’hygiène de vie serait le meilleur remède. Il y a ce qui suit : diabétique, on peut vivre normalement. D’un point de vue strictement philosophique, nous (tous) sommes mortels, des mortels, des êtres pour la mort au sens où l’entendait Martin Heidegger.

 

 

thiesinfo.com Santé

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