QUELLE PLACE POUR L’AFRIQUE ? : Pour le «NOUVEL» ordre ECONOMIQUE mondial ?

QUELLE PLACE POUR L’AFRIQUE ? : Pour le «NOUVEL» ordre ECONOMIQUE mondial ?

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Déclin de l’Europe, montée en force de nouvelles puissances économiques émergentes, l’ordre mondial change et il le fait rapidement. Quelle place l’Afrique peut-elle espérer trouver dans ce nouvel échiquier ? Depuis plus de 70 ans, l’économie mondiale a été rythmée par les institutions de Bretton Woods, nommément le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Dictat occidental pour certains, dictature américaine selon d’autres, la Chine pour ne pas la nommer. Et bien Pékin souhaite voir ce temps révolu !

Le géant chinois, qui dispose des plus importantes réserves monétaires de la planète avec une cagnotte qui frôle les 4000 milliards de dollars, a depuis un an affiché ouvertement ses ambitions. Banque des BRICS dotée d’un fonds initial de 50 milliards de dollars annoncé il y a 12 mois, et, en avril dernier, le «joker» chinois : la Banque de financement d’infrastructures AIIB ! Le moins que l’on puisse dire, et au grand dam de Washington, est que le projet chinois séduit largement : déjà 57 pays, dont la Grande-Bretagne et la Norvège, se sont inscrits en tant que membres fondateurs. L’initiative a même été saluée par Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale.

Pour les pays qui adhèrent, l’intérêt est clair : une multitude de débouchés en Asie ou en Afrique avec de faramineux projets dans les domaines du BTP (bâtiments et travaux publics) et de l’énergie. Et comme l’AIIB prévoit de se financer à même les marchés internationaux de capitaux, de lucratifs services financiers seront nécessaires, ce qui fait déjà rêver Londres et ses institutions bancaires. Cité par l’Agence France-Presse en Avril dernier, Christophe Destais, chercheur au Centre de recherche français sur l’économie internationale (CEPII), la Chine s’attaque ainsi directement au dictat américain qui bloque depuis 2010 une réforme du FMI que tous souhaitent.

«La Chine cherche  un exutoire à une industrie surcapacitaire, tout en poursuivant un intérêt diplomatique, qui est d’affaiblir l’influence américaine. […] En dépit des imperfections du sytème [Bretton Woods] la Chine le trouve utile. Elle a les moyens de l’influencer, pas encore de le façonner.»

Pour l’Afrique qui émerge, c’est là une excellente nouvelle. Pas tant qu’elle pèse lourd dans la nouvelle entité, mais plutôt car elle pourra en être un bénéficiaire direct. Le continent, avec sa propre banque de développement (BAD), a de moins en moins besoin du FMI ou de la BM pour financer ses projets d’infrastructures. Plusieurs nations africaines ont désormais les capacités pour lever elles-mêmes des fonds sur les marchés internationaux, ce qui change drastiquement les relations avec ces grandes institutions internationales dirigées de Washington.

Le monde change, et l’Afrique est appelée à y occuper une place grandissante. Cette nouvelle banque de développement n’est qu’un outil supplémentaire pour lui permettre de poursuivre sa forte croissance économique. Et avec cette marche, un fauteuil de plus en plus confortable dans le «nouvel» ordre économique mondial.

 

Source : Afrique Expansion

Negoce

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