juin 26, 2017

Contact: 775312579 Email: redaction@thiesinfo.com
BBY THIES

L’histoire extraordinaire de Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim

Un Vrai homme de Dieu c’est quelqu’un qui est avant tout au service de sa communauté

L’histoire extraordinaire de Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim
thiesinfohalf

Médina fall, c’est dans ce quartier de la ville de Thiès, fondé par Cheikh Ibrahima Fall, le fidèle disciple de Khadimoul Rassoul fondateur du mouridisme que Idrissa Ndiaye a vu le jour. Il est le fils d’Adja Awa Dia et d’El hadji Samba Ndiaye, un fier Djolof-Djolof descendant d’Alboury Bouya Ndiaye (Alboury Bouya Ndiaye demi-frère du Bourba Djolof Alboury Ndiaye engendre Abdoulaye Ndiaye, père de Malick Ndiaye, le grand-père direct d’Idrissa Ndiaye). Une semaine après sa naissance, le benjamin d’Adja Awa Dia et d’El hadji Samba Ndiaye reçoit le nom de Idrissa en référence au grand prophète préislamique Idriss, surnommé le magnifique. Un nom prédestiné. Hé oui ! L’enfant d’Adja Awa Dia aura un destin extraordinaire.

Après cet heureux évènement la vie reprend son cours normal. Médina fall est un quartier de braves gens et dans ce milieu où les femmes sont d’un courage extraordinaire, Adja Awa Dia est au dessus du lot. Voila une femme qui mérite le respect. Voila une femme qui a su couvé toute sa famille en particulier son benjamin Idrissa. Awa a très tôt appris à prendre son destin en main. Jumelle, elle perd à la naissance sa mère Coumba Sow. Son père, un commerçant toucouleur n’a pas eu le plaisir de la voir, elle et sa sœur jumelle. Victime d’un accident, il meurt à Dakar. Il faut dire que les rigueurs de la vie n’ont pas épargné la petite toucouleur Awa Dia. Mais ce coup du sort devient une force pour Awa. Des son mariage avec Samba, elle tient un petit commerce de légumes au marché central de Thiès. Sa frêle silhouette est connue de tous à Médina Fall. Tel un rituel, elle était presque la première à rejoindre le marché des le premier appel du muezzin et ne rentrait qu’après la prière de Takussane. Ce trajet de Médina fall au grand marché de Thiès, elle va l’effectuer à pied pendant plus de trente ans. Grace à ce commerce aux revenus modestes, elle a pu entretenir sa famille et assurer une bonne éducation à ses enfants en particulier Idrissa. Elle se battit et put à force d’économiser inscrire son cher fils au privé catholique plus précisément au collège Saint-Gabriel de Thiès. Un sacré exploit car cette école d’excellence était la chasse-gardée de la petite bourgeoisie thiessoise. Ce n’est point un sacrifice vain, Idrissa ne décevra pas sa mère, la brave Awa Dia. Très intelligent, il rafle prix sur prix surtout en latin et en français. Rapidement il devient le chouchou du corps professoral composé en majorité de jeunes prêtres. Ils étaient unanimes, le petit Idrissa aura un parcours scolaire honorable. Mais voila que survient la grande grève des écoliers et lycéens sénégalais après la présidentielle contestée de 1988 qui a vu le candidat de la jeunesse d’alors maitre Abdoulaye Wade mis en prison avant la proclamation des résultats. En bon jeune de Thiès surnommée la ville rebelle, Idrissa rejoint les contestataires. Le pays s’embrase, Abdou Diouf le président sortant qualifie les jeunes de jeunesse malsaine. L’année blanche est décrétée. C’est le premier coup d’arrêt dans les études jusqu’ici brillantes du benjamin d’Awa Dia. A la reprise des cours, Idrissa est arbitrairement orienté à Ziguinchor. Une décision de l’Etat du Sénégal qui procède ainsi pour éloigner les jeunes grévistes de leurs villes d’origine et casser ainsi le mouvement. C’est un choc pour Awa Dia qui va devoir se séparer de son cher enfant pour la première fois. Femme forte, elle supporte le coup et donne ses maigres économies à Idrissa qui va à l’aventure à Ziguinchor à plus de 500km de Thiès. Dans le sud du Sénégal, en Casamance, le fils d’Awa Dia n’y a pas de réelles attaches. Mais grâce à l’éducation qu’il a reçue de sa vaillante mère, il s’est forgé un mental d’acier.

Ziguinchor sera un grand tournant dans son existence. Jusque la très mondain, Idrissa s’intéressera de plus en plus à la religion surtout au mouridisme cette doctrine fondée par Khadimoul Rassoul. Avec des amis, ils entrent dans une association qui s’appellera le mouvement des élèves et étudiants mourides. De la part d’un jeune dont les parents sont khadres, une confrérie musulmane fondée par Cheikh Abdoul Khadre Dieylani, la métamorphose est frappante. Idrissa est désormais un jeune mouride convaincu. Dans une recherche effrénée il s’intéresse à la pensée et à l’œuvre du fondateur du mouridisme. Cette conviction est renforcée par un rêve dans lequel il rencontre Serigne Habibou Mbacké Imam, fils de Serigne Mbacké Cadior qui lui prédira une grande destinée dans le mouridisme. Ils se rencontrèrent en chair et en os, quelques temps après à Touba. Serigne Habibou Confirma ce rêve en public. Les faits vont lui donner raison.
En 1991, le BAC en poche, Idrissa rentre à Thies. Médina Fall accueille un nouvel homme. Il persévère dans sa quête spirituelle et fréquente un vieux soufi mouride du nom de Cheikh Ahmadou Bamba Seck. Sa rencontre avec cet homme va radicalement changer la trajectoire de sa vie.

Cheikh Ahmadou Bamba Seck est le fils de Serigne Alioune Seck Saloum. Ce dernier résidait à Bamba Sall, village éponyme de l’homonyme du fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul. Cheikh Ahmadou Bamba Seck est aussi le cousin de Seydina Alioune Seck Saloum Borom Darou Anwar, un grand disciple du fondateur du mouridisme. La naissance de Cheikh Ahmadou Bamba Seck est annoncée à son père par Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul lui-même. Il insista pour qu’on donne son prénom au futur nouveau-né. Serigne Djily Wadhane Sougou et Baye Ridial Seck disciples de khadimoul Rassoul sont témoins de cette scène. Serigne Alioune Seck Saloum ne verra pas de son vivant son fils Cheikh Ahmadou Bamba Seck. Conformément à la volonté du défunt, l’enfant est confié à son homonyme le fondateur du mouridisme.

Cheikh Ahmadou Bamba Seck grandit donc auprès de son homonyme et guide spirituel cheikh Ahmadou Bamba khadimoul Rassoul. Le Cheikh veillait scrupuleusement sur son éducation. Dans la cour du maitre, il bénéficiait aussi de la protection du grand disciple Cheikh Ibrahima Fall. Ce dernier malgré leur grande différence d’âge lui témoignait une grande estime. Le fils de Serigne Alioune Seck Saloum reçut une profonde formation spirituelle. Très proche du maitre du mouridisme, il mena une vie très discrète à la disparition de son cher homonyme. Malgré lui, les gens venaient de partout pour bénéficier de ses prières miraculeuses. On dit de lui que celui qui a la chance de croiser son regard sera touché par la grâce. Cheikh Ahmadou Bamba Seck est d’une dimension spirituelle Insondable. Des fils du fondateur du mouridisme en particulier Serigne Abdourahmane Mbacké Borom Deurbi et Serigne Abdou Khadre Mbacké ont entretenu avec lui une correspondance régulière. Cheikh Ahmadou Bamba Seck eut aussi l’insigne honneur de recevoir Serigne Mor Fassé Bakhoum. Ce grand disciple de Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul avait un si grand pouvoir spirituel qu’il rechignait à se déplacer pour rendre visite à ses contemporains. Lors de cette visite mémorable qu’il réserva à Cheikh Ahmadou Bamba Seck, il dit à la foule qu’il plaint ceux de Thiès qui vivent avec cet homme sans chercher à bénéficier de sa proximité avec le maitre de l’univers.

Mais en bon soufi, Cheikh Ahmadou Bamba Seck mènera toujours une vie très effacée. D’ailleurs l’emplacement de sa maison située en face de la mythique salle de cinéma du quartier aiglon en disait long. Qui pouvait croire qu’un homme façonné par le fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul en personne pouvait habiter dans un tel environnement, refuge de la pègre la nuit tombée. En vérité c’est parce que les voies du Seigneur sont impénétrables car cette maison, celle où Cheikh Ahmadou Bamba Seck va terminer ses jours sur terre est un bien du fondateur du mouridisme qui l’avait achetée bien avant 1927 par le canal de son ami Cheikh Zounouneli disciple du grand soufi Khadre Cheikh Saad Bouh. Cheikh Zounouneli reçut des mains du fondateur du mouridisme 125ff de l’époque pour qu’il lui achète ce terrain qui des années plus tard deviendra la maison de son protégé Cheikh Ahmadou Bamba Seck. C’est dire qu’entre Cheikh Ahmadou Bamba Seck et son vénéré maitre Les liens spirituels sont très forts.

C’est cet homme qui devient le guide spirituel d’Idrissa Ndiaye. Revenu de Ziguinchor après son BAC, Idrissa fit un rêve dans lequel il vit Cheikh Ahmadou Bamba Seck. Apres investigation il localise sa maison et commence à se rendre chez lui. Dés leur premier face à face, Cheikh Ahmadou Bamba Seck lui dit qu’il n’attendait que lui pour parachever son œuvre. Convaincu et résolu, le fils d’Awa Dia choisit finalement de rester auprès de lui pour faire sa tarbya ou l’éducation de l’âme dans la pure orthodoxie mouride. La tarbya, c’est un renoncement à la vie. Selon le fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul, il faut non seulement apprendre aux disciples les sciences islamiques mais aussi et surtout éduquer leur âme. Tout au long de sa tarbya, le disciple se met exclusivement au service d’un guide pour bénéficier un jour de sa grâce. La tarbya est un long cheminement mystique. C’est un acte de foi. Le plus bel exemple en la matière est sans conteste l’engagement de Cheikh Ibrahima Fall auprés du fondateur du mouridisme. Heureuse coïncidence ou signe du destin, Idrissa va beaucoup s’inspirer de son arrière grand-père Cheikh Ibrahima Fall. En effet, les grandes familles princières du Djolof et du Cadior étaient très liées à travers les alliances matrimoniales. Ainsi Sokhna Khoudia Fall, la sœur de Cheikh Ibrahima Fall est la mère de Malick Ndiaye, le grand-père paternel d’Idrissa Ndiaye.

Fort de cet héritage, le benjamin d’Awa Dia s’engage résolument au service de son désormais maitre spirituel Cheikh Ahmadou Bamba Seck. Il sera son seul disciple à faire la tarbya. Dans la grande famille Ndiaye c’est l’incompréhension, la consternation pour certains car pour eux après des études si brillantes Idrissa fit un mauvais choix. Ils s’attendaient à ce qu’il soit un cadre dans l’administration. Heureusement comme toujours, Idrissa put compter sur le soutien infaillible de sa mère Awa Dia. Cette femme pieuse compris très tôt son cher enfant. Fréquemment elle le rejoignit chez Cheikh Ahmadou Bamba Seck pour l’encourager et bénéficier des prières du Saint homme. Car Awa se souvient que lorsque son petit Idrissa Tombait malade, elle l’emmenait souvent chez Ahmadou Bamba Seck pour qu’il lui prodigue des prières. Donc des années après si Idrissa fait le choix de faire son Tarbya auprès de cet homme, la pieuse femme y voit un signe de Dieu.

Dans la cour de son maitre, Idrissa était l’homme à tout faire. Tout, absolument Tout reposait sur ses épaules. De l’entretien du bétail au curage des fosses septiques sans oublier la rédaction de textes sacrés pour son maitre. Il était le premier à se lever, le dernier à se coucher. Certains le prenaient pour un fou. Mais un jour, prenant à témoin toute sa famille Cheikh Ahmadou Bamba Seck dit de son disciple Idrissa qu’il sera sa fierté sur terre. L’élu de son héritage spirituel. Sur recommandation de son guide peu avant son rappel à Dieu, il se retira en cachette à Touba La Sainte. Quelques temps après, le benjamin de la brave Awa Dia revient parmi les siens. Ils accueillent certes un fils mais c’est un nouvel homme qu’ils découvrent. La sainteté se lit sur son visage. Le fils d’Awa Dia est de retour. Grace au courage et à l’abnégation de sa généreuse et pieuse mère qui a toujours cru en lui, Idrissa a pu accomplir sa destinée : désormais on va l’appeler Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim. SERIGNE : de par sa dimension spirituelle. SAYFOUL KHADIM : le sabre de Cheikh Ahmadou Bamba car il prône une véritable orthodoxie dans la pratique des enseignements du fondateur du mouridisme.

En dépit de son jeune âge pour un Cheikh Mouride, Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim jouit d’un respect et d’une grande considération auprès des grands dignitaires mourides. Feu Serigne Bara Fallou Mbacké, khalife général des mourides lui a rendu une visite mémorable à Thiès. Il dit publiquement qu’il est venu lui rendre visite au nom de Serigne Fallou son père, le deuxième khalif général des mourides.

Serigne Mountakha Mbacké, khalife de Serigne Bassirou Mbacké fils de Cheikh Ahmadou Bamba khadimoul Rassoul le considère comme son fils et ami. En atteste les nombreuses visites qu’il lui a rendu. Mais c’est sa rencontre avec feue Sokhna Oumy Fall, la fille cadette de son arrière grand-père Cheikh Ibrahima Fall qui marqua les esprits. Alors qu’ils ne s’étaient jamais vus chacun a rêvé de l’autre. Leur proximité était telle que Sokhna Oumy Fall passa presque ses derniers instants sur terre avec son neveu Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim. D’ailleurs c’est dans la voiture de ce dernier qu’elle effectue son dernier voyage sur Diourbel après avoir quitté l’hôpital Principal de Dakar où elle recevait des soins. Respectant les dernières volontés de leur mère, les héritiers de Sokhna Oumy Fall entretiennent des liens étroits avec Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim.

Sans doute Sokhna Oumy Fall et ses héritiers matérialisent l’affection qu’une autre fille de Cheikh Ibrahima Fall en l’occurrence Sokhna Lala Fall avait pour Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim. Très jeune il avait l’habitude de retrouver à Diourbel durant ses vacances scolaires, sokhna lala fall chez sa propre sœur Ngoné Ndiaye dont le mari est aussi un neveu de la fille de Cheikh Ibrahima Fall. Sokhna Lala lui caressait la tête et disait que le petit Idrissa Lui rappelait son défunt frère Idrissa Fall. La sainte femme disait toujours à sa belle fille Ngoné de considérer Idrissa Non pas comme son frère mais comme un être spécial devant avoir une grande destinée. Sa prédiction s’avéra juste.

D’autres sages de la communauté mourides ont également très tôt couvé Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim. Ainsi Baye Saïd, bras droit et disciple de Serigne Malamine Diop Dagana le Grand Imam de la mosquée de Diourbel du vivant du fondateur du mouridisme, disait souvent à haute voix à Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim Lors de son Tarbya dans la cour de Cheikh Ahmadou Bamba Seck : « Idrissa continue ne te fatigue jamais, suis ta route tu iras loin ».
Un autre exemple avec Baye Cheikh Diaw homonyme et disciple de Cheikh Ibrahima Fall. Il est le fils de Serigne Mor Diaw Langar disciple de Cheikh Ibrahima Fall. En route vers Darou Salam Cheikh Ibrahima Fall S’arrêta à Langar chez son disciple Serigne Mor Diaw Langar. Son arrivée coïncidant avec la venue au monde d’un garçon, on lui donna son prénom. Très respecté, d’un mysticisme profond, Baye Cheikh Diaw avait fini par adopter Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim. D’un âge très avancé, Baye Cheikh Diaw effectua son dernier Grand Magal dans la capitale du mouridisme Touba auprès de Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim. Telle est la preuve d’une belle amitié entre ces deux hommes de Dieu.
L’engagement de Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim pour la préservation du legs du fondateur du mouridisme et de son patrimoine prend tout son sens à Nawel. Nawel située dans le Saloum est une localité historique chère à Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul qui y passe des l’âge de trois ans après la disparition de sa mère Sokhna Diarra Bousso une bonne partie de sa vie avec sa grand-mère maternelle Mame Asta Walo Mbacké.
Le mausolée de cette femme Sainte se trouvait dans un état de dégradation avancée. Connaissant tout l’amour que le fondateur du mouridisme avait pour sa grand-mère mais aussi son attachement spirituel envers cette femme qu’il a vu plusieurs fois en songe, Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim obtient l’autorisation de Serigne Ibrahima Bousso à qui l’ex-khalife général des mourides Cheikh Abdoulahad Mbacké avait confié la préservation du mausolée.
Du vivant du fondateur du mouridisme, l’un de ses grands disciples Mame Cheikh Anta Borom Gawane avait érigé une case en paille pour matérialiser la tombe de la grand-mère de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul.

Serigne Fallou Mbacké deuxième khalife général des mourides réalisera une construction en banco et un puits. Son successeur Cheikh Abdoulahad Mbacké avec le soutien de Serigne Ibrahima Bousso érigera un mausolée en dur et creusera un deuxième puits pour permettre aux pèlerins d’avoir de l’eau. Tout cela témoigne de l’importance que ces grandes figures du mouridisme accordent à Mame Asta Walo Mbacké, celle qui a en vérité guidé les premiers pas du fondateur du mouridisme.

Avec ses faibles ressources Serigne Ibrahima Bousso s’acquitta donc de sa mission mais avec le poids des ans, le mausolée menaça ruine. Cela aurait été une honte pour l’ensemble de la communauté mouride. C’est pourquoi sa rencontre avec Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim fut riche en émotions. En effet Serigne Ibrahima Bousso avait prié Mame Asta pour qu’elle lui envoie un vrai mouride qui va reconstruire son mausolée. Dés leur premier face à face Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim Lui fit part de sa volonté de rénover le mausolée de la sainte femme. Serigne Ibrahima Bousso lui dit que Mame Asta a déjà exaucé leur prière. A la tête de ses disciples sans tambour ni trompette, Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim reconstruira totalement le mausolée et emmena l’électricité dans la partie historique de Nawel. Grace à ses réalisations, Nawel jouit d’une meilleure considération surtout auprès des pèlerins qui s’arrêtent désormais de plus en plus à Nawel à l’occasion du grand pèlerinage de Porokhane où se trouve le mausolée de la mère du fondateur du mouridisme. Nawel retrouve sa place sa vraie place dans l’histoire du mouridisme. Cette terre a accueilli pendant des années Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul. S’il y’a un endroit sur terre où il a passé plus temps en dehors du Baol, c’est bien à Nawel.
Sur le plan social conformément à la pensée de cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul, Serigne Idrissa Ndiaye Sayfoul Khadim est un mécène dont la maison ne désemplit jamais. A médina Fall, à Touba et à Yenne il ne cesse de recevoir du monde. D’une générosité débordante il veut satisfaire toutes les demandes mais quelque soit la bonne volonté d’un homme il ne peut pas faire face à toute la misère du monde. Alors il a trouvé une idée géniale consistant à regrouper surtout les femmes en groupement après un premier financement de sa part, tous ces groupements volent désormais de leurs propres ailes.

Pour les étudiants originaires de Medina Fall, il a pris en location à Dakar une maison pour leurs permettre d’étudier dans les meilleures conditions. Son exil forcé à Ziguinchor lui a sans doute permis de mesurer toutes les difficultés que peut rencontrer un jeune à la quête du savoir dans un milieu étranger.
En vérité il ne fait que mettre en pratique les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul et les recommandations de son vénéré maitre spirituel Cheikh Ahmadou Bamba Seck qui assurait lui la dépense quotidienne de nombreuses familles. Ces hommes de Dieu L’on compris, Un Vrai homme de Dieu c’est quelqu’un qui est avant tout au service de sa communauté. Car ils sont des régulateurs sociaux et puis y’a-t-il meilleure preuve d’amour envers son Seigneur que d’honorer son prochain ?

BBY THIES

5 Comments

  1. Abdoulaye MBAYE

    SERIGNE IDIRISSA NDIAYE DIASSIY SERIGNE TOUBA JI NIOU BOTHI YALNA NGA BOKK CI NIA SERIGNE TOUBA DI DAMO BOU EULAGUEE AAAMIIINE CI BATKEB TOUBA AK HOROME

    Reply

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

appli

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…