L’ENTREPRENEURIAT EN AFRIQUE : SORTIR du Continent

L’ENTREPRENEURIAT EN AFRIQUE : SORTIR du Continent
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Elles se comptent sur les doigts des deux mains et affrontent les marchés de la planète, souvent à bras le corps. Les entreprises africaines ayant fait le pari de jouer dans les ligues majeures des affaires connaissent cependant des fortunes diverses. Au premier plan de cette aventure, une présence accrue sur les places financières mondiales. New York, Londres ou Toronto sont les Bourses au sein desquelles des intérêts africains fleurissent. L’objectif principal de ces offensives est de lever des fonds pour des investissements porteurs.

La présence des entrepreneurs africains sur le marché mondial épouse presque parfaitement le portrait des groupes les plus performants sur ces plateformes. Selon le classement 2015 du magazine Jeune Afrique des 500 plus grandes entreprises africaines, le secteur pétrolier reste dominant, avec 24,2% des revenus cumulés des 500 groupes, suivi des télécoms (10%), des groupes diversifiés (9,4%), des mines (8,3%), du commerce (8%) et de l’agro-industrie (7,1%).

S’INSCRIRE DANS LA MONDIALISATION

Après de très bons résultats en 2013, soit une croissance de 57% à 21 milliards $US des investissements à l’étranger des entreprises basées en Afrique, un récent rapport de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced) indique une baisse de 21% en 2014 à 11 milliards $US. En tête de liste, les firmes du commerce de détail, des mines et de télécommunications sud-africaines suivies des services financiers dominés par le Nigeria.

Ce qui se reflète dans le dernier classement 2015 Forbes des 2000 plus importantes entreprises mondiales. En effet,  seules 21 sont originaires d’Afrique. Le magazine américain établi son tableau à partir des critères suivants : le chiffre d’affaires, le résultat d’exploitation, les actifs et la capitalisation boursière. Quatre pays se distinguent sur le continent : l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Maroc et l’Egypte.

La nation arc-en-ciel affiche 13 entreprises, devant le Nigéria, 4 entreprises, le Maroc, 3 entreprises et le pays des Pharaons, 1 entreprise. Ce qui dans le détail donne le classement ci-après :

AFRIQUE DU SUD

Standard Bank : 329ème Forbes-Capitalisation : 23,1  milliards $US

Sasol :  366ème-21,9 milliards $US

MTN Group :  395ème-34,5 milliards $US

FirstRand :  397ème – 26,9 milliards $US

Sanlam :  602ème – 14,7 milliards $US

Steinhoff International :  614ème – 22,3 milliards $US

Naspers :  691ème – 67, 1 milliards $US

Bidvest Group : 1143ème – 9,4 milliards $US

Remgro : 1436ème – 11,6 milliards $US

Aspen Pharmacare : 1455ème – 14, 9 milliards $US

Shoprite Holdings : 1471ème– 8 milliards $US

MMI Holdings : 1625ème – 4,4 milliards $US

RMB Holdings :  1671ème– 8,5 milliards $US

NIGERIA

 Dangote Cement : 1216ème – 15,6 milliards $US

Zenith Bank : 1498ème – 4 milliards $US

FBN Holdings 1595ème – 1,6 milliard $US

Guaranty Trust Bank : 1787ème – 4,5 milliards $US

MAROC

Attijariwafa Bank : 1138ème – 7,7 milliards $US

Banque Centrale Populaire : 1855ème – 3,9 milliards $US

BMCE Bank : 1975ème – 4,1 milliards $US

EGYPTE

Commercial Int. Bank : 1512è/ 6,3 milliards $US

Pour mieux rayonner à l’international, la majorité des experts sont formels. Les entreprises doivent épouser le profil incontournable d’un siècle dit du savoir. Le « capitalisme de papa » qui valorisait un certain nombre de corporatismes a vécu. Deux leviers conditionnent aujourd’hui le succès : les fonds d’investissements et la valeur ajoutée des produits.

La circulation de biens et leur consommation se faisant à la vitesse de l’éclair, il faut sans cesse s’adapter à des marchés mobiles et volatiles. Si l’Occident et ses entreprises accaparaient l’attention durant le dernier siècle, les nouvelles puissances régionales d’Asie et d’Amérique du Sud ont changé la donne. On consomme un peu de tout et de partout en autant que cela rapporte.

À la croisée des chemins sur son devenir économique avec des taux de croissances impressionnants, les pays africains doivent permettre des redéploiements stratégiques, sur le continent d’abord et au-delà des frontières. Ensuite, il faudra imposer une certaine compétence, un label conséquent et digne de confiance. Les entrepreneurs leur en seront gré.

 

Source : Afrique Expansion

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