OCTOBRE ROSE – LE CANCER – MALGRÉ LA FORTE MOBILISATION DES CHERCHEURS : Un combat PLANÉTAIRE face à ce TUEUR silencieux ?

OCTOBRE ROSE – LE CANCER – MALGRÉ LA FORTE MOBILISATION DES CHERCHEURS  : Un combat PLANÉTAIRE face à ce TUEUR silencieux ?

Dans pratiquement tous les pays du monde, le nombre de personnes atteintes de cancer ne cesse de croître. Selon certaines statistiques, chaque année le cancer tue huit (8) millions de personnes : hommes, femmes, jeunes et vieux. Huit millions, c’est un chiffre énorme et terrifiant. Pour se faire une idée, il suffit de garder à l’esprit que le Sénégal compte douze (12) millions d’habitants. C’est comme si chaque année on tuait 2 sénégalais sur 3… La grande question qui se pose est de savoir comment expliquer le grand nombre de cancéreux à travers le monde. Les avis sont partagés ! Pour certains, il n’y a pas en réalité augmentation de nombre de malades. Selon ceux-là, il y a simplement qu’avec le développement des services de santé et la perfection des moyens d’investigation on dépiste mieux, on dépiste plus. Pour d’autres, le grand nombre de cancers s’explique essentiellement par la dégradation de l’environnement, la sédentarité et la mauvaise alimentation…

Traité comme une anomalie, le cancer est un dysfonctionnement qui touche des cellules de notre organisme. Le corps de l’être humain est composé d’une multitude de cellules, dont chacune est spécialisée dans une fonction bien précise, comme par exemple filtrer les impuretés du sang (cellules rénales) ou transporter l’oxygène dans l’ensemble de l’organisme (cellules sanguines). Ces cellules ont leur cycle de vie : chaque jour, des milliers d’entre elles meurent (on parle d’apoptose, c’est-à-dire de mort programmée de la cellule) et sont remplacées par de nouvelles cellules. Les cellules se renouvellent en se divisant. On diagnostique le cancer lorsqu’un type de cellule se multiplie de façon anormale et anarchique. Il existe beaucoup de formes de cancers, dont la gravité est variable. Toutes les parties du corps peuvent être atteintes.

Parmi les nombreux cas, les neuf cancers qui sont : les cancers du poumon, les mésothéliomes, les hémopathies malignes, les tumeurs cérébrales, les cancers du sein, de l’ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroïde, sont considéré comme facteurs environnementaux les agents physiques, chimiques ou biologiques présents dans l’atmosphère, l’eau, les sols ou l’alimentation dont l’exposition est subie et non générée par des comportements individuels. Ainsi, le tabagisme passif est abordé dans cette expertise alors que le tabagisme actif ne l’est pas. L’investigation prend en compte les facteurs de l’environnement général et ceux présents dans l’environnement professionnel.

La gravité de la dégradation de l’environnement sur le risque de cancer dépend à la fois de son lien avec ce cancer et de la prévalence d’exposition à ce facteur dans la population. Ainsi, un facteur environnemental conférant une augmentation même faible ou modérée du risque de cancer aura un impact élevé si ce facteur est très répandu dans la population générale. À l’inverse, un facteur cancérogène même puissant aura un impact faible si très peu de personnes y sont exposées. L’évaluation de la gravité des facteurs environnementaux reste limitée dans bon nombre de cas, en raison d’une absence ou d’une insuffisance de données permettant de quantifier les expositions sur l’ensemble de la vie des populations exposées et de préciser les co-expositions. L’évaluation des effets des expositions chroniques à de faibles doses doit encore progresser. C’est une problématique importante en termes de santé publique car cela concerne une large part de la population.

 

 L’INCIDENCE DES NEUFS (9) CANCERS LES PLUS RECONNUS

 

1 – CANCER DE LA PROSTATE

Le cancer de la prostate, est considéré comme le plus fréquent. C’est le cancer dont le taux d’incidence a le plus augmenté et l’augmentation est encore plus marquée durant ces dernières années. La prostate est une glande du système reproducteur masculin située sous la vessie, en avant du rectum. Située au carrefour des voies urinaires et génitales, la prostate sécrète les substances nutritives et fluidifiantes du sperme. Comme elle entoure l’urètre (le canal qui part de la vessie), une tumeur à la prostate peut nuire à la miction. Pour fonctionner, la prostate a besoin d’hormones sexuelles, les androgènes, qui sont produites dans les testicules, surtout, et par les glandes surrénales. Certains cancers de la prostate sont stimulés par ces hormones.  La gravité du cancer dépend de l’étendue de la tumeur (locale, avec métastases avoisinantes ou à distance) et du type de cellules cancéreuses, c’est-à-dire de leur degré de malignité.

2 – CANCER DU SEIN

Considéré parmi les cancers les plus fréquents chez la femme, il touche très rarement les femmes de moins de 30 ans. Mais plus on avance en âge, plus le risque augmente, et particulièrement après la ménopause. Dans les trois quarts des cas, le cancer du sein se développe chez des femmes de plus de 50 ans. Dans l’élévation de l’incidence du cancer du sein, il est difficile de quantifier la part due à l’évolution des facteurs de risque environnementaux ou comportementaux et l’extension de la pratique du dépistage individuel et organisé.  Les fruits et les légumes exercent un effet protecteur contre la plupart des cancers. Les femmes qui consomment au moins cinq portions de fruits et légumes par jour verraient leur risque de cancer du sein diminuer de 23 % par rapport à celles qui en consomment moins de deux portions. Cet effet serait décuplé chez les femmes qui présentent une prédisposition génétique au cancer du sein.

3 – CANCER DU POUMON

Il demeure le plus mortel parmi tous les types de cancers. Le tabagisme est la principale cause de cancer du poumon et de décès par le cancer en général. Être fréquemment exposé à la fumée secondaire ou à des particules cancérogènes présentes dans l’air, comme celles provenant de l’amiante, du radon ou de la gazoline, peuvent aussi causer le cancer du poumon. À lui seul, le tabagisme est responsable de 90 % des cas de cancer du poumon. Les produits toxiques contenus dans la fumée du tabac expliquent ses effets délétères sur la santé. Le mucus qui s’accumule dans les poumons finit aussi par emprisonner ces produits. Le cancer du poumon obstrue souvent les bronches, ce qui crée un terrain propice aux infections respiratoires, comme la bronchite ou la pneumonie. Ce type de cancer peut se propager aisément dans le reste du corps étant donné le contact étroit des poumons avec plusieurs vaisseaux sanguins et lymphatiques.

4 – CANCER DE LA THYROïDE

Formée de deux lobes, le gauche et le droit, reliés en leur centre par l’isthme, la thyroïde sécrète, emmagasine et libère des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) qui influent sur pratiquement toutes les cellules de l’organisme et contribuent à réguler le métabolisme. Ce cancer se développe habituellement sous la forme d’un nodule situé au sein de la glande thyroïde qu’elle soit de taille normale ou augmentée (goitre). C’est un cancer rare, plus fréquent chez les sujets jeunes dont le pronostic est bon dans sa forme papillaire puisque la guérison se produit dans 90 % des cas. Il y a beaucoup à apprendre sur le cancer de la thyroïde, de même que sur son traitement et les tests qu’il nécessite pour son diagnostic et son suivi. Comme toujours, votre médecin est le mieux placé pour vous renseigner et vous conseiller.  Vous trouverez cependant dans les paragraphes qui suivent un aperçu du cancer de la thyroïde, et plus précisément des détails sur les méthodes diagnostiques, les différents traitements possibles et les répercussions de la maladie sur votre vie.

5 – HEMOPATHIES MALIGNES

Les hémopathies malignes sont des maladies du sang, caractérisées par la présence de cellules malignes dans le sang, un ganglion, un organe, et/ou la moelle osseuse. La classification exacte des cellules malignes dans un cadre nosologique précis, permet une bonne prise en charge des malades. La constatation d’une anomalie de l’hémogramme (anémie, leucopénie ou leucocytose, thrombopénie, hyperlymphocytose, présence de cellules atypiques), d’une adénopathie, ou d’une splénomégalie (augmentation de la taille de la rate) peut-être suspecte d’une hémopathie maligne. Les hémopathies malignes regroupent les syndromes myéloprolifératifs, les syndromes myélodysplasiques, les syndromes lymphoprolifératifs et les leucémies aiguës.

6 – MESOTHELIOME

Le mésothéliome pleural malin est une forme dite primitive de cancer de la plèvre (membrane enveloppant les poumons), qui se caractérise par une multiplication des cellules tumorales dans le tissu pleural (tissu constituant la plèvre) lui-même. On distingue le cancer primitif de la plèvre et le cancer secondaire de la plèvre. La plèvre est le sac constitué d’une séreuse (couche de cellules) à deux feuillets qui enveloppent la totalité du poumon, sauf le hile (entrée des vaisseaux et des nerfs dans les poumons). Le feuillet profond, viscéral, tapisse l’ensemble de la surface du poumon. La plèvre pariétale recouvre la paroi du thorax et le médiastin. Les deux feuillets s’unissent au pourtour du hile, dessinant des culs-de-sac pleuraux.

7 – CANCER DU TESTICULE

Les testicules sont deux glandes sexuelles situées dans les bourses, à la base du pénis. Ils fabriquent les spermatozoïdes, qui passent ensuite par les canaux déférents pour atteindre la prostate dans laquelle ils se mélangent au liquide séminal pour former le sperme. Les testicules synthétisent également des hormones mâles, dont la testostérone.  Le cancer du testicule est un cancer rare puisqu’il ne représente que 1 à 2 % des cancers de l’homme. Cependant, son incidence est en augmentation dans tous les pays industrialisés, ce qui s’explique peut-être par des facteurs liés à l’environnement. Un homme qui perçoit une augmentation de volume d’un testicule, une douleur, ou une masse dure dans les bourses doit consulter un médecin. Il faut faire le diagnostic de ces signes anormaux et ne pas passer à côté d’un éventuel cancer du testicule.

8 – TUMEURS CEREBRALES

Les tumeurs cérébrales primitives sont peu fréquentes. Les localisations cérébrales secondaires sont plus communes. Leur diagnostic a beaucoup bénéficié des progrès de l’imagerie moderne, scanner et IRM. Le traitement des tumeurs cérébrales primitives repose sur la chirurgie et la radiothérapie. Les avancées technologiques dans leurs domaines respectifs, associées aux améliorations de l’imagerie, de l’anesthésie réanimation et des traitements péris opératoires ont permis d’obtenir de meilleurs résultats pour certains types histologiques tant sur la durée de vie que sur sa qualité. Les lésions cérébrales secondaires sont traitées par la radiothérapie dans la grande majorité des cas.

9 – CANCERS DE L’ENFANT

Le cancer existe chez les enfants de sorte que beaucoup de médecins seront amenés à en évoquer le diagnostic et à en surveiller le traitement. Il faut combattre l’idée encore trop souvent répandue du caractère inéluctable des cancers chez les enfants puisque les deux tiers d’entre eux guérissent. La mise en route d’un traitement nécessite une prise en charge par une équipe pluridisciplinaire pour adapter au mieux le traitement afin d’obtenir non seulement la guérison mais aussi une bonne qualité de vie par la suite. Les principales localisations des cancers de l’adulte : pulmonaires, sein et organes génitaux féminins, tube digestif et peau, sont pratiquement inconnues chez l’enfant. De plus, alors que les facteurs environnementaux tels que le tabac sont responsables de bon nombre de cancers de l’adulte, ceux-ci ne sont pas incriminés dans la survenue des tumeurs chez l’enfant.

 

LE SÉNÉGAL N’EST PAS DÉSARMÉ 

 

 POUR LE TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE

Le cancer dit de la prostate est l’un des plus connus au Sénégal. Il n’est pas le seul et il est loin d’être la principale cause de mortalité Pour le traitement du cancer de la prostate, le Sénégal n’est pas désarmé. Au Sénégal, il n’y a pas encore un registre du cancer. C’est pour cela qu’il n’est pas possible de fournir des statistiques crédibles. Concernant toutes les formes de cancer de la prostate, il y a des choses à dire. En effet le cancer de la prostate est plus fréquent à partir de 50 ans. Le cancer de la prostate, on en parle tous les jours et dans tous les milieux. Beaucoup de personnes le craignent, il est à l’origine d’une véritable psychose car ses conséquences sont réputées redoutables. Les moyens les plus efficaces dont on dispose aujourd’hui pour traiter cette pathologie sont principalement la chirurgie et la radiothérapie qui nécessitent  des moyens techniques et technologiques très coûteux pour des pays comme le Sénégal et c’est la chirurgie qui est utilisée comme parade thérapeutique. Pour le traitement du cancer de la prostate, le Sénégal est loin d’être totalement désarmé. Mieux, il est l’un des pays les mieux outillés pour ne pas dire le mieux outillé de l’Ouest Africain. Ce, en matière de personnels qualifiés, de traditions, d’expérience et de plateaux.

thiesinfo.com Santé

Negoce

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