BBY THIES

LE SENEGAL EMERGENT ET LA COOPERATION ISRAELIENNE

LE SENEGAL  EMERGENT ET LA COOPERATION ISRAELIENNE

Menant une réflexion sur le financement du développement en Afrique, Kofi Annan, alors secrétaire général de l’ONU disait : « A moins qu’on ne parvienne à mobiliser bien plus de ressources, provenant tant du secteur privé que du marché, nos plans pour éradiquer la pauvreté et pour accélérer le développement seront contrecarrés ».Ainsi, dans la Déclaration du millénaire, la communauté internationale s’est engagée à diminuer la pauvreté de moitié en
2015 et, comme le souligne la Banque Mondiale, l’aide doit être multipliée par deux pour atteindre ce but. Cet objectif ne peut être atteint que par l’engagement d’un « contrat planétaire » qui met au cœur des termes, la solidarité agissante et la paix. L’Etat Israël s’est engagé dans cette voix pour accompagner les gouvernements africains qui le désirent, à obturer les gaps financiers qui retardent leur marché vers un développement durable.

Aujourd’hui, en Afrique au Sud du Sahara, et notamment au Sénégal la coopération avec l’Etat hébreux a mis en gestation un nouveau « pacte » pour l’accélération de ce processus de développement.

Dans le domaine agro-industriel et la promotion des chaines de valeur, l’expérience initiée avec certains daaras promet d’être un modèle à reproduire ailleurs en Afrique. La vision exégétique qu’Israël n’est pas l’ennemi de l’Islam est une donne centrale dans la compréhension vision proactive du développement en Afrique noire. Les Juifs de Médine n’ont – ils pas contribué à la réalisation technique de la mosquée du Prophète de l’Islam (PSL) ?

Ce nouveau pacte planétaire sur le socle duquel devra se construire l’avenir du monde, ne peut se consolider que dans le dialogue et la solidarité entre les traditions confessionnelles issues du rameau abrahamique. Détenant 90% des richesses mondiales, Israël, l’Occident chrétien et les Etats Arabes sont

condamnés à la paix et à la reconnaissance mutuelle pour l’émergence d’une humanité réunifiée.

A la lumière des événements tragiques du 11 Septembre 2001 et l’irrésistible choc de puissances asymétriques qui s’est ensuivi, il n’est plus possible de parler de financement du développement sans s’interroger sur les aspects fondamentaux de la géopolitique et de son corollaire, la géo économie. Le financement du développement du continent noir s’effectue toujours à la fonction des intérêts des puissants de ce monde.

Inégalités et ingérences fragilisent les fondements de la solidarité réelle et soulèvent paradoxalement la question de l’égoïsme, de la sécurité et de la paix au 21éme siècle. Mais, selon son Excellence Eli Ben TURA, ambassadeur d’Israël au Sénégal, l’Etat hébreux a rompu cette logique infernale et meurtrière. Dans le creusement des fondations d’un nouveau Sénégal, notre nation reconnait ses intérêts incarnés par les secteurs publics et privés de la nation Israélienne. Il s’agit pour l’APS mission 313 de clarifier sur les malentendus qui entourent cette coopération avec Israël. Cela s’est toujours fait au dépend d’une population peu informée sur la nature et le volume de cette coopération public -privée en Afrique Sahélienne. La Mauritanie, premier Etat musulman de la sous-région et dont les Ulémas sont les meilleurs muftis et docteurs de la fois (fukhaha) officiant en Arabie Saoudite berceau de l’Islam, la Mauritanie est un trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique noir. Elle avait vite fait de reconnaitre l’Etat hébreux, et contracter avec ses représentants des programmes publics pour sortir de l’ornière : lutte contre l’étouffement des sables, la construction d’écoles et d’hôpitaux, la formation et les réformes économiques agricoles démocratiques. En guise d’exemple, le déficit céréalier qui s’élevait à 400 000 tonnes a été comblé au 2/3 par l’aide Israélienne. Ne s’intéressant ni à l’or noir (le pétrole) ou à l’or gris (ses énormes richesses halieutiques), Israël se penche en Mauritanie sur les défis sociaux d’un pays musulman en devenir.

En Mai 2014, notre pays le Sénégal a élaboré un cadre stratégique de développement, le PSE, sorte de cadre de référence dans lequel s’inscrit l’aide internationale.

Les nouvelles autorités du pays n’ignorent pas, pour la réussite de ce programme, la nécessité et le maintien d’une coopération soutenue avec Israël. Il faut en finir avec les systèmes d’organisation récurrente du remboursement d’une dette qui a souvent largement été remboursée, et apparait parfois comme illégal, car contractée par certains dirigeants irresponsables, et peu intéressés à transformer du crédit en création de richesse au profit de leur peuple. En fait, ici comme ailleurs, le crédit-dette a servi à institutionnaliser un clientélisme sécurisant et renforçant un Etat accapareur s’accommodant d’une dépendance extérieure.

Le système coopératif Israélien est entrain de bouter hors d’Afrique le monstre impérialiste qui espère encore que le continent du futur est toujours à portée de leurs dents.

Cheikh Bachir Diagne

Président APS / MISSION 313

Negoce

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