août 20, 2017

Contact: 775312579 Email: redaction@thiesinfo.com

 Litige foncier à Daral Peulh (Thiès) : Le torchon brûle entre la coopérative des ONG de Thiès et l’Armée et la Gendarmerie

Soutenant être dans son bon droit, la coopérative des ONG fustige le harcèlement et l’intimidation de l’Armée et de la Gendarmerie.Le torchon brûle entre la coopérative des ONG de Thiès et l’Armée et la Gendarmerie. Au centre de cette brouille, un site de près de 25 ha situé à Daral Peulh vers l’Ecole polytechnique de Thiès.

Le rappel des faits

C’est en 1998 que les membres des ONG évoluant dans la région de Thiès et ses environs ont mis sur pied une coopérative  pour l’acquisition de terrains à usage d’habitation. Ils ont obtenu finalement « une superficie de 24ha80a84ca sise à Daral Peulh suite à une délibération de la commune rurale de Keur Moussa n°002/AKM/CR.KM du 16 avril 1998. La délibération fut consolidée par l’arrêté n° 010/05/DRUH/TH du 12 juin 2006 de Monsieur le Gouverneur approuvant le lotissement du site pour 531 parcelles », a rappelé Mamadou Mangassouba, président  de la coopérative, au cours du point de presse qu’ils ont tenu le samedi 10 juin 2017 sur le site qui est devenu aujourd’hui objet de litige.

La surprise de leur vie

A partir de ce moment et comme indiqué dans les documents remis à la presse, « la coopérative a aussitôt borné les parcelles, réalisé la piste d’accès au site à la suite de l’autorisation délivrée par la Régie des Chemins de fer du Sénégal pour ouvrir un passage à niveau sur la voie ferrée. Elle a procédé à l’installation d’un réseau électrique et d’un réseau d’adduction d’eau testés et livrés par les services compétents sur une longueur de 6 km ». Les membres de la coopération commencèrent légitimement à penser à leur toit tant rêvé pour leur famille. « Dès lors, des membres de la coopérative ont opté pour la  construction de leurs logements, un certain nombre  de ces habitations sont achevées et habitées », relève-t-on dans le document. Mais survient un coup de théâtre et les coopérateurs ont la surprise de leur vie. « Des éléments de l’Armée sont passés pour détruire des constructions, des fondations, des poteaux électriques, des lampadaires, des bornes et tout ce qui pouvait l’être, sans sommation et sans saisine de notre organisation », se désolent-ils.

Reprise des travaux et retour de l’espoir

Quoique désagréablement surpris, les responsables de la coopérative ont gardé leur calme et se sont « rapprochés des autorités administratives pour être édifiés. Par la suite, un CRD spécial a été convoqué ; la reconstitution du domaine a été évoquée et s’en suivit la décision émanant du chef d’Etat Major Général des Armées, par  courrier n° 0087/EMG/DEI/CL.T-T du 25 mars 2008, de laisser les ONG conserver leur lotissement situé au sud-ouest de l’Ecole polytechnique de Thiès. Cette décision a été notifiée par lettre adressée à Monsieur le Gouverneur le 31 mars 2008. Cette notification a servi de motif de reprise des travaux d’investissements sur le site jusqu’en mars 2006 ». L’espoir était revenu dans les rangs de la coopérative.

Rebelote Mars 2006

Cette date marque une désillusion qui met K.O les membres de la coopérative des ONG de la région de Thiès et environs.  « L’Armée se signale à nouveau et de la même manière », peut-on lire dans le document. Toutefois, « un retour vers les autorités de la Gendarmerie, suite à une convocation du Commandant de Brigade de Thiès a donné naissance à une accalmie du fait que nous détenions toutes les autorisations requises, d’autant qu’une copie du document d’autorisation a été déposée auprès de Monsieur le Procureur de la République qui promettait de l’étudier de plus près. C’est dans cette atmosphère que le 31 mars 2017, des éléments supposés de la DSCOS sont passés écrire sur les murs des maisons en chantier ou habitées, « ARRET DSCOS-31/05/2017 », renseigne la coopérative.  Elle a fourni aux journalistes des  copies du décret présidentiel leur attribuant le site, de l’extrait de plan, de l’autorisation de construire, de la délibération de la commune rurale de Keur Moussa, de l’arrêté du Gouverneur de région, entre autres pièces justificatives en faveur de ladite coopérative.

Au président Macky Sall et au Gouverneur de région, nous ……

Se disant détenir tous ces documents obtenus auprès des autorités compétentes en matière foncière, les membres de la coopérative s’adressent d’abord au président de la République Macky Sall « pour qu’il intime l’ordre à l’Armée nationale en général, au Commandant de la Zone n°7 à Thiès et à la Brigade de Gendarmerie de Nguinth en particulier, d’arrêter le harcèlement et l’intimidation exercés sur nos coopérateurs et leurs ouvriers. Pour le Gouverneur de région, par ailleurs président du Groupe opérationnel, seule entité habilitée à démolir dans la région, « nous l’invitons à mettre en œuvre les décisions arrêtées par le chef d’Etat-major des Armées par courrier n°0087/EMG/DE/Clt-T du 25 mars 2008, adressé à son prédécesseur et qui disait, je cite :

« … les ONG conservent leur lotissement situé au sud-ouest de l’Ecole polytechnique de Thiès. Le reliquat du domaine militaire devra permettre à la COMICO de construire sur cent (100) hectares au sud de l’EPT, des logements pour les militaires de la base de Thiès et d’abriter deux (02) bataillons ainsi qu’une zone vie au nord et à l’ouest de cette école … ».

Mme Hélène Tine, député et responsable politique à Thiès, était présente au point de presse pour apporter son soutien aux membres de la coopérative qui, selon l’un d’eux, ont investi plus de deux milliards de FCFA. Pour elle, la situation que vivent les membres de la coopérative «  est inadmissible dans un Etat de droit ».

thiesinfohalf

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

appli

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…