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MALADIE DE PARKINSON : Il n’existe pas de traitement CURATIF de la maladie

MALADIE DE PARKINSON : Il n’existe pas de traitement CURATIF de la maladie
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La maladie de Parkinson est une maladie neurologique dégénérative caractérisée par la disparition de certaines cellules du cerveau. Elle touche une structure de quelques millimètres située à la base du cerveau et se caractérise par la disparition progressive des neurones impliqués dans le contrôle des mouvements. À terme, elle altère profondément les capacités motrices des patients. Ce n’est que lorsque plus de 50 % des neurones ont disparu que les symptômes caractéristiques apparaissent. Ainsi, la maladie de Parkinson débute 5 à 10 ans avant l’apparition des premiers symptômes cliniques.

Avec la maladie de Parkinson, on observe une dégénérescence de la zone cérébrale où est produite la dopamine : la substance noire ou locus niger. La conséquence directe en est la diminution de la production et du stockage de dopamine et, ainsi, la perturbation de l’équilibre entre les neurotransmetteurs du mouvement.

La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire une molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones, qui joue un rôle important dans le contrôle des mouvements. Lorsque la production ou la circulation de cette dopamine est diminuée, les cellules nerveuses communiquent mal.

LES TROIS (3) PRINCIPAUX SYMPTÔMES PERMETTANT D’ÉTABLIR UN PREMIER DIAGNOSTIC SONT :

1 –  L’akinésie (lenteur et difficulté du mouvement) ;

2 –   L’hypertonie musculaire (rigidité touchant à la fois le rachis et les membres) ;

3 –  Les tremblements au repos, de manière régulière à 4 à 7 cycles par seconde.

À côté de ces trois troubles majeurs, la maladie de Parkinson se manifeste par des symptômes secondaires tels que douleurs, crampes, fourmillements, constipation, mictions urgentes, chute de tension à l’occasion d’une levée trop brusque, sueurs et salivations abondantes, anxiété, déprime, irritabilité, manies.

LA DEGENERESCENCE ETANT UN PROCESSUS LENT MAIS EN PROGRESSION CONTINUE, ON DISTINGUE CINQ (5) STADES D’ÉVOLUTION :

 Stade 1 : Premiers signes unilatéraux, ne gênant pas la vie quotidienne.

Stade 2 : Signes encore unilatéraux, mais entraînant une gêne.

Stade 3 : Signes bilatéraux, posture modifiée, pas de handicap grave, l’autonomie est complète.

Stade 4 : Handicap plus sévère, marche encore possible, l’autonomie est limitée.

Stade 5 : Marche impossible (fauteuil roulant, alitement), il y a une perte complète de l’autonomie.

Les causes de la maladie de Parkinson font probablement intervenir une interaction entre facteurs génétiques et environnementaux. Si son mécanisme est relativement bien appréhendé, les origines de la dégénérescence des cellules restent plus compliquées à cerner.

Plusieurs pistes sont étudiées : exposition aux métaux lourds, pesticides et herbicides, chocs à la tête (traumatismes crâniens comme chez les boxeurs), micro-infarctus cérébraux, neurotoxines qui pourraient être d’origine virale… Les pesticides font également partie des facteurs de déclenchement avérés mais ne suffisent pas à expliquer l’apparition de la maladie.

Plusieurs gènes de prédisposition ont été identifiés dans les cas (très rares) de forme précoce de la maladie. Mais la forme la plus courante (plus de 95 % des cas) n’a pas encore livré tous ses secrets génétiques et les études familiales ou de jumeaux ne montrent pas une héritabilité très élevée.

Il n’existe pas de traitement curatif de la maladie, et ceux élaborés jusqu’à présent ont pour but de corriger les symptômes du patient, principalement les symptômes moteurs. Les médicaments prescrits contre la maladie de Parkinson visent à rétablir une concentration normale de dopamine dans le cerveau. Pour cela, on peut :

1 –  Administrer un précurseur de la dopamine (la lévodopa qui sera transformée en dopamine dans le cerveau) ;

2 –  Administrer une substance qui agit comme la dopamine (un agoniste de la dopamine) ;

3 –  Administrer une substance qui bloque la dégradation de la dopamine ou de son précurseur dans le cerveau (pour garder des concentrations élevées le plus longtemps possible).

Enfin, la stimulation cérébrale profonde est une technique chirurgicale qui consiste à implanter dans le cerveau deux (2)  électrodes (deux (2) fils très fins) qui sont laissées en place en permanence. Via ces électrodes, des stimulateurs placés sous la peau au niveau des clavicules envoient des impulsions électriques qui corrigent les effets de l’insuffisance en dopamine et réduisent fortement les symptômes, ainsi que les dyskinésies et les fluctuations motrices. Le traitement médicamenteux peut être maintenu après la pose des électrodes mais, le plus souvent, à des doses très inférieures à celles prescrites avant l’intervention. Cette technique est pratiquée depuis une dizaine d’années. Néanmoins, la stimulation cérébrale profonde ne peut être proposée qu’à seulement 10 à 15 % des personnes souffrant de maladie de Parkinson, les critères pour pouvoir en bénéficier étant très stricts.

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