septembre 21, 2017

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BBY THIES

LE SAVIEZ-VOUS ? : Mariam Sankara sur les RUINES de l’ancienne ASSEMBLEE du Burkina Faso

LE SAVIEZ-VOUS ? : Mariam Sankara sur les RUINES de l’ancienne ASSEMBLEE du Burkina Faso

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PHOTO : La veuve du président assassiné, Mariam Sankara, sur le site de l’Assemblée nationale prise d’assaut lors de l’insurrection populaire du 30 octobre dernier. La veuve du président Thomas Sankara Mariam Sankara a visité les ruines de l’ancienne Assemblée nationale du Burkina Faso, vendredi. Le 30 octobre dernier, l’édifice avait été pris d’assaut par les manifestants au moment où les députés se préparaient à modifier la Constitution afin d’ouvrir la voie à un autre mandat pour l’ancien président Blaise Compaoré. Mariam Sankara est revenue pour être entendue par le juge qui enquête sur la mort de son mari.

Des verres cassés, des morceaux de carreaux éparpillés dans la cour, des épaves de véhicules calcinés. Voilà ce qu’a vu Mariam Sankara sur le site de l’Assemblée nationale. Cette visite guidée a permis à la veuve du président Thomas Sankara de découvrir la manifestation de la colère des Burkinabè le 30 octobre dernier. « C’est là où l’entêtement de quelqu’un peut nous amener et où la frustration du peuple peut amener, a-t-elle déclaré. Le peuple s’est exprimé d’une certaine manière. On aurait pu se passer de tout ça si seulement il n’y avait pas eu une volonté de vouloir modifier la Constitution. »

Cette visite fut l’occasion pour certains députés de l’époque de revenir pour la première fois sur le site depuis l’insurrection populaire. « Depuis l’insurrection, c’est la première fois que je découvre les ruines, indique Bénéwendé Stanislas Sankara. Je pense que voir ces ruines là, c’est pour nous réaffirmer notre engagement à respecter le peuple dans ses choix, dans ses aspirations ; respecter la démocratie dans ses valeurs. »

Face à l’ampleur des pertes en vies humaines et des dégâts matériels, Mariam Sankara appelle le peuple burkinabè a développé d’autres méthodes de lutte : « Le peuple maintenant est conscient, la jeunesse maintenant est consciente qu’ils auraient une autre manière de s’exprimer, d’exprimer leur colère, souligne-t-elle. C’est déplorable, mais on les incite à ne plus faire ce genre de dégâts. On peut toujours exprimer sa colère d’une autre manière. » Jeudi, des milliers de personnes avaient accueilli la veuve du président Thomas Sankara à Ouagadougou. Mariam Sankara a quitté le Burkina Faso après l’assassinat de son mari, il y a près de 30 ans.

 

Source : RFI

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