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PANAMA PAPERS : SIMPLE comme un coup de FIL

PANAMA PAPERS : SIMPLE comme un coup de FIL

En 2014, 11,5 millions de documents confidentiels se sont retrouvés entre les mains des journalistes. Comment tout cela a-t-il commencé et que sait-on de la personne à l’origine de la fuite ? Les journalistes de la Suddeutsche Zeitung, qui ont été les premiers à obtenir les documents scandaleux, affirment ne pas connaître le nom de la personne à l’origine de la plus grande fuite de l’histoire. Bastian Obermayer, journaliste du quotidien allemand, a obtenu les documents en 2014. Un jour, le téléphone a sonné dans son bureau et un certain « John Doe« , parfait anonyme, lui a proposé des données secrètes provenant de la société panaméenne Mossack Fonseca.

Ainsi, 11,5 millions de documents concernant plus de 214.000 sociétés sont tombés entre les mains des journalistes. Au fils du temps, ceux-ci ont donné naissance à une gigantesque enquête journalistique pour déboucher le 3 avril sur un immense scandale et secouer le monde.

Le vrai nom de « John Doe » ? Le but de ses actions ? Tant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse. Impossible de savoir d’ailleurs si un jour nous l’apprendrons. Pour l’heure, la source est soigneusement protégée par le quotidien allemand et le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), les deux sachant parfaitement garder un secret.

« Nous ne pouvons pas révéler quand et combien de fois nous l’avons contacté, ni si nous sommes toujours en contact, a indiqué Bastian Obermayer. Nous avons entretenu le dialogue par des moyens différents, mais toujours par des canaux sécurisés. Il y avait des jours où je communiquais avec la source plus souvent qu’avec ma femme. Nous avions de quoi discuter« .  Le journaliste allemand n’a révélé qu’une seule demande de l’anonyme, celle de publier les documents et de dénoncer les crimes publiquement. Selon les journalistes, « John Doe » n’a jamais demandé d’argent pour ces documents.

Pour trouver un soutien international, la Suddeutsche Zeitung s’est adressée au Consortium international de journalistes d’investigation. Comme le projet réunissait 370 journalistes de 70 pays du monde, garder l’anonymat n’a évidemment pas été facile. Toutes les personnes impliquées dans l’enquête devaient observer des mesures de précaution et suivre des instructions: ne pas laisser l’écran de leur ordinateur au vu de tout le monde, ne pas se connecter à la wi-fi publique et prévenir immédiatement ICIJ si leur portable était perdu.

Les journalistes, originaires de nombreux pays, ont convenu d’échanger les informations obtenues et de ne pas les publier jusqu’à ce que l’ICIJ donne son feu vert. Les démarches à suivre ont été fixées lors de rencontres tenues l’an dernier à Washington, à Munich et à Johannesburg. Des mesures se sont avérées efficaces et aucune fuite concernant la publication prévue n’a été enregistrée.

 

 

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