octobre 19, 2017

Méckhé: Un mal élu: de surprise en surprise!

Méckhé: Un mal élu: de surprise en surprise!

Avant de nous intéresser au contenu du papier à la commande de Mr Laurann Clément, interrogeons-nous sur la crédibilité de l’auteur ou du présenté comme tel ; et alors, nous ne saurions nous empêcher de douter, du parcours et de la déclarée fonction au sein de la Banque Africaine de Développement(BAD), de son commanditaire.

De go, Mr Clément nous sert : « A Dakar, il décroche son doctorat en lettres modernes ».

Notre question est de savoir dans quelle université ? En effet, nulle part dans les archives de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), unique université doctorale de Dakar pour cette discipline, vous ne trouverez Magatte WADE avec un doctorat en lettres modernes ? Sa thèse a porté sur quelle problématique ? Nous serions tous heureux d’une telle performance d’un fils ou fille de Mékhé. En tout cas la mémoire collective des camarades étudiants de sa génération , retient de manière infaillible que Maguette Wade après une licence d’enseignement de lettres modernes obtenue à la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Dakar ( devenue UCAD) autour de 1980 , a préféré , pour ne pas servir l’Etat du Sénégal dans l’enseignement, tourner le dos à l’intérêt national et à l’investissement des contribuables , aller froidement et frauduleusement monnayer sa formation en Côte d’ Ivoire, comme d’autres au Gabon ,en dehors des cadres réguliers de coopération avec ces pays africains frères .  Aura-t-il été plutôt docteur en communication, suite à une formation dans un des « instituts à péage » en Cote d’Ivoire? Ou même à l’université d’Abidjan ; mais de grâce, nous ne goberons nulle imprécision volontaire et encore moins des amalgames voulus.
Par ailleurs, cherchez via le net, l’organigramme de la BAD, vous n’y verrez pas de direction de la  communication, permettez alors de prendre avec des pincettes, sa prétendue fonction de directeur de la communication de la BAD.

Il est rare de voir une utilisation aussi frauduleuse et abusive du sigle de la BAD en Afrique et de surcroit sur le terrain de la politique politicienne et pire en pleine campagne électorale. L’obligation de réserve institutionnelle et les principes de bonne gouvernance qui fondent les missions d’Organisations comme la BAD devraient rappeler, notre Maguette à la raison gardée et à ne surtout pas forcer le CV.
Sans être raciste ou xénophobe, nous aimerions poser à Mr Magatte WADE la question de savoir est-ce que son nègre est un nègre ou un blanc ? Et quand bien même noir, il serait d’ailleurs. En fait, des 30 000 âmes que compte la population de Méckhé, seul Magatte WADE connait le sieur Clément, et en retour ce dernier n’en connait que le maire. Dès lors, quelle once de crédit peut donc avoir son discours sur Ngaye et les Méckhois ? En effet il serait la dernière personne à pouvoir nous édifier sur Méckhé, sa gestion et ses priorités. Sinon que, le choix d’un tel auteur pour pondre cette contribution, est révélateur du fait que son commanditaire est un complexé, ou pour le moins un Samba Alar.
Ensuite Mr Clément d’ajouter : « il gère le déménagement de la banque à Tunis ».

Et tenez vous bien, « il » n’est autre que le chargé de la communication de la BAD. Phrase ne saurait être plus mensongère. Où sont alors passés les PDG, DAF ou DAGE, et autres DRH ?

Puis parlant toujours du maire, Lauranne de nous servir : « il adhère à l’APR  et gagne les élections ».
Plutôt, on gagne pour lui. De fait, MW ne peut logiquement revendiquer le statut de membre de l’APR. A preuve, il aura été 3ème sur la liste communale du RP (Rassemblement pour le Peuple) de Mamoune NIASSE et 3ème sur la liste départementale de SPD (Synergie pour le Progrès et le Développement) de Matabara DIOP. Il opta ainsi pour une attitude tortueuse peu fiable, débouchant  sur une dissidence contraire aux intérêts de BBY et de l’APR.
En fait, le maire traine une illégitimité populaire incommensurable ; il aura été élu par procuration, disposant du potentiel électoral du maire sortant et bénéficiant de sa machine de transfert de voix. Les proportions alarmantes atteintes par ces transferts (prés du quart de l’électorat communal) faussent les cartes électorales locale et nationale ; tout en compromettant la légitimité du leadership politique locale. En fait, un maire sortant avec les prérogatives d’établir indument des certificats de résidence tout azimut, et disposant des ressources pour déplacer des colonies d’électeurs par centaines, peut certainement, et de manière frauduleuse, entre les interstices du permis, asseoir à souhait la victoire de son camp ; contre la volonté de la majorité  des administrés.
Sans oublier que, l’incomplétude de l’adhésion des partis membres de BBY aura joué à l’avantage de leur coalition. A preuve, l’actuel second adjoint au maire est du PS. D’ailleurs MW n’a jamais osé frontalement en découdre avec la tète de liste de BBY, Mr Mamadou Mbengue GUEYE, car leurs popularités sont sans commune mesure. Mr WADE aura préféré s’embusquer derrière un mentor, pour hériter de sa base historique ; tout en évitant du même coup un challenge suicidaire.
Somme toute, le propos de Mr Clément, nous allions dire sa flatterie, s’articule autour de huit arguments qui, à l’endroit, ne représentent qu’un octet d’arguties. Jugez-en :

1-      Mr Magatte Wade  fait dire à son plumitif : « La transparence et la gestion vertueuse …. ne sont pas du gout de tous ».  

Cette affirmation n’a jamais été un secret pour lui, car depuis 2009, sous la férule du Professeur Sock, une large frange de la  population s’était évertuée à débarrasser Méckhé des tenants de cette gestion exécrable; mais à l’époque, il avait préféré être de leur bord. Certainement, avec l’arrière pensée couronnée de succès, de pouvoir en 2014 relayer leur tête de file Ass DIAGNE, comme c’est le cas. Une telle supercherie ne saurait être envisageable, si tant était que Pr SOCK eut été élu maire. Magatte a choisi de danser avec les loups, dans l’espoir d’en être ultérieurement chef de horde. Il ne faut pas aujourd’hui, qu’il se plaigne  d’avoir la meute comme bande de collaborateurs.

2-      Ensuite Mr Clément d’avancer : « Toutes proportions gardées, Magatte Wade gagnait à la BAD en un jour ce qu’il reçoit désormais chaque mois ».

Sentant sa retraite très prochaine, à défaut de la vivre dorée, il s’est aménagé grâce à un pacte politique scellé avec Ass depuis 2009, les conditions palliatives d’une fonction, valorisante et pourquoi pas lucrative, de maire. Quoique l’auteur définisse son retour à la base en mars 2014, c’est-à-dire à moins d’un an de sa retraite, tel « un pari citoyen » ; cette reconversion est oublieuse de la nécessité pour tout fils de Ngaye, d’être et d’agir pour son terroir à longueur de vie; et principalement lorsqu’on est en activité et donc plus à même de soutenir sa ville natale. C’est pourquoi, l’on ne saurait dire que son engagement pour la conquête de la mairie ait été un sacerdoce, nous dirons plutôt une sinécure.

3-« MW à été très surpris de voir des populations réputées pour leur générosité devenir individualistes, par la force des choses ».

N’est-il pas le premier d’entre ces individualistes, lui qui a attardé le changement de leadership  municipal, de la durée d’un mandat de cinq ans ; rien que pour sa visée individualiste de se substituer à un maire inculte.  Plutôt que de servir l’intérêt général de la commune, à disposer le plus tôt possible d’un édile compétent ; en négociant politique il s’est compromis en alliance avec le maire sortant soucieux de couvrir ses arrières, pour disposer de son électorat et susciter une continuité, dont il subit les revers à présent.

4-      Ensuite MW de dénoncer : « Prêts mal ajustés pour les femmes et les petites communes ».

Dites ! Depuis qu’il est élu, qu’est-ce qui a changé pour les femmes emprunteuses ? Ces dernières attendent toujours les promesses qu’il leur avait faites, au tout début de la campagne électorale pour les municipales. En son nom auront été empochées à l’occasion, des cotisations de 1000F auprès de centaines de femmes, qui se sentent à présent grugées ; leurs espoirs étant volontairement trahis, par le dessein inavouable de Magatte Wade de s’affilier une cohorte électorale de désespérées. Dites nous plutôt Mr le maire, quelle est la suite donnée à ces cotisations ?

5-      Puis il poursuit ; « De 8 000 euros, le budget est passé à 20 000 euros à l’arrivée de MW ».

Que des chiffres ! Qui ne satisfont d’ailleurs que ceux qui les divulguent. Soit. Cependant daignez dire aussi que, Méckhé n’a pas changé pour autant de visage; et les conditions de  vie de nos bonnes dames ne se sont pas améliorées non plus. Leurs ordures ménagères sont toujours convoyées par des moyens hippomobiles en contre partie de rétributions, à la sueur de leur front. Et l’obscurité est revenue pour nous révéler que, l’éclairage public, satisfaisant ces temps derniers, n’était qu’accessoire électoraliste ou commodité pour visite présidentielle.

6-      Avant de décrier le : « Manque d’interconnexions entre les villes et les villages ».

Nul besoin de palilalie sur ce registre, le maire n’a qu’à s’atteler à ce que les promesses faites par l’état au niveau central, de disposer Méckhé de plus d’une dizaine de km de routes goudronnées ; soient une réalité dans les plus brefs délais.

7-      Puis s’offusquant de : « Plafonds bas et forages vétustes…. absence de surveillance des chantiers subventionnés et tutti quanti … ».

Que de futiles logorrhées. Depuis son arrivée à la tête de la mairie, qu’a-t-il fait, ou envisagé de faire pour qu’il ait un début de changement dans ces domaines là.
8-      Enfin il sert : « Il faut un changement des mentalités et investir financièrement pour cette sensibilisation. C’est la communication qui change les hommes ».

Cette lapalissade n’est pas destinée aux populations de Méckhé, mais constitue plutôt un appel du pied à agent recruteur. Point besoin de faire luire son écusson de communicant, ni de  prêcher pour sa paroisse com, pour se faire appeler à la table des décideurs de ce pays. Nous pourrions faire la même remarque à propos d’un autre jet de Clément : « Une conversion unique dans l’histoire de l’institution (entendez la BAD) : le haut fonctionnaire est devenu maire d’une commune de 30 000 habitants ». Loin d’être à l’adresse des Méckhois, cette assertion est un clin d’œil à l’endroit d’ex collaborateurs à la BAD, des fondés de pouvoir, mécènes ou donateurs potentiels. Un indice différentiel, d’accessibilité des cibles du discours: le budget de Méckhé qui est passé de 8 000 à 20 000 Euros (de l’ordre de 5 000 OOOFCFA à 13 000 000FCFA), est évalué ici par préférence en Euros, devises de travail de l’institution bancaire, mais monnaie méconnue ou alors peu usitée par la majorité des Méckhois.
Mais, ce serait à croire que, les leaders de la BAD ont pour mission de pister et de promouvoir leurs anciens agents, investis en politique.

Le maire ne nous parle pas. Avec des stratégies et des objectifs à atteindre, il est dans le marketing de sa personne et le lobbying, l’outil com en bandoulière. Heureusement que tous les Méckhois ne soient pas des demeurés, ne connaissant de la communication que ce qu’ils débitent sous l’arbre à palabre, lors des séances de thé.
Et il y aurait fort à parier que le maire, par dédoublement fonctionnel et au détour d’un nom d’emprunt, se retrouve auteur du papier le concernant ; Laurann Clément n’existant que dans sa trame théâtrale. Le reste du stratagème consiste en une diffusion dans la toile, puis, à ses ouailles les plus fêlés, faire porter à la main un extrait imprimé et à la bouche la rumeur de la parution de l’article, dans un journal de renommé internationale. Mr  Maguette Wade aura eu la prouesse de mutualiser ses compétences de maire et de communicant, pour procéder insidieusement à son auto emploi pour s’auto promouvoir.
Le désamour d’avec son parrain et versatile maire sortant, El hadj  DIAGNE, transhumant du PS, puis du PDS, ensuite de l’APR auquel il est retourné  après le second tour du dernier scrutin présidentiel ; aggrave l’impopularité de Mr Wade, et n’est pas de nature à préserver et sécuriser les intérêts du parti au pouvoir, dans la localité.
Cependant, le capital personnel et le profil convaincant du mandataire et tête  de liste de BBY, Mr Mamadou Mbengue GUEYE, ajouté au résultat prometteur de cette coalition (plus de 42% des voix, pour 3 listes en compétition), confirment que Méckhé a trouvé la bonne graine  d’un leadership fidèle, que l’APR gagnerait à fortifier, en perspective de 2017

Cellule de communication de Benno Bokk Yakaar de Méckhé
Mor Djité Ngaye

 

 

source dakaractu

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