août 18, 2017

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Renard: «Ne rien changer»

Renard: «Ne rien changer»

Avant de retrouver la République démocratique du Congo en demi-finale de la CAN, mercredi (20h00), Hervé Renard espère rester dans la lignée du quart face aux Fennecs (3-1) : «si on veut aller en finale, il faudra être aussi bon que contre le Cameroun ou l’Algérie.»

«Florent Ibenge, le sélectionneur de la RD Congo, a dit que vous n’étiez plus la même équipe que lors des matches de qualification. Quel est votre avis sur la RDC?
On a plus changé qu’eux mais la RDC a aussi changé. Elle a notamment un Mbokani qui est très fort. Il a marqué deux buts, pèse énormément. Ils ont des très bons joueurs offensifs, on s’en était aperçus avec le match mouvementé à Abidjan (victoire 4-3). Mais Ibenge a entièrement raison. L’explication est très simple: quand vous êtes coach, vous n’êtes pas un magicien. J’avais dix jours en septembre avec deux matches. C’est la première fois que j’ai le temps de préparer, de mettre mes idées en place, de parler, de préparer psychologiquement des joueurs.

Avoir battu l’Algérie, le favori, vous donne-t-il une pression supplémentaire?
Sur nos deux dernières prestations, on peut revenir à une meilleure position chez les parieurs mais ça ne veut pas dire grand-chose. Avant de venir, personne ne misait sur nous.?Peu de gens auraient parié que la RDC serait en demi aussi. C’est une mode de faire des pronostics mais ça ne fait pas avancer les choses: si on veut aller en finale, il faudra être aussi bon que contre le Cameroun ou l’Algérie. Ne rien changer.

«J’ai vu Bolasie à Crystal Palace contre Manchester City. Je l’ai vu faire des choses énormes, donc attention !»Parlez-vous de votre succès en 2012?avec la Zambie à vos joueurs?
Non, ce n’est pas la même équipe, pas les mêmes joueurs. Les histoires sont parfois bonnes ou mauvaises. Dans la vie, on ne change jamais des mauvaises histoires en bonnes mais on les utilise pour vous mener au succès.

Qui va faire le jeu si les deux équipes décident d’attendre?
J’aimerais revenir sur le match de l’Algérie. Quand vous avez Gervinho en face de vous, si vous jouez à 60 mètres de votre but, c’est votre problème. Quand j’ai affronté Gervinho avec la Zambie, j’avais dit à mes joueurs?que si on allait le chercher haut, on était mort. Le foot, c’est réfléchir, s’adapter à l’adversaire. Là, on a Bolasie avec la RDC.?J’ai vu Bolasie à Crystal Palace contre Manchester City. Je l’ai vu faire des choses énormes, donc attention ! Il faut s’adapter à l’adversaire, à ses qualités. Si Brahimi, vous le laissez jouer, il va donner des bons ballons à tous. Chacun fait comme il veut: si vous voulez de nombreuses passes et ne pas être efficaces, c’est votre problème. Je suis là pour utiliser la meilleure stratégie possible et pour gagner des matches.

Votre connaissance de l’Afrique vous a-t-elle aidé contre l’Algérie?
Il y avait un bon terrain donc ce n’était pas un endroit difficile pour s’adapter. Le foot, il faut bien analyser l’adversaire, essayer de le contrer le mieux possible et avoir de la réussite. J’ai joué deux fois en L1 contre Gourcuff, j’ai gagné une fois, perdu une autre. Mais j’ai énormément de respect pour ce qu’il a fait en France, c’est un très grand technicien. Et je sais qu’avec sa philosophie, il sera capable de bâtir une équipe très performante en Algérie. J’en suis persuadé.

Quelles sont vos ambitions ici?
Quand on commence un tournoi, je ne suis intéressé que par la victoire. Il n’y que ça qui me permettrait d’être satisfait.»

Hervé PENOT, à Bata
thiesinfohalf

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