août 16, 2017

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MBOUR – Mignane Guèye conduit à la police sa copine qui venait de jeter leur enfant dans une fosse septique

MBOUR – Mignane Guèye conduit à la police sa copine qui venait de jeter leur enfant dans une fosse septique

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Une dame conduite à la police par son copain, l’accusant d’avoir tué et jeté leur enfant dans une fosse septique. Les faits se sont produits à Mbour. La mise en cause, S. Faye qui a confessé son crime, séjourne à la prison centrale de Thiès.

Un crime d’infanticide atterri à la police qui procède à l’interpellation de l’auteur du crime. Ce type de crimes odieux, passibles de la Cour d’Assises, est devenu tellement récurrent qu’elle a tendance à banaliser cette forme d’homicide des plus ignominieux. La particularité dans ce crime d’infanticide qui s’est produit à Mbour est que, pour une fois, c’est l’auteur de la grossesse non désirée qui s’est employé à dénoncer les faits. Mieux, il a concouru à l’arrestation de l’auteure de l’infanticide, la dame S. Faye, qui se trouve être sa petite amie.

Partageant une vie amoureuse intense avec sa copine, le sieur Mignane Guèye a appris un beau jour de sa petite amie, S. Faye, 24 ans, domiciliée à Mbour Sérère, qu’elle est tombée enceinte de ses œuvres. Une nouvelle que le jeune homme dit avoir pris avec philosophie et s’est engagé à reconnaître la paternité de la grossesse. Mieux, malgré ses revenus modestes, il s’arrangeait à remettre à sa copine des montants, afin de l’a permettre d’honorer ses rendez-vous de visites prénatale. A sa grande surprise, il apprendra que la demoiselle n’a jamais effectué une seule visite prénatale. Un comportement que S. Faye, qui avait visiblement muri son dessein de ne pas garder l’enfant, avait délibérément choisi. Toujours est-il que, dans la nuit du 14 décembre dernier, elle ressent nuitamment les prémisses de sa délivrance. Elle s’abstient d’aviser ses proches et s’enferme dans sa chambre. Là, à l’insu de tous et sans aucune forme d’assistance, elle donne naissance à un nouveau-né de sexe masculin. Puis, elle s’est employée à l’envelopper, avant de s’en débarrasser en précipitant le bébé dans la fosse septique de la maison. Ce n’est pas tout, puisqu’elle s’est ensuite affairait à faire disparaître toute trace de cet accouchement en astiquant les lieux.

Son amant qui ne l’avait plus vue porteur de sa grossesse et qui non plus n’a vue de nouveau-né s’en est indigné, avant de s’en ouvrir à sa copine. Pour toute réponse, S. Faye lui a servi un argument laconique tendant à lui faire comprendre qu’elle n’a jamais contracté de grossesse. Non convaincu par ces allégations, Mignane Guèye qui tenait à voir son enfant s’est résolu à dénoncer S. Faye, en avisant les limiers de Mbour. Donnant suite à l’affaire, le commissaire Lèye a procédé à l’interpellation de la mise en cause qui, interrogée, a dans un premier temps nié être tombée enceinte. Le commissaire Lèye a alors saisi, d’une réquisition, le gynécologue de l’hôpital de Mbour. Le diagnostique effectué par l’homme de l’art est sans équivoque. «Il conclut à un accouchement récent de moins de 7 jours de sa patiente.» Entendue à nouveau, S. Faye ne pouvant nier l’évidence a confessé son crime. Elle confie que, dans la nuit du 14 décembre dernier, elle a accouché, seule dans sa chambre, d’un nouveau-né de sexe masculin. Seulement, tente-t-elle de convaincre les limiers, que le bébé n’était ni vivant ni viable et n’avait pas crié à la naissance. Poursuivant, elle soutient l’avoir jeté dans le creux de la fosse septique de leur maison… A la suite de ces aveux circonstanciés, le parquet, avisé, a requis les sapeurs-pompiers et les éléments du service d’hygiène de Mbour, aux fins de rechercher le cadavre du nouveau-né, ou se qu’il en reste. Ainsi, sous la supervision de la police, des éléments des sapeurs-pompiers et du service d’hygiène sont parvenu à extraire le corps sans vie du nouveau-né, en état de putréfaction relativement avancé. Un couchage maculé de sang et de deux paires de ciseaux certainement utilisés pour couper le cordon ombilicale, ont aussi été retrouvés. Face à autant de découvertes, S. Faye révèle avoir commis ce crime pour ne pas être la risée de ses proches, mais aussi, parce qu’elle craignait de ne pouvoir subvenir aux besoins de l’enfant. Ce prétexte ne l’a dédouanant point, elle a été déférée au parquet de Thiès, au terme de sa garde à vue.

 

 

source l’obs

thiesinfohalf

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