BBY THIES

QUARTIER A LA UNE : LES HLM-ROUTE-DE DAKAR DE THIES

En 1962, la cité Hlm – route- de- Dakar portait d’abord le nom du Président, Mamadou Dia, avant d’être débaptisée, suite aux événements politiques graves, l’ayant opposé au premier chef d’Etat du Sénégal, à cette époque là. Chronique mouvementée d’une première cité d’Afrique noire…

QUARTIER A LA UNE : LES HLM-ROUTE-DE DAKAR DE THIES
Negoce

La cité des habitations à loyers modérés(Hlm) communément appelée Escale ou de la route de Dakar fut crée en 1961 et était forte de 157 logements sur une surface de 178 parcelles. Elle fut la première d’Afrique de l’ouest, précise Tidiane Bâ journaliste habitant le quartier à ses premières heures.

L’idée du gouvernement du président Léopold Sédar Senghor et de son président du Conseil était noble pour aider les populations démunies pour les uns , ou la création d’une classe moyenne émergente, distincte de celle des autochtones pour les autres. . Ainsi, la thèse officielle de la mise en œuvre de cette politique d’habitat social visait, entre autres objectifs, la réduction des inégalités sociales.
Malheureusement, on ne sut pas trop comment, cette cité qui porta le nom de Mamadou Dia qui l’inaugura lui -même en 1962 ne profita finalement qu’aux cadres et employés de l’administration, ainsi que ceux de la société des chemins de fers de Dakar-Niger. Avec les graves événements politiques de 1962 survenus entre les deux chefs d’Etat, la cité fut débaptisée et prendra l’appellation de l’Office nationale des loyers modérés (Ohlm). A ce titre, les logements étaient attribués en location-vente pour une durée de 15 ans. Les maisons de pièces valaient 6000Fcfa, tandis que les 2 pièces des moins nantis, à 3351 FCFA avec les mêmes superficies rappelle le 2e délégué de quartier depuis 1997, El hadji Alioune Ndiaye 90 ans qui succéda à feu Sidy Dieng.

.LA PLACE DE L’ACTUELLE MOSQUEE, ETAIT UN LIEU D’OFFRANDES

Autrefois, l’emplacement de la cité était habité par les sérères-nones qui après accord avec les autorités d’alors furent relogés à l’actuel sous-quartier » Niétty Kàdd », une bande de terre située entre le quartier dit service machine -outils (Som) et celui de Grand-Thiès. Aussi, à la place actuelle de la grande mosquée des Hlm était envisagée l’érection de la grande église Marie Reine de l’Univers. Un sanctuaire où se dressait un grand baobab au pied duquel, les sérères-nones faisaient des offrandes
Aujourd’hui, avec l’usure du temps cette cité qui fit jadis la fierté de ses habitants, on peut dire qu’ elle n’est plus que l’ombre d’elle-même avec sa population dont le nombre oscille entre 15 à 20000 âmes avec 12 ménages en situation précaire, et bénéficiant de la bourse familiale. Dans le vécu des populations, tout n’est pas rose mais se elles se consolent du bon fonctionnement du réseau hydraulique mais restent malgré tout , confrontées à des problèmes de toutes sortes par exemple, les routes construites depuis 1968 n’ont jamais été réhabilitées ; l’asphalte est totalement dégradé ainsi que des nids de poule, gênent à la bonne circulation .

Sur le plan de l’éclairage public, les résidents ne sont pas totalement rassurés car, avec les pannes d’électricité récurrentes, on parle d’éclairage sporadique. Néanmoins, la sécurité est renforcée avec la proximité de la légion de gendarmerie qui dissuade les malfaiteurs, ce qui a réduit sensiblement les vols et les agressions notés de temps en temps.
Cependant, le véritable casse-tête des habitants est le manque d’assainissement et de salubrité de la cité qui se posent avec acuité. En effet, le canal de conduite des eaux de ruissellements pluviales traversant le quartier pour se déverser vers la zone d’aménagement concerté (Zac) via le quartier 10e est obstruée, du fait de riverains qui attendent la nuit pour y déverser des ordures . D’autres à défaut être connectés au réseau d’assainissement de l’Onas, y branchent clandestinement leurs puits perdus .Au niveau de l’organisation sociale un travail de sensibilisation est à faire sur le plan communautaire. Malgré la présence d’associations comme celle de la mosquée, des jeunes, au sein de » l’ASC Hlm » gagnante de plusieurs titres zonales, on remarque aussi celle des  » Yaayi Daara » qui compte une soixantaine de femmes, des marraines œuvrant pour la sauvegarde et le bien-être des petits talibés. Le fait déploré selon une certaine opinion est que ces entités gagneraient à travailler en synergie et à jouer un rôle fédérateur, pour le plus grand bien de l’intérêt général.

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