octobre 17, 2017

Contribution: PARTENARIAT PÉTROLE-GAZ : diversifier pour sécuriser

Contribution: PARTENARIAT PÉTROLE-GAZ : diversifier pour sécuriser

Les accords conclus hier par le Gouvernement et la compagnie pétrolière Total sont l’aboutissement du protocole d’accord signé à Paris le 20 décembre 2016 conformément aux dispositions prévues dans le code pétrolier. Ces accords concernent le bloc de Rufisque Offshore Profond qui est devenu libre depuis le 21 avril 2017 et la Zone Ultra-Profonde située à des profondeurs de plus de 300 m, où seul un nombre restreint de compagnies pétrolières (les cinq « supermajors » dont Total) ont les capacités techniques et financières pour pouvoir opérer dans ces limites.
Dans un passé récent, notre bassin sédimentaire n’avait pas l’attrait qu’il a aujourd’hui et seules les petites et moyennes compagnies pétrolières venait au Sénégal pour demander des blocs. Ces derniers n’ont pas les moyens d’opérer dans les eaux profondes et s’adonnent à des pratiques spéculatives, qui pénalisent la gestion de nos ressources. Elles démarrent les premières études et cèdent parfois leurs permis à des compagnies plus importantes, en échange de portage dans les travaux de forage ou de vente de leurs parts. Dans ce cas de figure, faire valoir l’argument que Kosmos aurait plus de capacités que TOTAL est une aberration car elle pèse 100 fois moins que Total et n’a donc pas les capacités d’effectuer des explorations en ultra-deep offshore profond.

L’intérêt majeur de la recherche est orienté vers la partie maritime profonde du bassin sédimentaire, où seules certaines grandes compagnies ont la maitrise technologique et les capacités financières. C’est pourquoi, le Gouvernement a décidé de favoriser l’entrée de ces grandes compagnies dans la recherche et l’exploitation du pétrole et du gaz. D’où l’arrivée de BP dans le nord du pays et aujourd’hui de Total dans le bloc ROP et l’Ultra-Profond.

Le premier ministre a aussi signé aujourd’hui mercredi avec le géant russe GAZPROM après avoir reçu hier le vice-ministre russe des affaires étrangères accompagné d’une forte délégation.
Donc la présence au Sénégal de CNOOC (Chine), BP (Angleterre), de WOODSIDE (Australie), CAIRN (Ecosse), KOSMOS (Etats-Unis) et de TOTAL (France) procède d’une stratégie globale du Gouvernement de diversifier ses partenaires techniques dans la recherche et l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières pour l’intérêt et la sécurité du pays à long terme.
Sous cet angle, il est difficile de comprendre que l’ex-Ministre de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables puisse s’entêter à vouloir attribuer à tout prix le monopole au consortium BP-KOSMOS au point de refuser de délivrer ce qu’on lui avait demandé comme il en a l’habitude.
C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

1 Comment

  1. Mbaye Tine

    loin de la vérité que des bobard Thierno est un homme de principe et de valeur il ne mettrait jamais l’intérêt individuel devant l’intérêt collective.

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