août 19, 2017

Contact: 775312579 Email: redaction@thiesinfo.com

PORTS D’AFRIQUE : Modernisation ou NEUFRAGE

PORTS D’AFRIQUE : Modernisation ou NEUFRAGE

[template id= »481″]

 

Le transport maritime est indispensable au développement de l’Afrique. Mais les progrès réalisés en matière d’infrastructures et d’administration des ports au cours des dix dernières années restent limités. Une étude de la Banque mondiale  livre un constat peu optimiste : bien certains ports soient en mesure d’absorber l’augmentation du trafic consécutive à l’expansion du commerce des produits de base, peu ont atteint le niveau d’excellence requis.

Selon cette étude, aucun des cinq (5) centres de transbordement principaux d’Afrique (Abidjan, Dar es-Salaam, Djibouti, Durban et Mombasa) n’est considéré comme un pôle important sur les grandes routes internationales. Plusieurs ports présentent des capacités insuffisantes en stockage et de maintenance des terminaux. Le Ghana, le Kenya, la Namibie, le Nigéria et l’Afrique du Sud comptent parmi les rares pays africains à afficher des progrès en matière de développement des ports.

Outre leurs limites, l’obsolescence des infrastructures ainsi que les barrières administratives posent problème. Le temps de présence dans les ports est également préoccupant. Un rapport de la Banque mondiale estime qu’à l’exception de Durban, les marchandises restent 20 jours en moyenne dans les ports africains, contre trois (3) à quatre (4) jours dans la plupart des autres ports internationaux. Les équipements de mauvaise qualité, les opérations inefficaces, les normes de sécurité insuffisantes et les droits de port significativement supérieurs pour les conteneurs et les marchandises diverses constituent des points faibles supplémentaires.

INTÉGRATION DES LIAISONS ROUTIÈRES ET FERROVIAIRES

Le transport maritime africain souffre de l’absence de réseaux ferroviaires et routiers intégrés vers les ports. The Economist note que le transport d’une voiture de Chine jusqu’en Tanzanie coûte 4 000 dollars, mais qu’il faut débourser 5 000 dollars de plus pour acheminer la même voiture de Tanzanie en Ouganda voisin. « Il est presque trois fois (5) plus cher de transporter un conteneur de Chine en Éthiopie que de Chine au Brésil », estime Liu Jiang, directeur général de Lifan, un constructeur automobile chinois. Le transport maritime de marchandises vers l’Afrique est globalement peu cher, ce sont les coûts de transport intérieur qui sont élevés.

Faute de liaisons intégrées, le transport conteneurisé en direction de l’intérieur du continent reste limité, en particulier dans les pays enclavés. Malgré tout, la Banque mondiale estime que le transport de conteneurs se développe en Afrique subsaharienne.

LE PORT LE PLUS ACTIF  D’AFRIQUE

Dans leur grande majorité, les ports africains sont gérés par les gouvernements, qui détiennent et exploitent les infrastructures. Certains pays tels que le Ghana et le Nigéria ont néanmoins opté pour un modèle de gestion privée, dans lequel les gouvernements détiennent et entretiennent les infrastructures portuaires, tandis que la gestion du fret est confiée au privé. Mais le niveau des ports varie au sein de la région.

L’Afrique aura besoin d’énormes investissements pour développer de nouvelles infrastructures et améliorer et entretenir les installations. La Banque mondiale calcule que la région a besoin d’environ 93 milliards de dollars par an, soit approximativement 15 % de son produit intérieur brut. Les investissements actuels s’élèvent à 45 milliards par an, dont la moitié provient des gouvernements, ce qui représente un déficit de financement de 48 milliards. Sans infrastructures de transport fiables, l’Afrique aura du mal à réaliser pleinement son potentiel économique.

Source : Afrique Renouveau

thiesinfohalf

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

appli

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…