août 17, 2017

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Croisement Ngoudiane « le prix du mouton varie actuellement entre 80.000 et 150.000 FCFA »

Croisement Ngoudiane « le prix du mouton varie actuellement entre 80.000 et 150.000 FCFA »

A deux semaines de la tabaski le marché de bétail du pays opère un vide total. Une situation alarmante qui a poussé votre site d’informations générales à aller à Ngoudiane, pour un reportage complet à travers les ‘’ Daarals’’, les gargotes, les vendeurs de dibi, ainsi que les vendeurs de cordes. Notre regard est frappé par de petits troupeaux dans ce grand marché de bétail de la région de Thiès. Ali NDIAYE, vendeur de moutons raconte : « nous sommes les professionnels qui travaillent dans les opérations de Tabaski depuis 20 ans, mais cette année la situation risque d’être pire car les prix du mouton varient entre 80.000 et 150.000 Frs Cfa. Mais j’espère que l’état va prendre la situation en main. » Un vendeur mauritanien, du nom de Sidy Fahd, rassure en soutenant que plus de 700.000 moutons sont attendu dans les foirails. Nos camions sont en route pour pénétrer les régions du Sénégal en vue de ravitailler le marché, car le Sénégal a besoin plus de 800.000 têtes pour satisfaire la forte demande. Nous, avec les maliens et les autres pays limitrophes, nous sommes en train de convoyer des moutons pour satisfaire tous les musulmans du Sénégal. »

Nous nous sommes rendus dans ‘’une dibiterie’’ parmi la dizaine de la place. ‘’Ngom Dibi’’ raconte : « je travaille ici depuis tout jeune. J’avais débuté par la vente de cordes à 50 Frs pièce. Actuellement je vends du ‘’dibi’’ avec des bénéfices acceptables. J’ai été formé par mon père car c’est une tradition chez nous les griots » Une jeune femme du nom de Ndèye Astou SENE gère une gargote, elle nous raconte ses activités quotidiennes qu’elle juge très rentables mais également passionnant. ‘’C’est beau de voir tout ce monde dans ce marché, dit-elle. D’aucuns vendent des cordes qui servent à attacher les moutons et d’autres guettent les clients. Chaque jour, je vends des mets pour le déjeuner et le diner et je m’en sors très bien. Nous remercions la municipalité qui a mis des points d’eau qui facilitent notre travail ‘’ Modou NDIAYE, un’’ baol-baol’’ grossiste, qui vends des cordes, demande quant à lui, à la municipalité de leur permettre de pouvoir s’installer convenablement afin mettre leurs marchandises à l’abri. J’investis chaque année 200.000 Frs Cfa, poursuit-il, pour me retrouver avec 400 à 500.000 Frs Cfa et j’emploie plus de 30 jeunes dans la vente de cordes. » Un client rencontré sur place raconte : « je demande aux chefs de familles d’acheter tôt leur mouton car, avec les prix que j’entends depuis ce matin, ça risque de flamber à tout moment. Moi qui vous parle, j’ai acheté à 120.000 Frs Cfa et j’espère pouvoir, avec 75.000 Frs Cfa en acquérir un autre ».

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